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Par-ci par-là,des chroniques d'Édith Richard

Recherchiste : Joce-Lyne Biron

« Journée des baptisés »

Les cofondatrices de la Conférence catholique des baptisés de France, Anne Soupa et Christine Pedotti, ont adressé une lettre (23 juin 2010) au pape Benoit XVI  lui demandant de proposer aux baptisés un temps de réflexion sur la mission inhérente à leur baptême en proclamant une année baptismale à compter de juin 2011 couronnée d’une « Journée des baptisés » dont la première édition serait le dimanche suivant la saint-Jean-Baptiste, soit le 26 juin 2011. (…) « journée que vous pourriez avoir l’audace de rendre pérenne ».
Dans le sillage de l’« année sacerdotale », écrivent-elles,  qui a permis (….) « à l’ensemble des fidèles laïcs de redécouvrir qu’ils étaient appelés à participer à l’unique sacerdoce du Christ »,  la Conférence catholique des baptisés de France y a entendu (…) « un appel particulier à susciter la conscience de chaque baptisé afin de le rende acteur, acteur de la vie de l’Église, de sa mission et de son avenir ».
(…) « Cet appel que vous avez su faire retentir en nos cœurs a ouvert en nous un chemin de conversion mais aussi de responsabilité ».
Dans un style déférent, les signataires confient leur requête à la bienveillance et à la sagesse du Saint Père : (…) « Appelez-nous à la mission, rappelez-nous notre vocation baptismale et envoyez-nous. Mettez-nous en chemin ! »

Source : http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/lettre-a-benoit-xvi/
Edith Richard, 8 juillet  2010.

Plus de modernité dans l’Église

Selon un sondage réalisé par l’institut de sondage GfK, près de 80% des prêtres autrichiens souhaitent que l’Église ordonne des hommes mariés pour faire face au manque de vocations. L’enquête qui a été menée auprès de 500 ecclésiastiques, soit environ le tiers des prêtres autrichiens, montre que la base souhaite plus de modernité dans l’Église ; une majorité (51%) se prononce en faveur de l’ordination des femmes.
Leurs évêques avaient au mois de mai demandé au Vatican une réflexion à la fois sur le célibat des prêtres et sur le rôle des femmes dans l’Église.
Les prêtres autrichiens réagissent également aux scandales d’abus sexuels et de maltraitance liés aux institutions catholiques. Si les deux-tiers d’entre eux considèrent que l’Église autrichienne, qui a mis en place une commission et un fonds d’indemnisation, a bien réagi, 51% jugent négativement l’action du Vatican dans ce dossier.

Source : AFP 28 juin 2010
Edith Richard, 30 juin 2010.

Le calvaire des veuves

115 millions de veuves oubliées dans le monde vivent dans une extrême pauvreté. Ce sont les oubliées parmi les oubliés. Parmi elles, on compte deux millions de veuves afghanes et quelque 740 000 veuves irakiennes. Mais aussi celles qui sont chassées de chez elles avec leurs enfants et privées des biens de leur mari défunt, celles qui ont à leur charge leurs petits-enfants orphelins du sida ou encore les veuves-enfants âgées de sept à dix-sept ans. Et que dire de celles qui, après la mort de leur époux, subissent des cérémonies de «nettoyage», sont violées, ou contraintes d’épouser un autre membre de la famille du défunt, ou déshéritées et chassées.
«Dans trop de situations, les veuves sont repoussées aux marges extrêmes de la société, prises au piège de la pauvreté et vulnérables aux abus et à l’exploitation. La situation de ces veuves dans les zones d’ombre du monde est une catastrophe cachée» a déclaré Cherie Blair, épouse de l’ex-premier ministre britannique, venue à New York pour lancer la nouvelle étude consacrée au «Calvaire des veuves dans le monde» par la Fondation Loomba qu’elle préside.
L’ambition de la Fondation Loomba : mettre le calvaire des veuves au menu des Nations-unies et proclamer le 23 juin,  journée internationale des veuves.
30 juin 2010.

Source : Cyberpresse/AP ; 24 juin 2010
Edith Richard, 30 juin 2010.

Un bol de minestrone pour Sa Sainteté

Le nombre des femmes travaillant au Vatican progresse lentement, mais elles y occupent encore très peu de postes importants. Les plus hautes responsabilités de préfet, de président et de secrétaire de dicastère ne pouvant être attribuées qu’à des prêtres.
En 30 ans, le pourcentage des femmes travaillant au sein de la curie romaine est passé de 11% à 22%. « Une avancée selon l’une d’elles, Lucienne Sallé, puisque jusqu’en 1961, il n’y en avait aucune, même pas pour faire le ménage. Maintenant il y en aurait » (Second regard  7 mars 2004).
À ce jour, seules deux femmes occupent un poste important au sein de la curie romaine. La première est une religieuse salésienne, Sœur Enrica Rosanna nommée en 2004 sous-secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.
La seconde, une laïque, Flaminia Giovanelli. Une de nos chroniques a déjà fait mention  de sa nomination au poste de sous-secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix. (Une première sous Benoit XVI, 25 janvier 2010).
Sept religieuses cloîtrées vivent dans le couvent Mater Ecclesiae situé au cœur des jardins du Vatican. Elles entretiennent un petit potager qui fournit, en particulier, la table de Benoit XVI.

Source : agence I. media, 8 mars 2010.
Edith Richard, 20 juin 2010.

20e Journée internationale des sages-femmes

Le 5 mai dernier se célébrait partout dans le monde la 20ième Journée internationale des sages-femmes au cours de laquelle des voix se sont fait entendre pour louer la contribution essentielle de ces professionnelles qui offrent un suivi de grossesse personnalisé et humain, tout en assurant un environnement de naissance sécuritaire pour les femmes et leurs bébés.
 Au Québec, l’Ordre des sages-femmes (OSFQ) a pour mandat de s’assurer que la formation, les compétences requises par les sages-femmes répondent aux hautes exigences de leurs responsabilités.
Malgré leur formation universitaire de haut niveau, des efforts importants doivent encore être déployés pour favoriser un accès universel à leurs services encore trop limités, voire inexistants dans certaines régions.
L’OSFQ appuie et réitère l’importance  de la collaboration interprofessionnelle des sages-femmes, des médecins de famille, des gynécologues-obstétriciens et des infirmières, afin d’offrir un éventail de services de santé appropriés et adaptés aux besoins singuliers de chaque femme.
L’OSFQ demande aux autorités politiques de manifester une volonté claire et rapide d’agir pour que se concrétise l’ouverture de maisons de naissances.

Source : Ordre des sages-femmes du Québec (OSFQ)
Edith Richard, 14 juin 2010.

Une féministe de la première heure s’est éteinte

Madame Azilda Marchand, porte-étendard de l’éducation et de l’action sociale féminine, s’est éteinte à Montréal le 9 mai dernier à l’âge de 92 ans.
Sa vie durant, Azilda Marchand s’est vouée à l’enseignement sous toutes ses facettes.
Avant-gardiste, rassembleuse et mobilisatrice, elle a favorisé l’émergence de l’engagement public des femmes en les invitant à revendiquer leurs droits et à exprimer leurs besoins.
En son honneur, l’association féminine de l’éducation et de l’action sociale (AFEAS), dont elle fut cofondatrice et présidente, a créé le prix Azilda-Marchand qui reconnaît la portée d’une action sociale notoire pour les femmes..
En 1985, première année de l’Ordre national du Québec, Mme Marchand recevait le titre de chevalière. Cette même année, elle devenait membre de l’Ordre du Canada.


Source : Secrétariat de l’Ordre national du Québec
Edith Richard, 8 juin 2010.

Sœur Margaret Mary McBride excommuniée

Sœur Margaret Mary McBride, une religieuse de la congrégation des Sœurs de la Miséricorde, ayant souscrit à la décision du comité d’éthique de l’Hôpital St. Joseph de Phoenix (Arizona)  d’autoriser une femme souffrant  d’hypertension pulmonaire grave à interrompre sa grossesse, dans le but de sauver la vie de la mère,  a été «  automatiquement excommuniée par cette action ».
C’est ce qu’a annoncé Mgr Thomas J. Olmsted, évêque de Phoenix.
Sœur McBride a également été démise de son poste de vice-présidente de la «  mission d’intégration » de l’Hôpital et Centre médical St. Joseph à Phoenix.

Source : APIC 24 mai 2010.
Edith Richard, 1er juin 2010.

La Coupe du monde et la traite des humains

L’archevêque de Johannesburg (Afrique du Sud), Mgr Buti Joseph Tlhagale, dénonce la traite des humains qui pourrait se développer lors de la prochaine Coupe du monde qui aura lieu du 11 juin au 11 juillet 2010.
Ses préoccupations rejoignent celles déjà exprimées par le Centre jésuite pour la réflexion théologique (JCTR) de Lusaka, en Zambie.
Le prélat s’en prend en termes vifs à l’inertie du gouvernement face à ce danger.
Selon les estimations de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique du Sud (SACBC), près de 40 000 travailleurs du sexe seront déplacés en Afrique du Sud pendant la Coupe du monde.
Pour Mgr Tlhagale, «  le pourvoir d’un État est jugé par la façon dont il protège ses enfants et ses femmes vulnérables, au lieu d’exhiber ses moyens de sécurité à la face du monde, alors qu’il ne protège que l’élite ».

Source : APIC ; 27 mai 2010.
Edith Richard, 1er juin 2010.

L’R des centres de femmes fête ses 25 ans

Le Regroupement des centres de femmes du Québec rassemble 102 centres de femmes  qui travaillent à l’amélioration de leurs conditions de vie selon une base d’unité politique commune. Ces centres sont accessibles à toutes les femmes, sans égard à leur âge, leur revenu, leur origine ou leur orientation sexuelle. Ce sont d’abord des milieux de vie qui visent à briser l’isolement des femmes.
Leurs actions peuvent prendre différentes formes, mais le refus de la pauvreté est, de manière générale, à l’origine de toutes leurs revendications. Afin de consolider les pratiques d’intervention des centres, l’R produit des outils d’éducation populaire et offre des formations portant notamment sur la pauvreté, la mobilisation, l’intervention féministe et le droit à l’avortement. Les collaborations de l’R avec le mouvement communautaire sont nombreuses.
En tant que véhicule important de la mobilisation du mouvement féministe, l’R doit avant tout miser sur son pouvoir politique collectif pour réaffirmer l’importance de garantir aux femmes de meilleures conditions de vie.
Félicitations et longue vie à l’R des femmes.

Source : Fanny Jolicœur ; Relations ; no 741 ; juin 2010 ; pp. 5-6.
Edith Richard, 21 mai 2010.

Mary Ann Glendon récipiendaire du prix Path to Peace

La présidente de l’Académie pontificale des sciences sociales, Mary Ann Glendon recevra le prix 2010 de la fondation Path to Peace.
La nouvelle a été annoncée par l’Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations-Unies et président de la fondation Path to Peace, Mgr Celestino Migliore. L’objectif de la fondation : développer des projets soutenant le travail de la mission du Saint-Siège aux Nations-Unies.
Le prix sera remis à Mary Ann Glendon le 8 juin prochain lors d’un diner de gala de la fondation au Club Athletic de New York.
Mme Glendon a écrit de nombreux ouvrages portant sur les droits de l’homme, du droit comparé, du droit constitutionnel et de la théorie politique.
En 2004 le pape Jean-Paul II l’avait nommée présidente de l’Académie pontificale des sciences sociales. En 2009, Benoit XVI  l’a confirmée dans ses fonctions.
On se souviendra que Mme Glendon avait été à la tête d’une délégation (22 membres) du Saint-Siège à la quatrième Conférence mondiale sur les femmes –Beijing 1995.
Elle y avait fait la promotion, selon la pensée de Jean-Paul II, « d’un nouveau féminisme dans le cadre d’une nouvelle évangélisation  ».

Source : ZENIT.org ; 18 mai 2010.
Edith Richard, 20 mai 2010.

«  La capitale mondiale du viol »

L’envoyée spéciale des Nations-Unies pour les violences faites aux femmes et aux enfants au cours des conflits,  Madame Margot Wallstrӧm, a décerné à la république démocratique du Congo (RDC) un titre peu enviable, soit celui de  «  capitale mondiale du viol ».
Madame Wallstrӧm qui a passé dix ans à la Commission de Bruxelles, s’était engagée lors de sa nomination en janvier dernier à agir pour que ces violences faites aux femmes soient bel et bien reconnues comme des crimes de guerre.
Aux 15 membres du Conseil de sécurité, elle a rendu compte de sa visite en RDC. Elle a rapporté  que la loi n’était pas suffisamment appliquée et que les auteurs de ces viols demeuraient impunis.
«  Les femmes ne sont toujours pas en sécurité sous leurs propres toits, dans leurs propres lits lorsque vient la nuit » a-t-elle déclaré.
Le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) a indiqué qu’au premier trimestre 2010, 1244 femmes avaient  rapporté à l’ONU avoir été violées, soit en moyenne près de 14 viols par jour.
Vous avez bien dit République démocratique du Congo ?

Source : Agence France-Presse, 27 avril 2010
Edith Richard, 29 avril 2010.


«  L’Église est menacée de devenir une sous-culture »

Mgr Albert Rouet, archevêque de Poitiers, est l’une des figures les plus libres de l’épiscopat français. Il vient de publier un livre «  J’aimerais vous dire » (Bayard 2009), lauréat du Prix 2010 des lecteurs de la librairie La procure, dans lequel il porte un regard assez critique sur l’Église catholique.
Le journal Le Monde rapporte ses propos sur l’actualité et son diagnostic sur son institution : la pédophilie, la personnalité d’un pape plus théoricien qu’historien, le gel de la parole, le climat de suspicion, le repli sur soi dans l’Église, etc.
«  Nous sommes en train de muter. C’est la fin d’une époque. D’un christianisme d’habitude on est passés à un christianisme de conviction. Il faut descendre de la montagne humblement. C’est à nous d’apprivoiser le monde et c’est à nous de nous rendre aimables ».

Source : Le Monde 3 avril 2010 ; propos recueillis par Stéphanie Le Bars.
Edith Richard, 6 avril 2010.


Pédophilie. Une enquête dans l’Église d’Autriche

Au cours d’une «  messe de pénitence » organisée conjointement par «  Wir sind Kirche » (Nous sommes aussi l’Église)  célébrée devant 3000 personnes dans la cathédrale de Vienne, le cardinal-archevêque Christoph Schӧnborn  a reconnu la «  faute » de l’Église dans le scandale de la pédophilie. Dans le cadre de ce drame il a alors annoncé qu’il avait pris la décision de mettre sur pied une commission d’enquête dont la présidence est confiée à une femme laïque Mme Waltraud Klasnic âgée de 64 ans.
L’archevêque a clairement dit que Mme Klasnic pourra travailler d’une façon indépendante et qu’il lui fournira tout le soutien financier nécessaire pour la tenue de cette enquête. Ainsi elle pourra monter son enquête - qui ne comptera aucun membre du clergé - et choisir ses méthodes de travail.
Mme Klasnic a déclaré : «  Je suis une catholique libre dans ses décisions et cette liberté ne m’a pas été enlevée, mais au contraire, on m’a confirmé que je devrais dire ce que je pense ».
Le texte de la dépêche est cependant silencieux sur la formation professionnelle de Mme Waltraud Klasnic.

Source : AFP 1ier avril 2010
Edith Richard, 6 avril 2010.


S.O.S.  Nos sœurs d’Haïti

Comme si l’événement tragique qui a frappé Haïti le 12 janvier dernier n’était pas suffisant, voici que la guigne s’acharne sur la vie des femmes en Haïti.
Abritées dans des camps de fortune, un grand nombre de femmes et de filles sont agressées et violées chaque jour.
Amnistie internationale a lancé une campagne de sensibilisation et s’adresse au gouvernement pour que le Ministre des affaires extérieures - Laurence Cannon – intervienne dans cet autre désastre humain pour nos sœurs haïtiennes.
Dans ce sens, une lettre type prête à signer et à expédier au Ministre des affaires extérieures se trouve à l’adresse courriel suivante : cannon.l@parl.gc.ca
Nos sœurs d’Haïti vous remercient.

Edith Richard, 30 mars  2010.


Le CATHII. Vous connaissez ?

Une manchette : «  Un réseau de proxénètes  inculpés dans la traite des personnes a été démantelé à Longueuil le 1ier mars 2010. »
Le CATHII y est sans doute pour quelque chose.
CATHII : Comité d’action contre le trafic humain interne et international.
En 2001, l’Union internationale des Supérieures majeures (UISG) invite les religieuses du monde entier à agir ensemble pour contrer le trafic de femmes et d’enfants. Plusieurs congrégations du Québec déjà engagées pour la cause des femmes répondent à l’invitation.
Le Théâtre Parminou, également préoccupé par le problème, produit la pièce «  Perdues dans le trafic »  et connaît un grand succès au Canada.
 En septembre 2004, tous les groupes impliqués dans la création de la pièce sont prêts à poursuivre. Ainsi naît le CATHII. Siègent au comité : Huit communautés religieuses, membres d’Unanima International, l’Association des religieuses pour la promotion des femmes (ARPF), la Conférence religieuse canadienne (CRC), le Centre justice et foi et Franciscans Internatials.
Le plan d’action du CATHII :
-    Recherche sur la réalité de la traite et sur les lois canadiennes et internationales.
-    Sessions de sensibilisation et de lobbying au Québec.
-    Travail concret auprès des victimes : hébergement et accompagnement.

Source : Sentiers de foi.info ; vol. 5, no 10, 24 mars 2010, pp 2-3.
Edith Richard, 30 mars 2010.


À deux cheveux de l’épiscopat

La grande-Bretagne a failli élire une première femme évêque anglicane pour servir les 38 000 membres de l’Église épiscopale d’Écosse membre de la Communion anglicane mondiale.
Alison Peden, prêtre anglicane àgée de 57 ans, a été l’une des trois candidats au poste d’évêque de Glasgow et Galloway. Mais l’Église épiscopale d’Écosse a rejeté sa candidature même si, en 2003, elle avait accepté le principe de la consécration de femmes évêques. Selon certains observateurs, si Alison Peden avait été élue, la pression se serait faite plus forte sur l’Église d’Angleterre pour qu’elle permette, elle aussi,  la désignation de femmes  à la fonction d’évêque.
Christina Rees, présidente d’une organisation militant pour l’accession des femmes à l’épiscopat est déçue mais elle estime  «  qu’il est significatif et encourageant que la candidature d’une femme ait été prise en considération. »
La prochaine fois sera peut-être la bonne ?...

Source : Présence magazine, volume 19, No. 145, mars-avril 2010, p.5.
Edith Richard, 14 mars  2010.


Rosemary Goldie 1916-2010

Celle qui fut, de 1966 à 1976, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour les laïcs, Rosemary Goldie,  est décédée le 27 février dernier à Sydney, Australie, à l’âge vénérable de 94 ans.
Première femme laïque à occuper une haute fonction au Vatican, Rosemary Goldie a tracé la voie à deux autres femmes. Il s’agit de Sœur Rosanna Enrica sous-secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique depuis avril 1994 et de Flaminia Giovanelli sous-secrétaire du Conseil pontifical justice et paix depuis janvier 2010.
Rosemary Goldie a débuté sa carrière professionnelle en  militant au sein de l’organisation estudiantine catholique internationale «  Pax Romana » à Fribourg en Suisse.
Influencée par le philosophe Jacques Maritain pour le catholicisme laïque,  elle a entrepris  des études à l’institut missionnaire du Vatican «  Propaganda Fide » et dans deux universités pontificales. En 1976,  elle est devenue professeure de théologie pastorale à l’Université du Latran.
En 1964, elle fut une des rares femmes à participer au concile Vatican II en tant qu’auditrice.
En cette journée du 8 mars, est-il permis de souhaiter que la prochaine femme qui sera nommée par le Vatican puisse occuper une fonction… au-dessus du «  sous » ?

Edith Richard, 8 mars 2010.


Dix ans d’engagement social

Le Regroupement pour la responsabilité sociale et l’équité (RRSE) fêtait en 2009 ses dix ans d’engagement et de vigilance. Il s’agit d’un regroupement de communautés religieuses, d’organismes et d’individus soucieux de la responsabilité sociale des entreprises.
La présidente du RRSE, l’infatigable Esther Champagne membre de l’Institut Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal, est fière d’affirmer que le RRSE a eu un impact significatif sur les décisions de compagnies canadiennes – La Baie, Alcan, Bombardier et Rona – dans le développement de leurs opérations. Et que dire du recul de la puissante Hydro-Québec dans le projet du Suroit.
Dans sa mire : les compagnies aériennes qui collaborent, bien qu’inconsciemment, à l’exploitation sexuelle des enfants, D’autres dossiers aussi importants sont également  à l’étude.
Avec un telle feuille de route, on imagine facilement que le RRSE n’est pas prêt de cesser ses activités pour au moins quelques décennies.

Source :  Pastorale-Québec, février 2010
Edith Richard, 1er mars 2010.


Une histoire de cœur

Sœur Louise Gauthier, élue supérieure générale des Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier à l'été 2009,  est travailleuse sociale. Soutenue par sa communauté, cette dynamique religieuse est à l’origine de deux ressources au service de femmes en difficulté, particulièrement avec la justice. Il s’agit de :
-    La Maison Expansion-Femmes de Québec, fondée en 1983, qui accueille des femmes à leur sortie de détention et leur offre un éventail de programmes spécialisés et unique pour toute femme engagée dans un parcours correctionnel.
-    Le Centre Femmes aux 3 A (Accueil, Aide, Amitié)  ( 1985)  comporte deux volets :
-  Une présence d’aide à la cour de justice.
-  Un lieu où les femmes peuvent rencontrer des intervenantes pour de l’aide et de l’amitié en vue d’une réinsertion dans la communauté.


Edith Richard, 1er mars 2010.


Inclusions, exclusions et réclusions

«  Inclusions, exclusions et réclusions: Vivre dans un monde globalisé », voilà le grand thème de la rencontre internationale et interdisciplinaire «  Mondes des femmes 2011 »
(MF 2011) qui se tiendra du 3 au 7 juillet 2011 à Ottawa-Gatineau (Canada).
Après Séoul 2005 et Madrid 2008, cette conférence internationale triennale organisée par et pour les femmes sera coordonnée en partenariat  avec l’Université d’Ottawa et l’Université Carlton.
MF 2011 rassemblera des femmes en provenance de tous les horizons. Les organisatrices espèrent attirer les universitaires, les chercheures, les femmes en postes de décisions et, aussi,  encourager les échanges intergénérationnels. Leurs analyses et leurs expériences vécues éclaireront certains des enjeux les plus pressants qui concernent la vie des femmes dans le monde actuel.
En attendant le rassemblement, un site Web trilingue permettra d’établir des contacts dans l’optique, entre autres, de la mondialisation et de l’égalité des hommes et des femmes.

Source : Mondes des femmes 2011, Lise Martin dir. gén.
Site : www. mondesdesfemmes.ca

Edith Richard, 22 février 2010.


«  Ah, si l’Église écoutait mieux les femmes! »

Dans le périodique Panorama, Anne Soupa, journaliste, bibliste, théologienne, avoue être blessée par la manière dont on parle des femmes et par le peu de parole que leur laisse  l’Église. L’institution ne serait-elle pas mieux gouvernée, dit-elle, si les femmes étaient mieux écoutées, si elles y avaient davantage la parole, si elles prenaient part aux décisions, quitte à se tromper, elles aussi ?
Suite au mauvais mot du cardinal André Vingt-trois «  Le tout, ce n’est pas d’avoir une jupe, c’est d’avoir quelque chose dans la tête », elle a fondé, en janvier 2009, avec Christine Pedotti éditrice et quelques amies le «  Comité de la jupe ».
En créant la «  Conférence des baptisé(e)s de France » (octobre 2009),  cette fille de résistants  n’a pas voulu provoquer la «  Conférence des évêques de France » mais créer un lieu de parole où l’on peut enfin s’écouter. La conversation se termine avec le désir de tirer l’Église par la  manche et de lui dire comme à une sœur: «  Si tu continues de regarder en arrière, tu vas, comme la femme de Loth, te retrouver pétrifiée ».

Source : extrait de Panorama, janvier 2010, pp 12-18. Conversation avec Bertrand Révillon
Edith Richard, 16 février 2010.


D’une mère à l’autre

Quand elle a commencé à s’intéresser à la lignée de ses ancêtres, Françoise Cousteau-Serdongs a découvert que les femmes sont pratiquement invisibles dans les arbres généalogiques, de fait, elles semblent cachées dans le feuillage.  Et quand elles sont mentionnées c’est le plus souvent pour leur rôle de «  mère » ou «  d’épouse de » celui qui  a transmis son «  nom de famille ».  Mais la marque des femmes comme pionnières, comme porteuses d’un héritage culturel et familial passe inaperçue.
Depuis, Françoise Cousteau-Serdongs  mène sa barque à contre-courant pour sortir nos aïeules de l’anonymat. Découvrir son histoire familiale par la branche des femmes, c’est jeter un regard neuf sur celles qui nous ont mis au monde, sur ce qu’elles nous ont légué. C’est redonner à ces aïeules la place qui leur revient.
Source : Extrait de Gazette des femmes, janv. Fév. 2010. pp 27-28. Journaliste : Jacinthe Lafrance.
Edith Richard, 16 février 2010.


La CECC et la traite des personnes

La Commission épiscopale pour la justice et la paix de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) vient de publier une lettre pastorale sur la traite des personnes dans le contexte des Jeux olympiques de Vancouver.
Cet événement international suscite une vive inquiétude à Vancouver particulièrement dans les associations de lutte contre la traite des personnes.
Comme pasteurs, les évêques du Canada dénoncent la traite des personnes qui affectent outrageusement la vie de milliers d’enfants, de jeunes filles, d’autochtones, d’immigrantes dont le nombre atteindrait, selon le Département d’État américain, le chiffre de 800 000 victimes annuellement.
Que pouvons-nous faire ?
Dans un premier temps la CECC invite les croyants et les croyantes à prendre conscience de cette violation des droits humains et de la banalisation du discours sur  la prostitution dans notre pays.
 Plusieurs pistes de solution sont proposées pour combattre ce problème.

Source : CECC Commission épiscopale pour la justice et la paix.
Edith Richard, 7 février 2010.


Prix Fernand-Dumont

Le prix Fernand-Dumont 2009 a été remis à Sœur Cécile Girard de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire. Ce prix honore une diplômée de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval. Cécile Girard s’est illustrée par sa carrière exceptionnelle en éducation. Au moment de sa retraite, à l’invitation du jésuite Michel Boisvert, elle s’est engagée comme bénévole dans la mise sur pied de la Maison Dauphine, dont elle deviendra la directrice générale adjointe. Convaincue de la nécessité d’instruire les jeunes de la rue sur place, elle crée l’École de la rue en 1998. Elle y travaille bénévolement depuis 2005.

Source : Relations  no.738,  fév. 2010
Edith Richard, 2 février 2010.


Mary Daly  1928-2010

Mary Daly, théologienne pionnière du féminisme, meurt à l’âge de 81 ans.
Mary Daly, qui se qualifiait elle-même de théologienne féministe radicale post-chrétienne, connue pour avoir été à l’avant-garde de l’étude de la condition féminine et pour avoir tenu tête à l’administration du Boston College, est décédée le 3 janvier.
Mary E. Hunt a affirmée que Mary Daly était en mauvaise santé depuis 2 ans. 

Source : Radio-Ville-Marie
Edith Richard, 31 janvier 2010.


Une autre exclusion

Il y a quelques mois l’ex-archevêque de Cincinnati, Daniel Pilarczyk, a retiré à Sœur Louise Akers le droit d’enseigner dans les écoles de l’archidiocèse parce qu’elle s’était prononcée en faveur de l’ordination des femmes.
«  La doctrine de l’Église interdit l’ordination des femmes. Sœur Akers représentait l’Église ; elle ne peut représenter l’Église et ainsi contrevenir à son enseignement. Je n’ai pas eu le choix de prendre une telle décision » a-t-il déclaré. Le débat sur l’ordination des femmes ne pourra pas toujours être refoulé…
Source : The Enquirer, Dec 21, 2009
Edith Richard, 25 janvier 2010.


Une première sous Benoit XVI

La nomination par Benoit XVI d’une femme laïque, Flaminia Giovanelli, au poste de sous-secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix le 21 janvier dernier constitue une première depuis l’élection de Benoit XVI. En effet elle est la première femme laïque à occuper un poste de responsabilité au sein d’un dicastère sous le pontificat du pape allemand. Le dicastère considère ce geste comme révélateur de la «  grande confiance » de Benoit XVI envers «  la » femme.
Née en 1948 à Rome, Flaminia Giovanelli s’est spécialisée dans les questions de développement, de pauvreté et de travail dans le cadre de la doctrine sociale de l’Église. Cette dame entre ainsi dans le clan très réduit des femmes occupant des postes de responsabilité au Vatican.
Source : site radiovm.com
Edith Richard, 25 janvier 2010.


Jésus, Lui, n’était pas macho

Interviewée par le journal La Croix (15 janvier 2010) relativement à son livre Histoire des chrétiennes l’autre moitié de l’Évangile*, Élisabeth Dufourcq montre que seule la manière du Christ résiste à l’épreuve de l’histoire. Elle explore l’histoire des chrétiennes avec un regard neuf. De siècle en siècle, à chaque fois que la hiérarchie masculine se laissa dominer par les soucis du pouvoir, elle étouffa le génie et la voix des chrétiennes. Selon l’historienne, en érigeant «  en quasi-dogme ces formes de prédestination sexuée (…) l’Église se prive de talents et de grâces et la conduit à un risque de sclérose ».
Cette interview donne l’envie d’entreprendre la lecture de ce bouquin malgré ses 1260 pages.

*Dufourcq, É,  Histoire des chrétiennes l’autre moitié de l’Évangile, Bayard, 2008, 1260 p.

Edith Richard, 18 janvier 2010.


Non aux religieuses McDonald’s

Dans un article publié dans le U.S. Catholic, la théologienne Sandra M. Schneiders réfute les allégations du Vatican concernant les résistances des communautés religieuses américaines à participer à l’enquête mise sur pied par le Vatican à la demande de Benoit XVI.

- Non, les religieuses n’ont rien à cacher ; par contre le Vatican gardera secret le résultat de l’enquête. Les communautés religieuses s’attendent à ce que le Vatican respecte leur vie privée et leur autonomie.

- Non, les communautés religieuses ne sont pas des succursales de l’Église de Rome. Autonomes financièrement et juridiquement elles jugent que cette enquête, telle qu’elle est formulée, est une intrusion dans leur vie communautaire privée. De plus elles n’acceptent pas d’être perçues comme des franchisées de restauration rapide (sic) qui doivent rendre des comptes au siège social romain.

Un p’tit chausson avec ça ?...
U.S. Catholic. janvier 2010. vol. 75. No 1, pp. 18-19
Edith Richard, 5 janvier 2010.


Elles écrivent

«  Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire. J’écris pourtant  ».
Marceline Desbordes-Valmore 1786-1859 

D’autres femmes écrivent aussi et gagnent des prix prestigieux. Elles sont des nôtres.

Gabrielle Roy , Bonheur d’occasion. Prix Fémina 1947.
Marie-Claire Blais , Une saison dans la vie d’Emmanuel. Prix Médicis 1966.
Antonine Maillet , Pélagie - la - charrette. Prix Goncourt 1979.
Anne Hébert , Les fous de Bassan, Prix Fémina 1982.
Edith Richard, 5 janvier 2010.


Benoit XVI redéfinit le statut du diaconat permanent

Un motu proprio intitulé Omnium in menten publié le 15 décembre 2009 introduit une nette distinction entre la fonction du diacre par rapport à celle du prêtre et de l’évêque. En effet jusqu’à maintenant, le Canon 1008 déterminait que, comme le prêtre et l’évêque, le diacre obtient par son ordination les trois fonctions du ministère ordonné : enseignement, sanctification et gouvernement, qu’il reçoit in persona christi. Ce ne sera plus le cas pour les diacres, cette triple fonction étant désormais réservée aux prêtres et aux évêques. En cette année sacerdotale, cette modification marque la spécificité du presbytérat par rapport au diaconat.
Un des obstacles au diaconat pour les femmes vient de tomber. Si un jour la question de l’admission des femmes au diaconat devait être réexaminée, le présent motu proprio risquerait de changer la donne. L’argument qui demeure pour le ministère presbytéral i.e. agir in persona Christi (Christ étant un homme, non une femme) ne pourrait plus désormais valoir pour le diaconat.
Edith Richard, 3 janvier 2010.


À Lourdes, les femmes s’invitent par l’Afrique

La condition des femmes n’était pas à l’agenda des évêques de France lors de leur dernière assemblée plénière à Lourdes.
Et pourtant ! Le thème des femmes dans l’Église s’est présenté à Lourdes par la voix inattendue d’un évêque africain, Mgr Edmond Djitanghar (de Sarh au Tchad).
Devant les évêques français médusés, cet évêque au parler franc s’est lancé dans un vibrant éloge des femmes, de leur travail et de leur dévouement. Tout comme au synode sur l’Afrique tenu à Rome, il a plaidé pour que leur rôle dans l’Église africaine soit mieux reconnu, «  On leur doit bien ça ! ». Durant les années de conflit armé «  ce sont elles qui ont maintenu une vie de foi dans les communautés, et cela au risque de leur vie. C’est par elles que passe la Parole de Dieu » a-t-il déclaré.
Edith Richard, 3 janvier 2010.


Troisième Marche mondiale des femmes

Pour la troisième fois de son histoire la Marche mondiale des femmes (MMF) appellera les femmes du monde entier à l’action et ce, à l’échelle internationale. Entre le 8 mars et le 17 octobre 2010 la voix des femmes retentira à travers le monde. L’action 2010 s’articulera autour de quatre champs d’action : 
1. Bien commun ; 
2. Paix et démilitarisation ; 
3. Travail des femmes ; 
4. Violence envers les femmes.

Site : www.marchemondiale.org   info@marchemondiale.org
Edith Richard, 3 janvier 2010.


Les femmes et les armes à feu

La loi adoptée en 1995 qui oblige les canadiens à enregistrer leurs armes à feu sur un registre officiel est menacée. Madame Candice Hoeppner, une femme députée, a présenté un projet de loi pour que soit aboli ce registre ; il a été voté en deuxième lecture à la Chambre des communes et doit être soumis au vote en troisième lecture. Interviewées par le journal Le Monde, Heidi Rathjen porte-parole du mouvement pour le contrôle des armes à feu et Suzanne Laplante-Edward, mère d’une des victimes, fulminent à l’idée que ce projet de loi puisse être adopté ; elles n’ont pas de mots assez forts pour dénoncer l’antiféminisme et l’arrogance du gouvernement conservateur.
Le Monde
Edith Richard, 3 janvier 2010.


Site du Réseau Femmes et Ministères - www.femmes-ministeres.org
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