
N ouvelles archivées
Fin
de
l’année sacerdotale et ordination des femmes
Le 8 juin dernier, à la veille de trois jours de célébration
marquant la fin de l’année sacerdotale, huit représentantes
d’organisations militant pour l’ordination des femmes ont marché sur la
Place Saint-Pierre pour demander au Vatican d’ouvrir la discussion qui
pourrait permettre aux femmes de devenir prêtre. Elles ont dû quitter
les lieux et retourner en sol italien pour continuer leur manifestation
pacifique. Le groupe était constitué de femmes originaires des
États-Unis, du Canada, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne. La
marche avait été organisée par le Women's Ordination Conference.
Sources : CBS News et CNN World
Les militants pour l'ordination des femmes
manifestent à Rome
La crise concernant les abus sexuels dans le clergé alimente les dissidents catholiques qui veulent rendre la prêtrise accessible aux femmes et mettre de côté les exigences de célibat. Ils ont marché sur Rome le même mardi où les prêtres avaient été invités par Benoît XVI à converger vers le Vatican pour couronner une année de célébration de la prêtrise. Et sur un arrière-plan de crise profonde, les fidèles de l'Autriche traditionnellement catholique arrivent au premier rang dans les demandes de changement.
À Rome, ceux et celles qui désirent réformer l'Église ont exigé des changements dans la structure de l’Église dominée par les hommes; ils la jugent responsable d’avoir dissimulé l'abus sexuel de prêtres pendant des décennies et manifestent sur la place publique à la veille du rassemblement international de prêtres convoqué par Benoît XVI, rassemblement d'une durée de trois jours. Ce qui aurait dû être une année de célébration s'est transformée en une année gâchée par les révélations de centaines de nouveaux cas d'abus du clergé et l'inaction du Vatican pour déloger les prêtres pédophiles.
Les représentants d'une demi-douzaine de groupes militant pour
l’ordination des femmes ont dénoncé le rassemblement de Benoît XVI,
disant que le Vatican ne devrait pas honorer des prêtres dont certains
sont au coeur d’un scandale d'abus sexuel clérical. « Les
révélations
choquantes d'abus sexuel dans l'Église catholique à la grandeur de la
planète et sa dissimulation pendant des décennies montrent clairement
l'aberration scandaleuse qui peut être causée par une survalorisation
de la prêtrise masculine avec le célibat obligatoire » a dit
Angelica
Fromm, une représentante de Nous
sommes Église [IMWAC], un groupe de réforme né après un
scandale infâme d'abus du clergé en Autriche. Nous sommes Église est un des
nombreux groupes de réforme militant pour l'ordination de femmes et un
relâchement de l'exigence du célibat pour les prêtres dans
l’Église.
Tandis que la campagne pour l'ordination des femmes piétine, puisque la doctrine de l’Église affirme que seuls les hommes peuvent être prêtres, il y a des indications laissant croire que la tradition du célibat pour les prêtres pourrait être modifiée, mais malheureusement pas sous Benoît XVI. Le mouvement, populaire en Autriche, a un défenseur puissant en la personne de l'archevêque de Vienne, le cardinal Christoph Schoenborn - un conseiller papal qui a demandé ouvertement un examen honnête de questions comme le célibat. Un autre évêque autrichien, monseigneur Paul Iby d’Eisenstadt a aussi affirmé que les prêtres devraient décider s'ils veulent vivre le célibat et qu'il serait ouvert à l’ordination d’hommes mariés. Monseigneur Iby a aussi dit qu’on devrait éventuellement considérer l'ordination des femmes.
Des groupes en faveur de l’ordination des femmes ont tenu une brève
manifestation pacifique sur la place Saint-Pierre mardi. Environ
une douzaine de protestataires ont été empêchées par la police de
poursuivre leur route et sommées de partir. « Le Vatican est trop
heureux de fermer les yeux quand des hommes de ses rangs détruisent les
vies d'enfants et des familles, mais s’empresse d'excommunier les
femmes qui travaillent à combattre l'injustice et répondent aux besoins
de leurs communautés » a dit Erin Saiz Hanna, directrice du Women's Ordination Conference
(États-Unis).
Sources : Extrait d’un article du
journal The Seattle Times du
mardi 8 juin 2010. Lire
l'original en anglais.
Diffusé par Joanna Dixon pour le site Women can be Priests
Traduction : Pauline Jacob
Djemila
Benhabib, essayiste et auteure de « Ma
vie à contre-Coran » affirme que « Lorsque les voiles
avancent, les valeurs
démocratiques reculent et les droits des femmes avec. »
Lire
son article.

Femme
toujours engagée auprès de la jeunesse marginalisée depuis 45 ans, Madeleine Bélec ssj
fonde en 1985 à Québec le Carrefour
Jeunacte puis le Piolet
en 1992
favorisant ainsi l’ascension sociale de
plus de 1200 jeunes. Cette femme de cœur et d’engagement a dirigé
divers groupes axés sur la justice et la solidarité sociale. Le
15 avril dernier, le ministre Sam
Hamad lui remettait la médaille de
l’Assemblée nationale.

Micheline
Dumont
remporte le Grand Prix du
livre 2010 de la Ville de Sherbrooke, catégorie essai, pour son
livre
Le féminisme québécois raconté à
Camille (Remue-ménage, 2008), un récit
de l’histoire du féminisme au Québec depuis 1893 proposé à sa petite
fille Camille de 17 ans.
« Pionnière de l’histoire des femmes au Québec, Micheline Dumont a
enseigné l’histoire des femmes à l’Université de Sherbrooke de 1970 à
1999. Elle est professeure émérite de l université de Sherbrooke et
Membre de la Société royale du Canada depuis 1993.
Membre du Collectif Clio, elle a publié L'histoire des femmes au Québec
(Quinze, 1982/le Jour, 1992). Elle est aussi l’auteure de plusieurs
ouvrages, dont Les couventines (Boréal,
1986) avec Nadia Fahmy-Eid; Les
religieuses sont-elles féministes? (Bellarmin, 1995); Découvrir la
mémoire des femmes (Remue-ménage, 2001); avec Louise Toupin : La pensée
féministe au Québec (Remueménage, 2003), qui a mérité, pour le
volet
Essai, le Grand Prix du livre 2004 de la Ville de Sherbrooke; avec
Andrée Dufour : Brève histoire des
institutrices au Québec (Boréal,
2004). […]
Au cours de sa carrière, elle a aussi été active dans plusieurs
associations : elle a notamment été vice-présidente de la Société des
professeurs d histoire du Québec, présidente de l'Institut d'histoire
de l’Amérique française, membre du conseil d administration de la
Société d'histoire de Sherbrooke, présidente du Centre des femmes de
l'Estrie et membre de plusieurs regroupements féministes. »
Source : Dossier de presse «
Grand Prix du livre 2010 de la Ville de Sherbrooke. Finalistes »
Photo : Martin Blache
Soutien à
la
Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination
contre les femmes
À la suite du refus de l'Union
mondiale des organisations féminines catholiques (UMOFC)
d'apporter son soutien à la Convention
pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des
femmes (voir la lettre de
l'OMOFC à l'ONU), Femmes
et ministère
juge nécessaire et important de faire connaître sa position.
Lettre envoyée au Secrétaire général des Nations Unies version
française et version
anglaise
Les groupes qui désirent que leurs noms soient ajoutés et envoyés au
secrétaire de l’ONU peuvent nous contacter.
Notre courriel : info@femmes-ministeres.org

Jacinthe Roy, une
femme engagée en Église, nous a quittés
Jacinthe
Roy est
décédée à Montréal le 22
février 2010 des suites d’un cancer à l'âge de 55 ans. Femmes de cœur
et d’engagements multiples, elle a travaillé pendant quelques années en
pastorale paroissiale dans le diocèse de Montréal. Elle a été très
active dans la pratique et l’application des récitatifs bibliques
et s’est grandement impliquée dans la vie de l’Association étudiante de
théologie et de sciences des religions de l'Université de Montréal
[AÉTSRUM].
Comme membre du réseau
Femmes et Ministères, bien qu’elle n’ait pas
participé à nos réunions à cause de son état de santé, elle a contribué
à enrichir le site Web en participant à la numérisation et à la
correction de textes.
Nous offrons nos plus
sincères condoléances à son époux Richard Laniel,
à ses parents Solange (Doyon) et Rosario, à son frère Jean-Denis
(Geneviève Beaudry), à sa soeur Marielle et à ses nombreux parents amis.
Soutien à la
Convention
pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les
femmes
Le 26 novembre 2009, l'agence internationale
Zénit faisait
paraître sur son site des extraits d'une lettre dans laquelle, Madame
Karen M. Hurley, Présidente de l'Union mondiale
des organisations féminines catholiques (UMOFC) indique au
Secrétaire des Nations Unies que son organisme ne soutient pas la Convention pour l'élimination de toutes les formes de
discrimination à l'égard des femmes. Cette convention des
Nations Unies en vigueur depuis 1981, signée par 186 États, contribue à
l’établissement de lois qui favorisent l'amélioration de la situation
des femmes dans le monde. Aussi le Réseau Femmes et Ministères a-t-il jugé
nécessaire et important de faire connaître sa position en faisant
parvenir, à son tour, une lettre au Secrétaire général des Nations
Unies, Monsieur Ban-Ki Moon.
Voici une copie de la lettre envoyée au Secrétaire général en février,
suite aux appuis sollicités à la mi-janvier auprès d’un certain nombre
d’organismes. Une version anglaise était aussi incluse dans l’envoi.
Les deux copies, française et anglaise, ont été envoyées, le 2 mars, à
la présidente l’UMOFC, Madame Karen M. Hurley. Il nous fera plaisir de
vous communiquer leur réponse dès qu’elles nous parviendront.
Voir la version
française ou la version
anglaise.
Un
article d'Annine Parent
Dans le numéro de septembre 2009 de la revue Sentiers de foi, Annine Parent parle de L'émergence d'un monde différent.
Élisabeth
J. Lacelle honorée par l'Université Saint-Paul

Le vendredi 25 septembre 2009, lors d'un banquet dans le cadre de la rencontre annuelle de ses anciens et anciennes, l'Université Saint-Paul a honoré Élisabeth J. Lacelle ancienne de l'année 2009. Elle est la première femme théologienne diplômée de sa Faculté de théologie (1967). À cette occasion, l'Université a annoncé la création du Fonds Élisabeth Jeannine Lacelle permettant l'attribution d'un Prix d'excellence décerné chaque année à une femme francophone ou bilingue, diplômée de l'Université Saint-Paul
Merci, Élisabeth, pour votre implication dans la cause des femmes.
Une
100e docteure...
Le lundi 22
juin 2009, madame
Danielle Jodoin a soutenu une thèse en vue de l’obtention d'un Ph.D. en théologie
option études bibliques. Monsieur Alain Gignac a
été son directeur de recherche.
La thèse s’intitule : Le «sacrifice» du Christ et le «sacrifice» des
chrétiens dans la Lettre aux Romains et la Première lettre de Pierre.
Incidences herméneutiques d'une approche synchronique axée sur les
métaphores et l’intertextualité.
UNE
AUTRE PIONNIÈRE NOUS A QUITTÉES
Pauline Fournier, des Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge, est décédée à l’âge de 85 ans, au CHRTR, pavillon Ste-Marie, le 6 mai 2009.
Elle a fait partie du premier groupe de femmes du réseau Femmes et Ministères réunies par les six fondatrices en octobre 1982. Sa feuille de route est imposante. Professeure dans les pensionnats puis à l’école normale d'Amos , elle a par la suite travaillé au niveau de la pastorale d’ensemble des diocèses d’Amos et de Nicolet et comme conseillère en éducation chrétienne au secondaire dans l’Abitibi-Ouest et dans la région de Warwick. Celles qui l'ont connue garderont le souvenir d'une femme intelligente, simple, chaleureuse et entièrement dévouée pour la cause des femmes dans l'Église.
Nous offrons nos plus sincères condoléances à sa famille religieuse, à son frère René des Frères du Sacré-Cœur de Québec et à ses nombreux neveux et nièces.
UNE PIONNIÈRE NOUS A QUITTÉES
Claudette Boivin, une pionnière de Femmes et Ministères, est décédée à la suite d’un cancer, le mercredi 13 mai 2009, à l'âge de 74 ans, à sa résidence de Saint-Jovite/ Mont-Tremblant.
Nous perdons une femme engagée depuis fort longtemps pour la cause des femmes et de la justice sociale. Une femme de vision et d'action, pleine d'espérance, qui aura aimé la vie jusqu'à la fin. Claudette Boivin a surtout oeuvré dans les organismes communautaires et a travaillé au Conseil du statut de la femme. Elle a occupé le poste d'adjointe aux affaires sociales à l'Assemblée des évêques du Québec où elle a piloté les dossiers de la condition féminine.
Elle sera exposée au Salon funéraire Guay, 974, rue Vanchesteing, Mont-Tremblant le dimanche 17 mai de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures. Une célébration de la Parole aura lieu le lundi 18 mai à 11 heures en l'église de Saint-Jovite. Le salon funéraire ouvrira ses portes à 9 heures.
Nos plus sincères condoléances à toutes les personnes qui l'ont connue et aimée.
Lire le message de sympathie du réseau Femmes et Ministères par Micheline Laguë
Lire aussi un témoignage au nom des femmes en Église par Lise Baroni
Christina
Sergi Ph.D.
Christina Sergi a soutenu sa
thèse doctorale
en vue de l’obtention d'un Ph.D. en théologie pratique, le vendredi 5
décembre 2008, à la faculté de théologie et de sciences des religions
de l'Université de Montréal.
Sa thèse s’intitule : Croissance
spirituelle et
processus du devenir Soi : proposition d’un modèle d’accompagnement
spirituel à partir d’une interprétation psycho-symbolique du récit de
Jésus.
La thèse propose un modèle d’accompagnement à la croissance spirituelle
des adultes qui tient compte du changement de paradigme religieux qui
se vit actuellement en Occident. Le modèle est créé à partir d’une
interprétation psycho-symbolique du récit de Jésus et d’un cadre
théorique lié aux enjeux de la croissance spirituelle, comprenant les
apports du langage symbolique et biblique, la structure archétypale des
récits héroïques et des concepts issus de la psychologie analytique de
Jung. L’approche pluridisciplinaire présente les scènes du mythe-récit
de Jésus en tant qu’expression symbolique d’expériences-types du
processus du devenir Soi et qui servent par la suite à l’élaboration du
modèle conceptuel de croissance spirituelle ainsi qu’à la formulation
du programme d’intervention dont l’objectif principal est de favoriser
l’expérience et le déploiement de la réalité intérieure, spirituelle du
sujet et de son propre mythe-récit.
Toutes nos félicitations !
Source : Danielle Scenna, Faculté de théologie et de sciences des
religions, Université de Montréal
Rencontre
à l'Université St-Paul
à Ottawa
Les 30 octobre et 1er novembre 2008, le Centre Femmes et traditions
chrétiennes de l'Université St-Paul
a organisé une rencontre sous le thème "Femmes et ministères ordonnés".
Des témoignages et des ateliers ont permi d'approfondir la question.
Pauline Jacob y a animé un atelier intitulé "Une authentique vocation
de prètre ou de diacre chez les femmes catholiques".
Le
prix Marie-Guyart à Madame
Rolande Parrot
Madame Rolande Parrot s’est vu décerner le prix Marie-Guyart pour sa
fructueuse carrière en communication en Église lors du congrès qui
soulignait le 40e anniversaire de l’ACPC, Association canadienne des
périodiques catholiques, tenu à Loretteville les 30 et 31 octobre
dernier.
Nous tenons à féliciter Madame Parrot, une femme reconnue pour
sa rigueur intellectuelle et son professionnalisme. Cet hommage bien
mérité, nous dit combien est grand l’attachement que lui portent les
personnes avec qui elle est en lien. Connaître cette femme est vraiment
un privilège.
Félicitations Rolande, le réseau Femmes et Ministères est fier de toi.
Une
belle reconnaissance pour
Annine Parent
Annine Parent a reçu un doctorat honorifique du Collège universitaire
de théologie des dominicains à Ottawa le 26 octobre 2008. L'éloge
de Mme Parent
a été faite par Mme Sylvie Latreille,
directrice-adjointe de l'Institut de pastorale des Dominicains.
Dans son allocution
de remerciement
, Annine Parent nous partage ses convictions.
Encore une fois, toutes nos félicitations !
25
femmes au synode des évêques
à Rome
Le nombre de femmes invitées à
participer, en octobre, à l’assemblée générale du synode des Évêques
sont au nombre de 25. Parmi elles, 6 expertes et 19 auditrices. Il
s’agira de la plus haute participation féminine de toute l'histoire du
synode. Le thème de l’assemblée : « La Parole de Dieu dans la vie et
dans la mission de l’Église »
Les six expertes, dont la majorité enseigne les saintes Écritures, sont
une Française, deux Italiennes, une Américaine, une Espagnole, et une
Nigériane, soit : la religieuse américaine Sara Butler, les professeurs
de l’Université pontificale Grégorienne Núria Calduch-Benages et Bruna
Costacurta ; la sœur trappiste Germana Strola, du monastère de
Vitorchiano (en Italie), Mary Jérôme Obiorah de la congrégation du Cœur
Immaculée de Marie et Marguerite Lena de la communauté de vie consacrée
"Saint François Xavier ".
Le pape a par ailleurs nommé 19 femmes auditrice : deux africaines,
quatre d’Europe de l’est, deux américaines, trois asiatiques et huit
d’Europe de l’ouest. Parmi elles figurent entre autres Maria Voce
l'actuelle présidente des Focolari et Michelle Moran, présidente du
Conseil du renouveau charismatique, la québécoise Sr Jocelyne Huot, SFA
responsable générale des Brebis de Jésus, ainsi que plusieurs
Supérieures générales ayant leur siège à Rome comme Louise Madore,
FdlS, présidente de l’union internationale des supérieures générale.
Octobre 2008
Sylvie
Paquette Ph.D.
Sylvie Paquette a soutenu sa
thèse doctorale
en vue de l’obtention d’un Ph.D. en théologie, option études bibliques,
le vendredi 26 septembre 2008, à la faculté de théologie et de sciences
des religions de l’Université de Montréal
Sa thèse s’intitule : Les femmes
disciples dans l’évangile de Luc —
Critique de la rédaction.
Elle cherche à démontrer que Luc, dans son évangile, a présenté les
femmes du mouvement Jésus comme des disciples à part entière. L’analyse
de quatre textes-clés (Lc 8, l-3; 23, 49; 23, 55 — 24, 11; 10, 38-42) à
l’aide de la critique de la rédaction, éclairée des approches
sociocritiques, montre que Luc valorise l’engagement de ces femmes
disciples, tout en pavant la voie au rôle important que d’autres
joueront au sein de l’Église primitive et de sa propre communauté. Il
annonce ainsi dans son évangile ce qui se déploiera dans les Actes.
Mais en même temps, l’évangéliste prend soin, dans sa rédaction, de
respecter les limites de son milieu quant à la place et au rôle des
femmes dans la sphère publique afin de ne pas compromettre la
transmission de l’Évangile. Cette analyse permet une réhabilitation de
Luc comme auteur favorable aux femmes, tout en démontrant que l’exégèse
féministe s’enrichit en prenant sérieusement en compte, à la fois la
théologie d’ensemble d’un auteur biblique, de même que les dynamiques
sociales ayant entouré la rédaction de son oeuvre.
Toutes nos félicitations !
Source: Danielle Scenna
Faculté de théologie et de sciences des religions, Université de
Montréal
«
Diocèse de Chicoutimi : un nouveau ministère
À la suite de diverses consultations, l’évêque de Chicoutimi, Mgr André
Rivest, a annoncé la création d’un nouveau ministère : celui de
délégué(e) de l’évêque. Deux personnes, non prêtres, serviront
dorénavant, plus particulièrement mais non exclusivement, chacune des
deux régions pastorales de ce diocèse. Elles participeront, à demi
temps, à l’exercice de la charge épiscopale. Elles auront mission
d’assurer un lien de proximité entre soit la région pastorale du Lac
Saint-Jean, soit la région pastorale du Saguenay, et l’évêque.
Mgr Rivest a annoncé l’entrée en fonction immédiate au service, de
personne « déléguée de l’évêque », de Monique Tremblay, agente de
pastorale laïque, pour la région du Lac Saint-Jean et de Monsieur
Raymond-Marie Laprise, diacre permanent, pour la région du Saguenay.
« L’appauvrissement de nos ressources en personnel pastoral, la pénurie
de prêtres en particulier, incite à la recherche de ministères
nouveaux. Il faut répondre autrement aux besoins de notre Église
diocésaine, en fidélité avec le droit ecclésial et la nature propre à
chaque ministère. » a souligné Mgr Rivest.
Mai 2008
«
Quand l’art s’exprime » - Art et santé mentale
L’exposition Quand l’art
s’exprime, s’est
déroulée au Moulin des Jésuites dans l’arrondissement Charlesbourg à
Québec en avril dernier. L’événement se déroulait sous la présidence de
Denise Pageau, psychologue à la retraite,
Quand l’art s’exprime procure à des personnes ayant vécu des problèmes
de santé mentale un lieu d’expression et d’extériorisation. La thérapie
par l’art permet à ces personnes d’entrer en contact avec leur être
profond, de découvrir la beauté qu’il recèle et de se réconcilier avec
elles-mêmes. Denise Pageau nous dit : « L’art leur permet de prendre
leur place dans la société, tu n’es plus un grand malade, mais un
artiste à part entière. Ça change complètement leur vision de la vie »
Des femmes du Réseau Femmes et Ministères se sont rendues au Moulin des
Jésuites. Elles ont été impressionnées par la diversité des œuvres et
par leur qualité artistique. Elles applaudissent à cette œuvre
bienfaisante qui conduit les personnes au cœur de leur être et les rend
fières de ce qu’elles peuvent accomplir. Elles disent bravo à Denise,
une membre du réseau, pour son implication de premier plan au sein de
cette organisation.
La
laïcité, un vivre ensemble dans une société pluraliste.
Journée de formation organisée
par l’ARPF
Le 3 mai 2008, l’Association des religieuses pour la promotion des
femmes (ARPF) organisait au Cap-de-la-Madeleine, une journée de
formation sous le thème La laïcité, un vivre ensemble dans une société
pluraliste.
Madame Micheline Milot, sociologue des religions et professeur au
département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal,
agissait comme personne ressource.
Après avoir expliquer les quatre principes que sous-tend la laïcité
soient deux principes de droit : 1) La liberté de conscience
et de
religion, 2) l’égalité et la non discrimination,
et deux principes
opératoires : 1) la neutralité de l’État,
2) la séparation de l’État et
des confessions, Madame Milot a traité des facteurs historiques
d’émergence et des différents modèles de laïcité d’une société à
l’autre selon l’histoire et le contexte particulier. Par la suite, à
l’aide de cas concrets, Madame Milot a expliqué à quoi s’applique la
neutralité, ses exigences, ses facteurs limitatifs pour finalement
nommer les éléments à prendre en considération pour que la visée de
pacification devienne réalité. Madame Milot a définit ainsi la laïcité
: L’aménagement du politique (jamais définitif) en vertu duquel la
liberté de conscience et de religion se trouve garantie aux citoyens et
citoyennes par un état neutre à l’égard des différentes conceptions de
la vie qui coexistent dans la société et ce conformément à une volonté
d’égalité pour tous et toutes.
Merci à l’Association des religieuses pour la promotion des femmes qui
a permis à d’autres organisations de femmes de profiter de cette
journée riche en prises de conscience et en connaissances. Une centaine
de femmes ont pu partager et créer des liens en toute solidarité.
Communications
et Société rend
hommage à Rolande Parrot de l'AÉCQ
Lors de la 33e assemblée générale de Communication et Société, une
femme très engagée dans l'Église du Québec a été honorée. En effet, le
8 mai 2008, Rolande Parrot s’est vue offrir un hommage pour l’ensemble
de son travail au sein du monde des Communications. Appréciée pour sa
rigueur intellectuelle et son professionnalisme, Rolande a su faire des
communications un moyen privilégié pour transmettre les valeurs qui lui
tiennent à cœur.
Communication et Société est l’organisme qui est mandaté officiellement
par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CÉCC) pour agir
comme " office catholique des communications sociales " pour le Canada
français.
Deux
Québécoises honorées par la Faculté de théologie de l’Université de
Montréal
Par Gisèle Turcot,
sbc, heureuse
témoin de l’événement.
Le mercredi 30 avril 2008, Jeanne
Lemire,
FSP, directrice de la Libraire Paulines à Montréal, et Marie-Andrée
Roy, professeure au Département des Sciences religieuses de l’UQAM, ont
reçu le titre de «Grande Diplômée» de la Faculté de théologie de
l’Université de Montréal, aux côtés d’une dizaine d’anciens étudiants.
A propos de Jeanne Lemire, on a souligné son engagement personnel et
passionné en pastorale, son intérêt pour l’évolution de la question
religieuse, et louangé le sens de l’innovation dont témoigne la
Librairie Paulines, devenue un lieu de rencontres, détente et animation
: plus qu’une librairie, toujours sous la responsabilité des Filles de
Saint-Paul. On aurait pu mentionner également sa participation au
réseau Femmes et Ministères, dont elle a été pendant plusieurs années
la trésorière fort appréciée.
La sociologue Marie-Andrée Roy a reçu cet hommage principalement en
raison de ses recherches et publications en études féministes, sans
oublier le rôle qu’elle joue dans la collective L’Autre Parole, depuis
sa fondation en 1976.
L’événement couronnait un colloque tenu ce même jour pour souligner le
40e anniversaire de la création de cette institution à l’Université de
Montréal. Le doyen de la faculté, Jean Duhaime, a rappelé la mission
spécifique de l’enseignement de la théologie auprès d’autres
disciplines. Pour couronner le tout, Jean-Louis D’Aragon, s.j.,
professeur émérite, a fait remarquer que toutes les sciences sont
désormais confrontées à des limites, invitées à l’humilité. « En somme,
disait-il, le mot ABSOLU devrait disparaître de notre
vocabulaire.»
Site du Réseau Femmes et Ministères
- www.femmes-ministeres.org
Consulté
le