C’est dans une
volonté réparatrice que, le 19 avril
1990, les évêques du Québec ont tenu à célébrer le
cinquantième anniversaire de l'obtention du droit de vote des
Québécoise. Il faisait ainsi mémoire de la longue opposition
qu'avait
manifestée l'épiscopat à l'attribution de ce droit aux femmes. Les
évêques ont d'abord rendu hommage à cinquante femmes qui se sont
illustrées en divers domaines tels que la politique, le syndicalisme,
les arts, la théologie, la pastorale, les communications, l’engagement
social…
Lors d’une célébration présidée conjointement par madame Hélène
Pelletier Baillargeon, écrivaine et Mgr Gilles Ouellet, président de
l’Assemblée des évêques du Québec et à laquelle participait 1000
femmes, Mgr Ouellet a mis en lumière le long chemin parcouru par les
femmes depuis les débuts de la colonie jusqu’à nos jours; il a aussi
incité tous les croyants à reconnaître l’Esprit à l’œuvre dans le
mouvement d’affirmation des femmes qui caractérise notre époque.
Voici le texte de son allocution.
Des résistances... aux alliances
Le 50e anniversaire du droit de vote des femmes au Québec
- par Mgr Gilles Ouellet
L'épiscopat du Québec veut, en cette année qui marque le cinquantième
anniversaire de l'obtention du droit de vote des femmes au Québec,
célébrer, dans une rencontre amicale et festive, cet événement
historique qui a reconnu aux Québécoises leur plein droit de
citoyennes. Cette fête aura aussi, disons-le, une dimension réparatrice
puisqu'en ce temps-là, l'épiscopat et le gouvernement avaient manifesté
une longue opposition à l'attribution de ce droit. L'épiscopat veut
donc aujourd'hui, à cinquante ans de distance, fêter cette bonne
législation et reconnaître, avec tous ses concitoyens et ses
concitoyennes, les réels progrès auxquels elle a ouvert la voie. Les
évêques veulent célébrer cet acquis législatif avec toutes les femmes :
avec celles qui demeurent discrètes et anonymes dans la foule, comme
avec les représentantes de l'Assemblée nationale, des associations, des
conseils, des mouvements, des communautés qui font entendre la voix
collective des femmes.
Dans nos existences, les anniversaires et les fêtes sont des moments
privilégiés où l'on récapitule sa vie pour se la raconter. On se
remémore ses souvenirs, heureux et malheureux, ses échecs et ses
réalisations, ses joies et ses peines. On parle des disparues. On
conforte ses fidélités. On revit ses craintes et ses espoirs. On
partage ses inquiétudes présentes, on élabore de nouveaux projets. Mais
pourquoi s'attarder sur le sens de la fête; les femmes savent bien de
quoi les fêtes sont faites ! Elles ont si souvent imaginé et préparé
les nôtres!
PARTENAIRES DE LA PREMIÈRE HEURE
Depuis l'établissement périlleux de la Nouvelle-France jusqu'au
prodigieux essor du Québec contemporain, les femmes, en effet, ont été
présentes et actives. Elles ont été, dès la première heure, partenaires
de l'entreprise de colonisation française en Amérique.
Elles ont fondé nos tout premiers établissements de santé, d'éducation
et de charité. Elles participent aujourd'hui pleinement à notre force
économique et politique ainsi qu'à notre progrès intellectuel et
social. Elles sont devenues les indispensables partenaires de notre
projet collectif. Aujourd'hui comme hier, et dans la ligne de notre
modèle pionnier d'origine, leurs noms évoquent courage, ténacité,
créativité.
Ce courage, disons-le, n'a pas toujours été reconnu. Cette ténacité et
cette créativité ont parfois même été tenues pour suspectes. Le nom de
ces femmes a trop souvent été oblitéré. Leurs projets récupérés par une
historiographie trop exclusivement masculine.
Des noms à se remémorer
Une célébration comme celle d'aujourd'hui devrait nous permettre de
remettre en lumière le chemin parcouru par quelques-unes de nos mères,
de nos sœurs et de nos compagnes dont les noms sont demeurés vivants
dans notre mémoire collective. En nous remémorant certains noms, nous
en ferons surgir d'autres de l'ombre. Nous prendrons une plus juste
mesure d'un labeur demeuré trop longtemps obscur, parce qu'accompli
alors sous le signe du voile ou de la maternité.
Elles se sont appelées d'abord Madame de la Peltrie, Marie Guyart de
l'Incarnation, Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys, Marguerite de la
Jemmerais d'Youville, Émilie Tavernier-Gamelin, Rosalie Cadron-Jetté,
Esther Blondin, Eulalie Durocher. Elles se sont nommées ensuite
Joséphine Marchand-Dandurand, Mère Sainte-Anne-Marie, Marie
Lacoste-Gérin-Lajoie, Laure Gaudreault, Yvette Charpentier, Idola
Saint-Jean, Thérèse Casgrain. Il est impossible, aujourd'hui, de
décliner tous leurs noms. Tant elles sont devenues légion. Tant elles
sont nombreuses dans le champ social et pastoral où elles ne cessent de
nous interpeller au nom d'une société plus égalitaire, plus juste et
plus chaleureuse.
Ces femmes n'ont pas toujours été reconnues à leur heure. Leurs
innovations, souvent directement inspirées par l'Évangile, n'ont pas
toujours été accueillies avec ouverture. Parfois même, elles ont été
freinées par la méfiance et les préjugés de leurs chefs politiques et
religieux. Qui dira les souffrances d'une Marguerite Bourgeoys,
désireuse d'apporter l'éducation aux Amérindiennes nomades, et à
laquelle Mgr de Saint-Vallier s'est longtemps obstiné à vouloir imposer
le voile et la clôture ? Celles d'une Marie Lacoste-Gérin-Lajoie,
militante engagée de la cause nationale et ecclésiale, mais à laquelle
ses chefs spirituels retirèrent leur soutien, dès qu'elle prétendit
vouloir élargir à la sphère politique l'action des membres de la
Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.
DE L’ÉCHEC À LA VICTOIRE
La Parole est libératrice. Ce mauvais souvenir de l'échec de Marie
Lacoste-Gérin-Lajoie en 1922, échec dont l'heureuse législation de 1940
n'a pas réussi à effacer les traces douloureuses dans la conscience des
femmes, il faut aussi, avant le souvenir de la victoire, se le
remémorer ensemble.
Il faut en tirer des leçons pour les temps présents. Car, pas
plus aujourd'hui qu'hier, il ne suffit de parler de l'égalité pour la
faire advenir. Pas plus aujourd'hui qu'hier, il n'est aisé, pour ceux
et celles qui se réclament de l'Évangile, de s'élever au-dessus de
leurs réflexes socio-culturels et de dominer leurs conditionnements
historiques. Le prophétisme, pourtant, est à ce prix.
La résistance au changement
Ce qu'en effet les femmes ont d'abord retenu du jeu de ces réflexes et
de ces conditionnements historico-culturels, c'est que la cause
brûlante du vote des femmes, au XIXe siècle et à l'orée du XXe siècle,
a progressé plus efficacement et plus rapidement dans les sociétés
anglo-saxonnes et protestantes que dans les sociétés latines,
françaises et catholiques. Autour de 1922, l'observation s'avérait
exacte aussi bien en Europe, aux États-Unis qu'au Canada où, isolée en
la matière, la province de Québec s'obstinait encore à faire cavalier
seul. Aune époque où la théologie catholique identifiait encore la
liberté de conscience à une dangereuse dérive protestante et où l'idée
même du rapprochement œcuménique eut déclenché plus de méfiance que de
sympathie, la société québécoise et son épiscopat se sont donc
confortés mutuellement dans leur conservatisme. Dans une résistance au
changement, que semblait alors justifier la conviction profonde de leur
rôle messianique en Amérique du Nord, Henri Bourassa, tout comme les
évêques du Québec, étaient convaincus d'être les seuls à avoir le pas.
En stigmatisant le féminisme, ils étaient persuadés de dénoncer une
hérésie dangereuse. Et d'autant plus redoutable qu'elle se propageait
comme une traînée de poudre dans tout l'Occident chrétien. Ni les uns
ni les autres ne pouvaient donc voir, comme nous le voyons aujourd'hui
avec le recul historique, que c'est le refus du changement et de la
modernité qui était, en dernier recours, au cœur de leur opposition.
La victoire de 1940
Comme la célébration d'aujourd'hui le rappelle, c'est en 1940 que le
Gouvernement du Québec, dirigé alors par Adélard Godbout, se rend enfin
aux arguments des femmes. Thérèse Casgrain et Idola Saint-Jean ont
repris la succession de Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, de Mesdames Walter
Lyman, Carrie Derrick et tant d'autres, à la tête du mouvement
suffragiste. Leur longue patience reçoit enfin sa récompense le 25
avril 1940. Mais l'on sent bien, aux commentaires réservés de
l’épiscopat, que le féminisme victorieux de ces pionnières est loin
d'être encore reconnu par l'Église comme une force positive de
changement social. Les chefs spirituels ont certes renoncé à jouer du
frein, mais ils sont encore loin d'être passés à l'accélérateur ! À
l'heure des grandes républiques laïques d'Europe, la méfiance des chefs
spirituels concerne tout autant le libre jeu de la démocratie que
l'influence sociale du féminisme. Témoin de l'inexorable déclin des
monarchies, l'Église d'alors se cabre encore contre cet esprit nouveau
que Vatican II, vingt ans plus tard, saluera sous les noms nouvellement
réhabilités de « peuple » et de « communauté ».
UN RATTRAPPAGE SANS PRÉCÉDENT
Les historiens de demain mesureront, mieux encore
que nous ne pouvons
le faire aujourd'hui, l'énorme impact qu'aura eu, sur la société
québécoise, la coïncidence, vingt ans après, de deux événements majeurs
: l'annonce, à Rome en 1960, de la convocation du Concile Vatican II et
le début, au Québec, de la Révolution tranquille dont l'arrivée au
pouvoir du gouvernement Lesage constitua le détonateur.
Pour les femmes du Québec, ces deux événements conjugués déclencheront
tout un train de mesures novatrices dont le droit de vote n'avait pu,
en deux décennies, assurer seul l'avènement. Dans cette mouvance rapide
et parallèle, qui dotait le Québec et son
Église de structures nouvelles, les Québécoises allaient effectuer un
rattrapage sans précédent dans leur histoire.
La Seconde Guerre mondiale avait consacré leur présence sur le marché
du travail. La réforme structurelle qui allait suivre la création du
ministère de l'Éducation, en 1964, abolira dans les textes (sinon
toujours dans les faits) la discrimination institutionnelle, éducative,
financière et idéologique qui avait si longtemps caractérisé la
formation des filles. Un à un, tous les secteurs professionnels
jusqu'alors exclusivement masculins vont s'ouvrir, sous la pression des
femmes désireuses de s'y insérer à leur tour.
Les femmes dans l'Église
Dans l'Église du Québec, une évolution parallèle va s'amorcer. Avec sa
nouvelle constitution sur l'Église, Vatican II est appelé à redéfinir
de façon radicale le rôle et la place des laïques. La nouvelle notion
d'Église « peuple de Dieu » va se substituer (encore dans les
textes
sinon toujours dans les faits) à la vision traditionnelle et pyramidale
de l'Église. Doublement tenues à l'écart comme laïques et comme femmes,
les militantes catholiques ont à effectuer, là aussi, d'énormes
rattrapages. Inspirées par la Révolution tranquille, les Québécoises
vont mettre les bouchées doubles pour relever l'immense défi d'aider la
foi à se porter à la rencontre d'une culture happée par la modernité et
qui se transforme profondément sous leurs yeux.
Dans l'Église du Québec, des femmes seront donc progressivement
appelées à exercer des tâches jusque-là réservées aux prêtres, dans
l'éducation de la foi comme en pastorale familiale, sociale et
missionnaire. Certaines d'entre elles participent aujourd'hui, dans les
séminaires, à la formation des futurs prêtres et des diacres
permanents. Au cours des années, d'autres assumeront des fonctions
inédites : au secrétariat général de l'épiscopat, dans la
préparation
des synodes romains à titre d'expertes, à la direction de la pastorale
de certains diocèses ou comme chancelières. Les évêques de 1940
n'avaient certes pas prévu l'ampleur des responsabilités qui sont
maintenant confiées aux femmes ! Et pourtant, que de chemin encore à
parcourir...
Les femmes théologiennes
Comme dans la société civile, c'est l'éducation et la formation qui
constipent le fer de lance des changements que l'on peut observer dans
l'Église pour l'avancement des femmes. Dans nos facultés de théologie,
62 % des étudiants sont aujourd'hui des étudiantes. Des femmes résolues
qui, demain, voudront répéter, dans les champs pastoral et théologique,
le modèle de partenariat qu'elles vivent présentement avec leurs
collègues masculins. Ces théologiennes fondent leur démarche sur les
recherches bibliques récentes qui nous font progressivement découvrir à
quel point le message libérateur du Christ s'adresse à tous, sans
considération des différences sexuelles, raciales et culturelles (Ga 3,
28).
Ces nouvelles théologiennes se sentent aujourd'hui particulièrement
interpellées par l'évolution opérée, dans la société civile, par la
modernisation des codes et des lois qui régissent le mariage, la
famille et la fécondité.
Désormais, l'épouse n'est plus considérée comme une mineure, la mère
n'est plus contrainte aux maternités répétées et non désirées, la
procréation n'est plus regardée comme l'unique fonction de la
sexualité, la violence conjugale est de moins en moins tolérée.
Enfin, il suffit d'ouvrir les yeux pour constater le caractère
multiforme que prend !a famille moderne et l'amenuisement de la
frontière qui sépare, aujourd'hui, la vie privée des femmes et la
sphère publique où elles ont progressivement fait leur entrée.
Les femmes, sujet d'études
Au niveau universitaire, les femmes sont également devenues elles-mêmes
sujet d'études scientifiques, grâce aux travaux de leurs historiennes,
de leurs sociologues, de leurs juristes. Leurs théologiennes ne
pouvaient donc qu'emboîter le pas dans cette vaste réinterprétation, au
féminin, des grandes assises judéo-chrétiennes de notre culture
occidentale et de notre passé québécois. Cette analyse féministe de
l'histoire et de la tradition chrétiennes ne va pas sans bouleverser
parfois nos certitudes et nos manières séculaires de voir. Mais de plus
en plus de théologiens hommes se sentent solidaires de la démarche des
femmes et cherchent à y participer. Car dans ce cheminement collectif,
nous avons acquis la conviction que l'Église, tout comme la société,
doit reconnaître la place des femmes. Autrement, elle s'appauvrit
elle-même et elle manque à son devoir d'agir, selon le mot de Paul VI,
comme une « experte en humanité ». Cette conviction inspire
largement
la création, depuis dix ans dans nos diocèses, d'un réseau de
répondantes à la condition des femmes. Et plus récemment, la mise sur
pied de forums diocésains de réflexion concernant le partenariat
hommes-femmes dans l'Église.
Un statut ambigu
Certes, toutes ces femmes qui participent activement – souvent
bénévolement – à la mission de l'Église sont encore trop peu
nombreuses. Mais, surtout, leur statut dans l'Église demeure
profondément ambigu. Des obstacles d'ordre canonique, qui tiennent le
plus souvent à la force d'inertie et de l'habitude, devront être levés.
D'autres, beaucoup plus fondamentaux, parce que d'ordre théologique,
devront être abordés avec humilité et courage. L'universalité de
l'Église et la diversité des cultures qui s'y trouvent représentées ne
doivent pas servir de prétexte pour y maintenir, à l'égard de la femme
et de sa mission, une position minimaliste. Position qui, si elle
rencontre encore quelqu'indulgence historique chez une minorité de
chrétiennes, est de plus en plus considérée comme un anachronisme,
sinon comme un obstacle insurmontable, chez les croyantes de la
génération suivante.
UNE SOURCE D’INSPIRATION
Cette nouvelle conscience féministe à l'oeuvre, aussi bien dans la
société que dans l'Église, aussi bien chez les hommes que chez les
femmes, nous ne pouvons pas, en effet, ne pas la saluer comme une
source positive d'inspiration pour tous ceux et celles que l'adhésion à
l'Évangile conduit à dénoncer les inégalités et l'injustice.
L'engagement de tant de femmes actives dans les maisons d'hébergement
pour mères célibataires ou victimes de violence conjugale, leur esprit
d'entraide et de solidarité ont contribué fortement à sensibiliser la
société tout entière au scandale de l'appauvrissement spécifique des
femmes et à la détresse des femmes âgées et isolées. Si, aujourd'hui,
nous sentons l'urgence d'apporter des correctifs législatifs à ce
scandale, n'est-ce pas parce que, soixante-huit ans après l'échec
provisoire de Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, nous avons fini par
comprendre ce que cette pionnière du droit de vote voulait nous dire
lorsqu'elle nous conviait à progresser « vers la charité, par la
justice ».
Nous ne nous en cachons pas : c'est en effet à une authentique
conversion évangélique que nous sommes conviés. Il s'agit pour nous
tous, croyants du Québec, de nous porter à la rencontre de l'Esprit que
nous reconnaissons à l'oeuvre dans le mouvement d'affirmation des
femmes qui caractérise cette dernière décennie de notre siècle. Le
projet de Dieu sur le couple humain, qui s'étend non seulement à la
famille, mais aussi à la société et à l'Église, nous voulons contribuer
à le faire advenir comme signe de réconciliation et de paix.
« Obéir, c'est aussi résister »
Car la leçon historique livrée par toutes ces pionnières dont nous
venons d'évoquer les noms, et dont plusieurs furent d'irréductibles
croyantes, j'en veux emprunter la formulation finale au théologien
dominicain Marie-Dominique Chenu, réduit au silence en 1954 pour avoir
apporté son soutien aux prêtres-ouvriers de la Mission de France.
« Obéir, disait le Père Chenu, c'est aussi résister ». Au
plus fort de
l'épreuve et en toute fidélité, il a tenu bon, « espérant contre
toute
espérance » (Rm 4, 18). En 1962, le Concile Vatican II devait, en
effet, reconnaître les grandes orientations du Père Chenu en les
reprenant à son compte particulièrement dans la Constitution pastorale
L'Église dans le monde de ce temps (
Gaudium et
Spes).
Dans l'Église, comme dans la société, l'action militante des femmes et
des peuples colonisés est donc progressivement apparue, selon
l'expression de Jean XXIII, « comme un signe des temps ». Comme une
invitation à aller planter au plus loin la flamme libératrice de
l'Évangile. Les femmes d'aujourd'hui ont, comme leurs devancières, le
droit de défendre leur charisme propre, porteur d'innovation sociale et
pastorale. Ce devoir de discernement historique à la lumière de
l'Évangile, nous ne le répéterons jamais assez, ne constitue pas
l'apanage exclusif de nos hiérarchies masculines. Il concerne
indistinctement tous les baptisés, femmes et hommes. Il est porteur
d'espérance et d'avenir pour la foi chrétienne.
« Obéir, c'est aussi résister » : résister à la
désespérance de ne
jamais voir un jour toutes les inégalités abolies, toutes les
compétences reconnues, la justice enfin réalisée entre hommes et
femmes, dans l'Église comme dans la société tout entière.
Site du Réseau Femmes et Ministères
- www.femmes-ministeres.org
Consulté
le