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Quand nous rêvons à l’Église du troisième millénaire, nous voulons :
            
o    Une Église du cœur et non du Code canonique romain, une Église où l’on se préoccupe de l’humain, où l’on place les personnes en priorité. N’est-ce pas là l’Église-communion souhaitée par Vatican II.

o    Une Église de non-exclusion des personnes qu’elles soient femmes ou hommes, instruites ou non-instruites, riches ou pauvres.

o    Une Église où tout le potentiel des femmes et des hommes est mis à profit pour la construction d’une Église égalitaire qui tient compte des charismes et des talents de ses membres. Une Église où la vie prime sur les rites et la tradition, où l’on célèbre à la couleur des gens des milieux, selon les événements vécus non uniquement au rythme du Prions en Église.

o   Une Église qui accepte les petites communautés où les gens se rassemblent pour célébrer la vie.

o   Une Église dépouillée de son faste et de ses ornements, une Église collée à la vie des plus humbles comme des mieux nantis.

o   Une Église où la théologie de l’Incarnation se manifeste dans les rencontres, les formations ou les célébrations qu’elle propose.

o   Une Église qui a perdu son triomphalisme et qui se sait et se dit fragile, qui donne à chaque personne la place d’enfant de Dieu comme l’a voulu Jésus; une Église où la bonne nouvelle qu’elle proclame est empreinte de compassion et du désir que toute personne soit debout dans sa dignité.

o   Une Église où des femmes et des hommes cherchent ensemble, comme les premiers chrétiens; où des femmes et des hommes qui, libérés de toutes leurs peurs, élaborent ensemble des projets pour construire un Royaume selon l’Évangile.

o   Une Église de disciples égaux où la femme est partenaire active dans une Église-communion. Une Église où les clercs sont convaincus que l’Esprit se manifeste dans toutes les personnes et que tous les baptisés, femmes ou hommes, sont également responsables de transmettre la bonne nouvelle du Christ ressuscité.

o   Une Église attentive aux besoins du monde, aux réalités du Peuple de Dieu qui se donne les moyens pour répondre à ses besoins en prenant en considération les appels adressés par Dieu.

o   Une Église qui accepte de reconnaître aux femmes le droit, la possibilité d’occuper toutes les fonctions actuellement réservées aux hommes. L’Église institution doit reconnaître qu’elle a fait fausse route en refusant les demandes légitimes des femmes qui désirent s’impliquer dans la vie de leur communauté.

o   Une Église qui ouvre aux femmes tous les ministères sans aucune restriction ou exception.

o   Une Église où la liberté de parole est présente, une Église de sollicitude et de vérité.

o   Une Église ouverte sur le monde, préoccupée de la vie des hommes et des femmes d’aujourd’hui dans leur culture propre, une Église annonciatrice de libération.

o   Une Église de pardon, de compassion et de miséricorde, une Église de justice et de paix, une Église collée à l’Évangile.

o   Une Église humble, dépouillée, proche des pauvres, des démunis, des souffrants. Une Église qui n’exclut personne et qui est à l’écoute des souffrances humaines.

o   Une Église qui lutte contre le paternalisme, la violence, le sexisme, les inégalités sociales, la centralisation du pouvoir et tout ce qui détruit la personne humaine.

o   Une Église qui donne la primauté à la vie des gens, ici et maintenant, selon leur culture propre afin que les gens se reconnaissent dans les assemblées et les célébrations.

o   Une Église où la collégialité n’est pas qu’un souhait et où la coresponsabilité n’est pas qu’un mot mais une réalité.




Site du Réseau Femmes et Ministères - www.femmes-ministeres.org
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