La question de l’ordination des femmes est davantage sur la place publique depuis les années 1960 dans la foulée du concile Vatican II. Des groupes sont très actifs pour la faire évoluer. Le plus ancien et le plus imposant groupe est né aux États-Unis en 1975. Il s’agit du Women’s Ordination Conference [WOC], fondé à la suite d’un congrès ayant permis à près de 2000 personnes d’exprimer leur point de vue sur la vocation des femmes à la prêtrise.
En Europe, la question du renouvellement de l'Église catholique romaine selon l'esprit de Vatican II préoccupait les chrétiens et les chrétiennes. En 1996, deux événements importants se sont déroulés à quatre mois d’intervalle : en juillet, le Premier synode européen des femmes qui réunit 84 participantes à Gmunden en Autriche et en novembre, la fondation du vaste réseau International Movement We Are Church [IMWAC] réunissant les responsables de 12 organisations nationales. Ce réseau prône explicitement la reconnaissance de droits égaux pour les femmes dans l’Église dont l’admissibilité sans aucune restriction à tous les ministères ecclésiaux. Dans cet esprit, les mouvements pour l’ordination des femmes ont voulu se solidariser. Ils ont formé le Women’s Ordination Worldwide [WOW]. On a alors choisi des moments du calendrier liturgique pour évoquer, sur une base annuelle, les ministères des femmes. Pour certains, Marie est considérée comme la première prêtre parce qu’elle a donné Jésus Christ au monde. Le 25 mars, fête de l’Annonciation, fête du oui de Marie à l’appel de Dieu, devient jour de prière pour l’ordination des femmes. Le 29 avril, fête de Catherine de Sienne, est choisi comme jour de prière pour l’ouverture au diaconat pour les femmes et le 22 juillet, fête de Marie-Madeleine, jour de célébration de l’apôtre des apôtres.
Depuis cette année-là, des groupes se mobilisent à la grandeur de la planète autour du 25 mars. Plusieurs groupes portent, lors de ces célébrations l’étole violette, symbole reconnu par WOW de cet appel à la transformation de notre institution sur cette question de l’ordination des femmes. Au Québec, cette journée de prière était peu ou pas connue jusqu’à tout récemment, sauf dans le groupes anglophones.
25 mars 2011
Site du Réseau Femmes et Ministères
- www.femmes-ministeres.org
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