Une centaine de femmes engagées en Église se sont réunies à Montréal,
« le temps d’une prise de parole », le samedi 29 mars 2003.
En réponse à
l’invitation du Réseau Femmes et Ministères, elles clôturaient ainsi la
deuxième phase du Projet Virage.
Cette rencontre s’inscrivait dans un mouvement de concertation pour en
arriver à une prise de parole. L’animatrice de la journée, Mme
Louise-Andrée Poitras, a présenté une synthèse des rêves et des pistes
d’action recueillis dans les rencontres-salons autour de La
vingt-cinquième heure pour l’Église. Dans la Déclaration adoptée en fin
de journée, les femmes continuent de dénoncer dans l’Église la
structure pyramidale, le pouvoir centralisateur, le discours officiel
sur la non-accession des femmes aux ministères ordonnés, les pratiques
inégalitaires, les multiples exclusions. Elles veulent bâtir une Église
libératrice, une communauté de disciples égaux, où les femmes et les
hommes travaillent en partenariat. Elles s’engagent à prendre la
parole, à dénoncer toute forme de violence ou d’injustice, à vivre des
alternatives et à développer des solidarités entre elles.
Selon Carolyn Sharp, les femmes vivent des déceptions, de la colère
mais aussi des actes de courage et des élans d’espérance inédits.
Signes des temps dans l’impasse! L’expérience du pouvoir des femmes et
des disciples égales et égaux dans une communauté est relue à la
lumière des figures bibliques. Les femmes sont invitées à pratiquer
l’analyse de genre, une éthique de la sollicitude, une parole libre et
dérangeante. Sur la route d’Emmaüs, nous discernons avec l’Ami : sur la
table il y a du pain, des célébrations, des prises de conscience qui
viendront à bout de l’indifférence. Jusqu’où sommes-nous prêtes à aller ?
Site du Réseau Femmes et Ministères
- www.femmes-ministeres.org
Consulté
le