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                                          Le réseau Femmes et Ministères travaille
                   à la reconnaissance de tous les ministères exercés par des femmes                         
                                      dans une Église dynamique et missionnaire. 
  

Jeune, je fus fascinée par l’histoire de Jésus que je retrouvais dans mes cahiers à colorier. Plus grande, je trouvai une « histoire Sainte » dans un tiroir de la commode de ma mère. Je l’ai lue d’un bout à l’autre et j’y découvris des valeurs qui m’émouvaient. Je me sentais invitée à être à la suite de Jésus Christ. Lorsque je « marchai au catéchisme » comme on disait, le vicaire fut surpris de voir ma connaissance de l’histoire de Jésus. Jésus m’enchantait.

Quand j’allais à la messe avec mes parents, j’allais toujours communier même si les autres de la famille ne le faisaient pas car ils avaient déjeuné, n’étant pas à jeun depuis minuit… Oui, je vivais une intimité particulière avec le Seigneur…..

Sans vous raconter toute ma vie, je dois vous dire que j’appris vite à mettre une croix sur la possibilité de devenir prêtre, sauf que des circonstances m’amenèrent à étudier en théologie et à travailler en pastorale paroissiale. Ces années furent pour moi remplies d’émerveillement devant la Vie qui jaillissait à travers les rencontres que je faisais. J’étais en admiration devant l’agir de Dieu dans la vie des personnes et dans le cheminement de la communauté chrétienne.

Et les années passent…. Je réfléchis à mon vécu antérieur : il me semble que j’étais appelée à la prêtrise. Pourquoi?

Parce que j’ai senti un appel intérieur très fort en ce sens.
Parce que lorsque je fus au travail en pastorale paroissiale, des gens de la communauté chrétienne me le confirmèrent ainsi que des gens du diocèse qui eurent à évaluer mon travail pastoral.
Parce que dans ma vie, ce fut le travail le plus épanouissant que j’aie vécu.
Parce que même si je suis heureuse là où je suis, je me rends compte que j’aurais été plus à l’aise d’être prêtre travaillant avec les gens d’une communauté chrétienne.

Présentement, je réfléchis sur comment l’église hiérarchique est exigeante pour ses prêtres, et je me dis qu’il est préférable pour moi de travailler en dehors de ce bateau…. Car il me semble que c’est loin de l’Évangile, cet activisme que l’on demande aux prêtres avec la multiplication des paroisses et le peu de contact avec les personnes de leurs milieux. Pour faire Eucharistie ensemble, il est important de vivre quelque chose de signifiant. L’Eucharistie se vit dans le quotidien avant de se partager dans un repas….. Et l’Évangile se vit au quotidien de nos rencontres… Il est important de connaître les gens avec qui on travaille et pour qui on travaille.

Je continue d’être partie prenante de cette Église qui vit des pauvretés. Je continue à croire que les femmes sont des baptisées à part entière et que certaines d’entre elles sont appelées au sacerdoce. Je ne suis pas certaine que la façon d’exercer actuellement le sacerdoce correspond toujours à ce que les femmes souhaiteraient vivre….

J’admire les prêtres qui continuent à chercher Dieu à travers la Parole et l’Eucharistie. Nous sommes en quête de sens dans notre monde et l’Évangile vient répondre à cette quête, selon moi. La Vie importe.

Je ne serai jamais prêtre ordonnée…. Seulement, je corresponds le plus possible à l’invitation intérieure que Dieu/e me fait.

février 2008


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