Nous, femmes engagées en Église,
disciples de Jésus Christ,
Nous persistons à
dénoncer :
o le pouvoir
centralisateur du Vatican tel qu’exercé actuellement dans l’Église;
o le fait que, dans la société, les femmes sont
inscrites dans une culture patriarcale renforcée en Église par une
culture cléricale; il en découle donc le non-accès au pouvoir, la
discrimination, le langage théologique et liturgique marquant
l’exclusion;
o les justifications théologiques du discours
officiel de l’Église pour maintenir la non-accession des femmes aux
ministères ordonnés;
o les pratiques d’inégalité entre les hommes et les
femmes à tous les niveaux de la structure ecclésiale;
o les pratiques ecclésiales qui déforment le message
évangélique en excluant certains groupes de personnes.
Nous
voulons :
o une Église
libératrice, ouverte sur le monde, qui donne plus d’importance aux
personnes qu’aux rites, lois, disciplines, coutumes;
o une Église où hommes et femmes travaillent ensemble
à la proclamation de l’Évangile;
o une Église, communauté de foi, qui reconnaît
l’appel des femmes à toutes les formes de ministères dont les
ministères ordonnés.
Nous
affirmons :
o que notre Église
doit être une Église du cœur où la priorité est accordée aux humains;
o que dans notre Église, toute personne doit être
reconnue pour ses talents, ses charismes, sans distinction de rôle et
de fonction;
o que seul le baptême détermine notre appartenance à
l’Église car, comme le dit Paul : « Il n’y a plus ni Juif, ni
Grec; il
n’y a plus ni esclave, ni homme libre; il n’y a plus l’homme et la
femme; car tous, vous n’êtes qu’un en Jésus-Christ. » (Ga 3, 28)
Nous nous
engageons :
o à conscientiser nos
communautés à un vrai partenariat femmes /hommes en Église;
o à utiliser le langage inclusif;
o à assumer une prise de parole significative dans la
vie ecclésiale et liturgique;
o à dénoncer toute forme de violence à l’intérieur de
notre Église;
o à réagir à toute forme d’injustice dans nos
communautés;
o à promouvoir un modèle organisationnel qui soutient
l’exercice du pouvoir décisionnel des femmes dans les équipes de
travail à tous les niveaux de l’institution;
o à développer des solidarités avec les agentes et
les agents de changement dans l’Église;
o à créer et à maintenir des lieux de soutien
et de partage entre femmes engagées en Église;
o à promouvoir et à soutenir la formation de petites
communautés permettant la mise en place d’alternatives d’appartenance.
Site du Réseau Femmes et Ministères
- www.femmes-ministeres.org
Consulté
le