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Par-ci par-là,des chroniques d'Édith Richard

Recherchiste : Joce-Lyne Biron

Au Mur de Séparation

L’Arab Educational Institute (AEI) organise une exposition d’affiches murales qui mettra en lumière l’impact du mur construit par l’État d’Israël sur la vie des femmes de Bethléem.
L’objectif des Palestiniennes des territoires occupés est de sensibiliser les touristes et les pèlerins qui, souvent,  ne s’arrêtent pas à  leur réalité et réservent leur visite uniquement à celle des lieux saints.
Cette exposition nommée «Wall Museum» est présentée sur le Mur de Séparation près de la tombe de Rachel au point de contrôle entre Bethléem et Jérusalem. 
Le mur de Bethléem sera tapissé d’affiches de 2m par 1m fixées sur un support métallique afin de les protéger des intempéries. On espère ainsi créer une collection qui témoignera de la souffrance et de la Sumud (ténacité) des femmes de Bethléem.
Devant tant d’oppression et de souffrances, en tant que femmes d’ici, que pouvons-nous, que devrions-nous faire pour exprimer notre solidarité envers les Palestiniennes?

Source : AEI affilié à Pax Christi International
Edith Richard, 19 janvier 2012.

Canonisation de Kateri Tekakwitha

La Conférence des évêques catholiques du Canada a accueilli avec joie l’annonce par le Vatican de la canonisation prochaine de l’amérindienne Kateri Tekakwitha (1656-1680), morte à l’âge de 24 ans au Québec. « Le lys des Agniers » deviendra la première sainte iroquoise du continent nord-américain.
Kateri Tekakwitha est née en 1656 dans le village agniers d’Ossernenon, dans l’actuel État de New York. Fille d’un chef iroquois et d’une mère algonquine convertie au christianisme, elle perd sa famille à l’âge de quatre ans au cours d’une épidémie de variole. Elle restera elle-même profondément marquée par la maladie, arborant un visage grêlé et une vue déficiente.
Elle décide de se faire baptiser à Pâques 1676 à l’âge de 20 ans. Sous la pression de sa communauté mécontente de son attachement à la religion chrétienne, elle fuit vers la mission Saint-François-Xavier à Sault-Saint-Louis, au Québec. Elle prononce des vœux de chasteté le 25 mars 1679.
Elle meurt le 17 avril 1680. D’après les témoins, les marques de la maladie sur son visage disparaissent immédiatement après sa mort.
Mgr Charles Chaput, archevêque de Philadelphie et lui-même d’origine amérindienne, a déclaré : « Nous sommes très fiers d’elle parce qu’elle représente ce que Jean-Paul II appelait l’inculturation. »
Source : RVM/apic/cns, 24 décembre 2011
Edith Richard, 15 janvier 2012.

Un monument aux pionnières en politique

Un monument de bronze qui rendra hommage aux femmes en politique sera installé à Québec à côté de la statue de l’ancien premier ministre de la province Maurice Duplessis, qui s’opposait justement au droit de suffrage de la gent féminine.
C’est la députée de La Pinière et première vice-présidente de l’Assemblée nationale, Fatima Houda-Pepin, qui a piloté le projet; l’œuvre  qui représentera trois suffragettes, Idola Saint-Jean, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie et Thérèse Forget, ainsi que la première femme élue au Parlement, Marie-Claire Kirkland,  se dressera le long de la façade sud de l’hôtel du Parlement, sur la Grande Allée.
Fatima Houda-Pepin s’est dite heureuse que les pionnières prennent place à côté de Maurice Duplessis. « C’est une œuvre d’envergure, cela nous prenait un site assez grand (…)  mais on s’est dit quel beau hasard, l’histoire fait bien les choses! »
L’œuvre qui sera réalisée par le sculpteur québécois Jules Lasalle et installée à l’automne 2012, mesurera 8 m de long et près de  2,5 m de haut.
Le projet de monument avait germé en 2010 en marge du 70e anniversaire du droit de vote accordé aux femmes. Le dévoilement de la maquette coïncidait avec le 50e anniversaire de l’élection de Marie-Claire Kirkland.

Source : Le Soleil, Annie Mathieu, 7décembre 2011
Édith Richard, 6 janvier 2012

Secrétaire générale d’une conférence épiscopale

Sœur Hermenegild Makoro, religieuse des Sœurs missionnaires du Précieux Sang, sera la prochaine secrétaire générale de la Conférence des évêques d’Afrique australe (SABC), qui regroupe les évêques d’Afrique du Sud, du Swaziland et du Botswana.
Diplômée en théologie de l’université du Natal-Pietermaritzburg, elle a coordonné les activités de catéchèse et de formation du diocèse de Mthatha.
« Je considère ma nomination comme la reconnaissance du travail réalisé par les femmes dans cette partie du monde. Dans les paroisses, ce sont les femmes qui font le travail » a-t-elle déclaré  à l’agence américaine CNS.
Le journaliste du journal La Croix qui rapporte cette nouvelle, affirme que c’est la première femme à occuper cette fonction et la deuxième religieuse dans le monde après la Nouvelle-Zélande.
La première? Vraiment!...
En 1980, l’Assemblée des évêques du Québec  nommait  une religieuse comme secrétaire générale de leur assemblée. En effet,  Gisèle Turcot sbc a occupé le poste de secrétaire générale de l’Assemblée des évêques du Québec de 1980 à 1983. Il est vrai qu’une conférence épiscopale nationale a plus d’importance qu’une assemblée des évêques provinciale; mais du point de vue de l’accessibilité des femmes à des postes de responsabilité dans l’Église, on ne peut faire l’économie d’un tel silence.

Source : La Croix; 14 décembre 2011
Edith Richard, 18 décembre 2011.

L’ONU, l’Iran et les droits des femmes

L’Iran a obtenu, en avril 2010, un siège à la Commission de la condition de la femme des Nations unies pour un mandat de quatre ans. Cette commission a pour mission de promouvoir les droits des femmes et l’égalité des sexes à travers le monde.
Même si l’Iran n’a jamais signé la Convention internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), ce pays « est désormais chargé de mesurer les progrès réalisés en matière d’égalité des femmes à travers le monde et d’élaborer des recommandations pour le renforcement des droits des femmes dans les domaines politique, économique, social et éducatif.
 Quelle confiance donner à ce système onusien responsable d’avoir placé (…) l’Iran au cœur de la lutte pour les droits féminins, un  état qui défend l’apartheid masculin/féminin, qui fixe l’âge de la majorité pour les filles à neuf ans, qui  considère qu’un témoignage masculin vaut deux témoignages féminins, qui divise par deux l’indemnisation qu’un meurtrier doit payer à la famille d’une victime quand celle-ci est une femme?
(...) Cet état a-t-il vraiment sa place dans la Commission de la condition de la femme des Nations-unies? »

Source : BANON, Patrick,  Ces femmes martyres de l’intégrisme, Paris, Armand Colin, 2010
Edith Richard, 30 novembre 2011.

NON au diaconat féminin

En réponse à la communauté des femmes catholiques d’Allemagne (KFD) qui avait demandé en juillet dernier l’introduction du diaconat pour les femmes, les évêques allemands ont répondu et rejeté les revendications concernant l’accès des femmes au diaconat, ravivant ainsi les tensions entre évêques et laïcs en Allemagne.
Le Père Hans Langendörfer, secrétaire de la Conférence des évêques catholiques allemands a réfuté les arguments avancés,  qualifié cette revendication de « fardeau important » pour le dialogue et fait monter la pression au sein de l’Église.
Mgr Robert Zollitsch, archevêque de Fribourg-en-Brisgau et président de la Conférence épiscopale allemande a cependant encouragé le dialogue et dit qu’il ne devait pas y avoir d’interdictions de réfléchir dans le processus de dialogue.
Lors de son assemblée plénière le 19 novembre dernier, le Comité central des catholiques allemands (ZdK) a relevé la nécessité d’un changement de « mentalités et de structures » au sein de l’Église; ainsi le ZdK a constaté que la proportion des femmes dans les organes de décision dans les diocèses – là où l’ordination sacerdotale n’est pas requise – est généralement encore beaucoup trop faible  notamment dans le secteur de la gestion financière des diocèses ou dans la recherche théologique et de l’enseignement de la théologie.

Source : APIC, 21 novembre 2011
Edith Richard, 28 novembre 2011

La paix! Sans les femmes…

Les 300 leaders religieux invités par Benoit XVI à la rencontre interreligieuse d’Assise (Italie) le 27 octobre dernier, ont renouvelé leur engagement pour la paix et le dialogue et souligné que la religion ne devrait pas être instrumentalisée à des fins violentes ni être la cause de conflits.
Le pape a insisté sur l’indispensable « purification » des religions pour construire la paix. Il a dénoncé les perversions religieuses qui conduisent aux terrorismes. Il s’est ensuite attaché à expliquer, longuement, son choix d’ouvrir la rencontre aux agnostiques.
La paix! Sans les femmes…  Pas tout à fait.   Julia Kristeva, philosophe et écrivaine française d’origine bulgare, unique femme à cette rencontre et seule non-croyante déclarée à prendre la parole, a affirmé « L’homme ne fait pas l’histoire, mais l’histoire c’est nous. » Elle a appelé à un « humanisme féministe » et à passer de « l’ère du soupçon » à celle du « pari. » Elle a ensuite mis en garde contre l’homme, désormais capable de « détruire la terre et lui-même au nom de ses croyances, religions ou idéologies. »
Sources : La Croix; Frédéric Mounier; 27 octobre 2011.  RVM Proximo; 30 octobre 2011
Edith Richard, 4 novembre 2011.

Le sacerdoce des femmes à la cour suprême américaine

La cour suprême des États-Unis a discuté mercredi le 5 octobre d’une affaire de discrimination religieuse dans laquelle une enseignante d’une école luthérienne, Cheryl Perich, a été licenciée après avoir refusé un arbitrage interne sur un litige. Estimant qu’elle contrevenait à l’injonction biblique selon laquelle les chrétiens ne se poursuivent pas entre eux en justice, sa congrégation l’avait alors licenciée au motif qu’elle contrevenait aux règles religieuses de son Église.
C’est ici qu’intervient le principe d’ « exception ministérielle » qui permet aux institutions religieuses d’adapter certaines règles du droit du travail aux spécificités internes de chaque religion.
Au cours du débat devant la cour suprême, le juge Stephen Breyer a posé à l’avocate générale la question spécifique du sacerdoce réservé aux hommes dans l’Église catholique. Selon l’avocate, l’administration Obama n’estimait pas qu’il s’agissait d’une discrimination « mais parce que la balance entre les intérêts public et privé est différente dans chaque cas. »  Se basant sur l’intérêt du gouvernement et non sur le Premier amendement (liberté religieuse),  l’avocate a expressément ouvert la porte à une mise en cause du refus de l’accès des femmes au sacerdoce au cas où les circonstances évolueraient.
La cour suprême des États-Unis rendra son arrêt dans quelques semaines.

Source :  LA CROIX – MONDE; Nicolas Senèze; 11 octobre 2011
Edith Richard, 17 octobre 2011.

Une case en trop!...

Voici ce qu’on pouvait lire, récemment,  dans la revue Alternatives économiques : « Ce qui m’a toujours dérangée c’est d’être appelée Mademoiselle. J’ai 35 ans, je vis en couple, mais je ne suis pas mariée. Pourquoi me demande-t-on Mademoiselle ou Madame? C’est bien égal pour mon travail? C’est une question qu’on ne pose jamais aux mecs. » En effet les hommes sont appelés toute leur vie « Monsieur ». À l’inverse, les femmes sont « Mademoiselle »,  puis « Madame ». Et le passage de l’un à l’autre ne dépend ni de leur âge, ni de leur statut professionnel, mais bien de leur statut marital.
Ce témoignage d’une femme chargée d’affaire dans une grosse firme reflète l’agacement de nombreuses femmes face à cette injonction de décliner leur état civil, tandis qu’on ne demande jamais aux hommes s’ils sont ou non des « damoiseaux ». Civilité unique pour les hommes, double civilité pour les femmes.
Pour en finir avec cette survivance désuète, les associations Osez le féminisme et Les chiennes de garde en France, lancent une campagne intitulée « Une case en trop » pour rappeler que la distinction Madame/Mademoiselle n’est ni flatteuse, ni obligatoire. Et surtout, qu’elle est le signe d’un sexisme qui persiste et signe encore et encore. 

Source : Alternatives économiques : no 306; octobre 2011
Edith Richard, 11 octobre 2011.

Solange Lefebvre entre à la Société royale du Canada

Madame Solange Lefebvre, Titulaire de la Chaire religion, culture et société de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal, vient d’être nommée membre de la Société royale du Canada.
La Société  royale du Canada (SRC) est le principal organisme regroupant d’éminents scientifiques, chercheurs et gens de lettres au Canada. Considérée comme l’académie nationale du Canada, la SRC a pour objectif premier de promouvoir l’acquisition du savoir et la recherche en arts et en sciences. Composée de près de 2000 membres, hommes et femmes, sont choisis par leurs pairs pour leurs réalisations exceptionnelles.
Solange Lefebvre est l’une des premières femmes francophones à être reçues dans cette société pour son travail en études religieuses.
Madame Lefebvre est théologienne et anthropologue. Avant ses études théologiques de niveau doctoral, elle a obtenu un baccalauréat au conservatoire de musique du Québec à Montréal. Elle a aussi effectué des études de troisième cycle à l’École des hautes études en sciences sociales en anthropologie sociale.
Suite à la publication du rapport Proulx et à la promulgation de la loi 118, elle a plaidé contre un projet de « laïcité à la française » pour le Québec.
Toutes nos félicitations!
 
Source : Dostaler Benoit; Université de Montréal; 04 octobre 2011
Edith Richard, 10 octobre 2011.

Rétribution contraire à la dignité

L’Association de culture universitaire et technique (ACUT), une association proche de l’Opus Dei, a dû répondre devant les tribunaux français d’une accusation de « travail dissimulé » et de « rétribution contraire à la dignité. »
L’unique plaignante, formée à l’école d’hôtellerie de Dosnon,  Catherine Tissier, dit être entrée à 16 ans à l’Opus Dei comme numéraire auxiliaire, avoir été exploitée, sans rémunération, durant treize ans dans les différents établissements hôteliers de l’œuvre dont le château de Chevrelles.
L’avocat de la plaignante, Me Bosselut,  a défini le statut de numéraire auxiliaire, un statut qui n’existe que dans l’Opus Dei: « c’est une femme laïque chargée des tâches domestiques; elle réside dans des conditions austères et accompli un travail harassant, sept jours sur sept, dix heures par jour, sans contrat de travail. » Sa raison de vivre : « travailler tout le temps pour gagner rien ou pas grand-chose » dans les résidences de l’Opus Dei. Quant à la paie de la plaignante, elle était « versée sur son compte bancaire mais ses chèques étaient à la disposition de ses employeurs. »
« Le droit du travail a été complètement ignoré, » a estimé la procureure Flavie Le Sueur avant de requérir 30 000 euros d’amende contre l’ACUT.
Même si la défense s’est évertuée à convaincre le tribunal correctionnel de Paris que le dossier n’avait rien à voir avec l’Opus Dei, il lui reconnaît seulement « un partenariat pour des activités à caractère spirituel. »
Le délibéré du procès est attendu le 24 novembre.

Source : LEMONDE.FR avec AFP; 23 septembre 2011
Edith Richard, 28 septembre 2011.

Décès de Francine de La Gorce

Francine de La Gorce, une ancienne vice-présidente du mouvement ATD Quart Monde,
est décédée le 7 septembre dernier après 51 ans d’engagement auprès des plus démunis.  C’est à la fois à une femme de caractère et l’une des grandes figures du mouvement ADT Quart Monde  que proches et militants, réunis pour ses obsèques, ont rendu hommage. Depuis plusieurs années, Francine de La Gorce se battait contre le cancer. Un combat qui ne lui a jamais fait abandonner la lutte contre l’exclusion.
Une ténacité qui ne l’a pas quittée depuis 1960, alors qu’elle est témoin d’une tragédie insoutenable dans un bidonville insalubre de la banlieue est de Paris.  Deux enfants périssent dans un incendie qui a dévasté les igloos de fibrociment abritant les familles. Elle rejoint alors le Père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD, installé au milieu des abris de fortune.
Pour Bruno Couder, volontaire d’ATD, Francine de La Gorce a donné corps à l’une des composantes essentielles du mouvement présent dans 29 pays sur les cinq continents.
Selon lui, « Elle a fait de la famille le premier support de lutte contre la pauvreté; il fallait toujours tenter de retrouver l’entourage des gens qui a priori apparaissaient comme seuls dans la misère. »

Source : La Croix; 12 septembre 2011
Edith Richard, 19 septembre 2011

Femmes et religions abrahamiques au Québec

Les 8, 9 et 10 septembre derniers s’est tenu à l’Université de Montréal un colloque dédié aux femmes et à leur place au sein des religions abrahamiques.
Organisé par le Comité exécutif du Centre islamique libanais, il avait pour thème : Islam, Pluralisme et globalisation.
« Au Québec, les femmes sont considérées comme des citoyennes à part entière, elles ont accès à l’éducation, à la propriété et au droit de vote. Elles ont de plus en plus accès à l’équité salariale et à des choix diversifiés de carrière. Cependant, quand il s’agit d’exercer leur pleine autodétermination au sein de leur communauté de foi ainsi que dans différents secteurs de la société, elles sont souvent reléguées à des fonctions subalternes », indiquent les organisateurs.
Le Colloque voulait favoriser une réflexion sur la place de ces femmes qui veulent vivre pleinement leur foi tant au sein de leur communauté de foi que de la société québécoise.
Ce Colloque était ouvert au grand public.

Source : Radio-Ville-Marie, PROXIMO, 3 septembre 2011
Edith Richard, 12 septembre 2011.

Un geste courageux

Le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston, a publié une liste de 159 prêtres de son diocèse accusés d’actes de pédophilie depuis 60 ans.
Dans une lettre datée du 25 août, il explique cette décision sans précédent.
« L’archidiocèse évalue continuellement sa politique et ses pratiques pour s’assurer que ses efforts de protection de l’enfance et de prévention des abus sexuels soient encore renforcés. Dans ce but, j’ai décidé de partager les informations que nous avons au sujet du clergé accusé d’avoir abusé sexuellement des mineurs.
Ayant rencontré des centaines de victimes, je sais pertinemment les cicatrices qu’elles portent. Et je porte en moi chaque jour la douleur de l’échec de l’Église. »
La liste contient les noms des prêtres et des diacres condamnés par la justice américaine et par l’Église.
En 2002, le diocèse de Boston a été à l’origine des révélations des abus sexuels commis par le clergé aux USA. Il avait alors été démontré que les prédécesseurs du cardinal O’Malley avaient tout fait pour étouffer les divers cas dont ils avaient eu connaissance.
Depuis sa nomination en juillet 2003, l’archevêque O’Malley s’est énormément investi pour que justice soit faite et que de tels abus ne se reproduisent pas.
Source : Catholic News Agency (CNA) ; 27 août 2011. Via Proximo; RVM; 03 sept. 2011
Edith Richard, 5 sept. 2011.

Le cardinal Policarpo navré!...

L’ordination des femmes est impossible
Le patriarche de Lisbonne clarifie ses déclarations antérieures

Sur la question de l’ordination des femmes, le cardinal José Policarpo, patriarche de Lisbonne (Portugal) est « en communion avec le pape ». Il clarifie cette question dans une lettre publiée récemment à la suite de la polémique qu’ont suscitée certaines de ses déclarations (« aucun obstacle théologique ne s’opposerait à l’ordination des femmes ») parues dans le dernier numéro de la revue portugaise de l’ordre des avocats.
Dans son explication, le cardinal Policarpo reconnaît que lui-même n’a jamais « traité la question de manière systématique ».
« Les réactions à cet entretien, dit-il, m’ont obligé à considérer la question avec plus d’attention. N’ayant pas tenu assez compte notamment des dernières déclarations du magistère, j’ai donné lieu à ces réactions », a-t-il souligné.
C’est pourquoi, a-t-il ajouté, « j’estime qu’il est de mon devoir de clarifier ma position aux yeux des fidèles ».
Le cardinal a souligné qu’il serait navré de savoir que ses paroles « ont pu jeter le trouble quant à son adhésion à l’Église et à la parole du Saint-Père ».
« Nous sommes donc invités à respecter le magistère du Saint-Père, dans l’humilité de notre foi (…) » a conclu le cardinal Policarpo.

Source : ZENIT. Org, 08 juillet 2011
Edith Richard, 11 juillet 2011.

Le diaconat pour les femmes

Allemagne : Les femmes catholiques demandent le diaconat féminin
La communauté des femmes catholiques d’Allemagne (KFD) demande l’introduction du diaconat pour les femmes. À l’inverse de la prêtrise, le diaconat féminin pourrait « être rapidement accepté » a déclaré Anna Maria Mette, vice-présidente de la KFD, ce week-end à Münster.
Anna Maria Mette s’exprimait lors de la journée des femmes du diocèse de Münster qui a rassemblé quelque 4000 personnes sous le thème « Vraiment femmes ». Elle a demandé aussi que les femmes aient davantage accès aux fonctions dirigeantes dans l’Église et puissent contribuer à la formation des  prêtres.
Les femmes ont souhaité enfin l’accès aux sacrements pour les divorcés remariés.

Source : Radio-Ville-Marie, PROXIMO, apic/ kna, 09 juillet 2011
Edith Richard, 11 juillet 2011.

Une relation de confiance

Dans un long entretien au magazine italien 30 Giorni, le nouveau préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, Mgr Braz de Aviz, annonce qu’il souhaite « reconstruire une relation de confiance » avec les responsables des ordres et congrégations religieuses dans le monde.
Dans une critique à peine voilée de son prédécesseur, le cardinal slovène Franc Rodé, l’ancien archevêque de Brasilia reconnaît qu’il a constaté, à son arrivée à Rome, « qu’il y avait beaucoup de méfiance de la part des religieux à cause de certaines positions prises précédemment. »
« On peut traiter les problèmes d’une autre manière »
Concernant l’inspection en cours actuellement dans les congrégations religieuses féminines américaines, Mgr Braz de Aviz reconnaît que « cela n’est pas une affaire facile. »
« Il y avait la méfiance, de la confrontation, raconte-t-il. Nous leur avons parlé, leurs représentantes sont aussi venues ici, à Rome. Nous avons commencé à écouter. »
« Cela ne veut pas dire que les problèmes n’existent pas, souligne-t-il. Mais on peut les traiter d’une autre manière. Sans condamnation préalable. »

Source : La Croix – Rome, N.S., 06 juillet 2011
Edith Richard, 11 juillet 2011.

Rome et la Fraternité Saint-Pie X

Les négociations théologiques entre le Saint-Siège et les traditionalistes de la Fraternité Saint-Pie X, commencées en octobre 2009, seraient terminées. Seuls les disciples de Mgr Lefebvre communiquent sur l’affaire.
« J’ai été invité à me rendre à Rome auprès du cardinal Levada, ( NDLR : préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi) et ce sera pour la mi-septembre. C’est tout ce que je sais », a dit Mgr Bernard Fellay, supérieur général de Saint-Pie X. « Nous recevons de la part de Rome des messages contradictoires » a-t-il également confirmé.
Après la phase technique et la mise au clair des positions de chacun, le dossier va désormais être traité, et réglé au sommet, par le pape et le supérieur général.
Benoit XVI joue gros dans ce dossier. Il se trouve face à une blessure personnelle. Joseph Ratzinger était en première ligne en 1988 lors du schisme. Jean-Paul II l’avait missionné pour tenter d’empêcher les quatre ordinations épiscopales décidées par Mgr Lefebvre. En vain. Leur retour au bercail demeure un objectif pour un pontife qui souffre des divisions.

Source : Témoignage chrétien, Philippe Clanché 30 juin 2011
Edith Richard, 11 juillet 2011.

Absence d’obstacle théologique à l’ordination des femmes


La question de l’ordination des femmes prêtres dans l’Église catholique a été rouverte, lundi, par la publicité faite autour des propos tenus par le patriarche de Lisbonne, le cardinal José Policarpo, déclarant qu’aucun obstacle théologique ne s’opposait à l’ordination des femmes.
Dans un entretien accordé en mai au bulletin des avocats portugais, intitulé Oa, le patriarche de Lisbonne a déclaré « qu’il existe une égalité fondamentale entre tous les membres de l’Église » et que, selon lui « l’absence de femmes prêtres dans l’Église relève avant tout de la tradition. »
Ajoutant que l’ordination des femmes interviendra « quand Dieu le voudra », le patriarche estime que cette évolution ne se produira « pas de (son) vivant » et que « le moment n’est pas venu aujourd’hui de poser la question. »
Cette déclaration survient après la décision de Benoit XVI de relever de sa charge pastorale Mgr W. Morris d’Australie qui avait rédigé une lettre dans laquelle il défendait l’ordination des hommes mariés et des femmes. « Mon objectif était d’ouvrir le débat sur le déclin des vocations dans le pays, pas de bouleverser le fonctionnement de l’Église, » s’était expliqué Mgr Morris.

Source : La croix, Bruno Bouvet, 28 juin 2011
Edith Richard, 5 juillet 2011.

Lise Bissonnette – honorée

Lise Bissonnette  recueille, à juste titre, de nombreuses distinctions.
Récemment elle a reçu dans le cadre des Prix du Québec, le Prix Georges-Émile-Lapalme 2010, dans la catégorie : culturelle; et l’Université d’Ottawa lui a remis un doctorat honorifique décerné par la Faculté des sciences sociales.
Dans un article substantiel, Ariane Émond met en évidence les qualités exceptionnelles de cette « intellectuelle déterminée, généreuse et socialement engagée qui a chéri la langue française comme un puissant vecteur de culture. »
« Le prix Georges-Émile-Lapalme honore cette année une figure prépondérante du domaine culturel, une femme d’idées et une bâtisseuse de premier plan. »
Allan Rock, recteur de l’université d’Ottawa, a déclaré lors de la remise du Doctorat honoris causa : « C’est une grande intellectuelle aux multiples talents qui a contribué activement au libre échange des idées en Amérique du Nord. »

Source : Les prix du Québec, Ariane Émond
             Le Devoir, Valerian Mazataud, 13 juin 2011
Edith Richard, 24 juin 2011.

Des nouvelles du Vatican

Le 13 juin dernier, Benoit XVI réunissait les chefs des dicastères de la Curie romaine. Ces réunions sont plutôt rares parce que c’est habituellement sur une base individuelle  que le pape rencontre ses « ministres ».

À l’ordre du jour de cette rencontre des chefs des dicastères : la vie consacrée.

Trois points ont retenu l’attention.
1. La distinction nécessaire entre communautés masculines et féminines pour une vie communautaire séparée.
2. Les laïcs ne doivent pas exercer une fonction d’autorité sur des religieux, tel aurait été le sens d’une des interventions du cardinal Marc Ouellet, préfet pour la congrégation pour les  Évêques.
3. Ensuite a été abordée la question sensible de l’exercice d’autorité par les fondateurs.  

L’appartenance ecclésiale, l’adhésion au magistère ne doivent pas passer au second plan derrière l’obéissance au fondateur.

On se souviendra  de Joan Chittister qui avait assisté à la conférence sur l’ordination des femmes tenue à Dublin en 2001 cela, malgré l’interdiction de Rome qui l’avait sommée de rester dans son monastère. Invoquant l’obéissance supérieure à la règle de St-Benoit elle avait déclaré : « La tradition bénédictine n’est pas d’obéissance soumise mais d’obéissance fondée sur le discernement et la responsabilité personnelle. »

Source : La croix, 14 juin 2011, Frédéric Mounier
             Catholic Insight, janv. Fév. 2002
Edith Richard, 16 juin 2011.

Élisabeth Garant, Prix des Journées sociales 2011

Les Journées sociales 2011, tenues du trois au cinq juin dernier à Valleyfield, ont honoré Élisabeth Garant en lui décernant le prix des Journées sociales 2011.
Directrice du Centre justice et foi et de la revue Relations, Élisabeth Garant est aussi consultante à la Commission des affaires sociales de la Conférence catholique des évêques du Canada.
Éminente personnalité, elle a contribué, par son engagement et son leadership, à la cause de la justice dans la société et dans l’Église. Elle fait l’histoire en tant que première et seule femme  à diriger un centre jésuite d’analyse sociale à travers le monde.
À l’occasion de la remise de ce prix, Marco Veilleux a rendu hommage à « cette travailleuse infatigable, fine analyste de la question sociale, passionnée des droits humains, de la cause des femmes et de la solidarité avec les plus vulnérables. » 

Edith Richard, 13 juin 2011.

Une amérindienne chez les Ursulines

Esther Wheelwright,  une remarquable oubliée.
Née en 1696, elle est issue d’une famille de notables colons anglais puritains, fondateur de la ville de Wells en Nouvelle-Angleterre.   
Au cours d’une razzia à Wells par les abénaquis et les français, la petite Esther âgée de 7 ans est enlevée et adoptée par les abénaquis.  Trouvée plus tard par les missionnaires, elle était devenue une véritable amérindienne qui ne parlait plus anglais.
Lorsque ses parents la réclament au gouverneur Philippe de Rigaux de Vaudreuil, ce dernier s’engage à leur remettre leur fille; il l’amène à Québec mais elle ne peut partir en raison de la guerre. Pensionnaire chez les Ursulines, elle est éduquée dans la religion catholique et la culture française. Tellement bien intégrée, elle refuse de retourner chez ses parents.. Quelques années plus tard elle demande à devenir religieuse.
À 16 ans, en 1712, elle devient novice chez les Ursulines sous le nom d’Esther-Marie-Joseph de l’Enfant-Jésus et en 1760 elle est élue supérieure de sa communauté, poste qu’elle occupe jusqu’en 1772.
Diplomate efficace entre les religieuses et les Britanniques, elle a également réussi à rétablir la stabilité financière des Ursulines pendant les 20 années les plus difficiles de la communauté. Elle décède en 1780 à l’âge de 84 ans.
Un reportage sur Esther Wheelwright a été présenté à Radio-Canada le 19 juillet 2008 à l’émission « Les remarquables oubliés ».

Source : Radio-Canada, Zone Radio
Edith Richard, 26 mai 2011.

Une femme engagée : Agnes Lisolo

   « Nous n’avancerons dans nos Églises et dans la société qu’en reconnaissant les dons apportés par les femmes. » Ainsi s’exprimait la vice-présidente du Conseil synodal de l’Église évangélique réformée de Fribourg en remettant le « Prix Sylvia-Michel » à la zambienne Agnes Lisolo pour son engagement dans l’action sociale et diaconale dans son pays.
Le Prix Silvia-Michel, doté d’une bourse de 5,000$,  porte le nom de la première femme présidente d’une Église en Europe et est décerné par les Églises suisses pour encourager et distinguer des femmes qui assument des fonctions dirigeantes dans le monde entier.
Agnes Lisolo,  infirmière zambienne,  a été honorée pour avoir créé le Liyoyelo Batik Centre à Senanga  une communauté dans le sud-ouest de la Zambie.
« Je me sens comblée et confuse… C’est trop pour moi »  a déclaré la lauréate en toute modestie, elle qui passe ses années de retraite à modifier tranquillement la vie des femmes de sa communauté rurale par un projet combinant procuration de revenus, soins de santé et formation au leadership en vue d'assumer des fonctions de direction dans leurs Églises, les institutions proches de leurs Églises  et de leurs villages.

Source : APIC 2011-03-21
Edith Richard, 20 avril 2011.

On ne badine pas avec l’ordination des femmes

Le National Catholic Reporter rapporte avoir reçu, par fax, copie de la lettre, datée du 18 mars 2011, adressée à Maryknoll Fr. Roy Bourgeois de la part du  supérieur général de sa communauté, Maryknoll Fr. Edward Dougherty, lui ordonnant  de se rétracter  dans les quinze prochains jours au sujet de sa déclaration appuyant l’ordination sacerdotale des femmes.
S’il n’obtempère pas à cette requête dans les délais prescrits, son dossier sera transmis à la Congrégation pour la doctrine de la foi qui verra à sa réduction à l’état laïc.
Le Père Bourgeois appartient à la Société des missions étrangères catholiques d’Amérique  (The Catholic Foreign Mission Society of Maryknoll)  fondée en 1911 après le XXIe congrès eucharistique de Montréal (1910) par deux prêtres de Caroline du Nord.
La maison-mère est située à Ossining dans l’état de New York.
La société a joué un rôle missionnaire important en Chine et en Asie jusqu’en 1950. Elle s’est tournée vers l’Amérique latine à partir de la Seconde Guerre mondiale.
La Société comprend maintenant (2008) 550 prêtres et frères qui œuvrent  maintenant sur les cinq continents.

Source : National Catholic Reporter
Edith Richard, 30 mars 2011.

Il invite l’Église à desserrer le corset de la tradition

La revue Études vient de publier un excellent article rédigé par Joseph Moingt s.j. intitulé « Les femmes et l’avenir de l’Église. »
Après avoir reconnu qu’un trait majeur du XXième siècle est l’extraordinaire révolution féministe qui a libéré les femmes de la tutelle parentale et maritale, le théologien met ce fait en parallèle avec le déclin de l’Église catholique qui a perdu sa sphère d’influence sur la société et les individus. Il se pose la question : « Y a-t-il une corrélation entre ces deux aspects de l’évolution que nous vivons? »
Même si l’Église se flatte d’avoir enseigné le respect de la femme au monde païen ou barbare, elle a tout de même résisté à son émancipation dans les domaines civil et religieux.
L’auteur suggère à l’Église de relire les Évangiles au féminin pluriel. « (…)quand la tradition n’a pas de réponse à des problèmes nouveaux et se refuse à celles qui se proposent, le recours aux Écritures s’impose de plein droit. (…) Introduire dans l’Église un peu de féminité (…) ce sera y verser la part d’humanité trop réduite ou masquée par un pouvoir exclusivement masculin et sacré, c’est-à-dire intolérant. »
Un article à lire absolument.

Source : Études; janvier 2011; no 4141; pp 67-76
Édith Richard, 14 mars 2011

Anne Michaud – Prix du Gouverneur général

La Gazette des femmes fait état du Prix du Gouverneur général décerné à Anne Michaud pour sa lutte pour la sécurité des femmes dans les villes et pour la reconnaissance de l’égalité des sexes dans la gouvernance locale.
La feuille de route d’Anne Michaud est impressionnante, entre autres : En 1980, mise sur pied du Mouvement contre le viol; cofondatrice du Regroupement québécois des CALACS (Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel); lancement et coordination  des manifestations « La rue, la nuit, femmes sans peur »; consultante en aménagement urbain sécuritaire pour les municipalités.
Bonification de la signalisation, amélioration de l’éclairage, possibilité de descendre entre deux arrêts d’autobus sont autant de pas importants qu’ont franchis les villes québécoises au cours des dernières années, grâce à la militance énergique d’Anne Michaud.
« Afin que la sécurité en ville et l’égalité des sexes deviennent réalité, l’annihilation du système patriarcal est nécessaire.  (…) Le problème, c’est que même s’ils (les élus) sont en faveur de l’égalité, ils ont les mains liées dès que l’on parle d’argent. (…)
Pour gagner de la visibilité dans la rue tout autant que pour élaborer des politiques locales, il faut aussi d’être entendue. C’est le dessein d’Anne Michaud. »

Source : Gazette des femmes; janvier-février 2011 pp 1-2;  Josée Descôteaux
Edith Richard, 9 mars 2011.

Le travail des femmes revisité

Le neuvième colloque interdisciplinaire de l’Université féministe d’été (UFÉ) se tiendra à l’Université Laval du 22 au 28 mai prochain. Le thème de l’activité «Revisiter le travail des femmes» a été choisi cette année afin de mettre en lumière les analyses féministes relatives au travail et ainsi réfléchir aux défis actuels et futurs pour les femmes et l’égalité.
Selon Mme Huguette Dagenais, une des organisatrices, «Le colloque est l’occasion de passer une semaine complète ensemble, ce qui mène à beaucoup de discussions et de réseautages. C’est très convivial, il se forme ici des réseaux informels et les gens apprécient beaucoup ces contacts directs avec les spécialistes.»  
L’originalité, dira Mme Dagenais, c’est qu’on peut s’y inscrire comme à n’importe quel colloque, pour l’acquisition d’une formation continue ou par simple intérêt personnel ou professionnel, et ainsi obtenir une reconnaissance pour ce qu’on y apprend sans aucun préalable. Toute  personne intéressée  à approfondir ses connaissances sur le sujet est donc la bienvenue.

Info, programme et inscription : www.fss.ulaval.ca/universitefeministedete.

Source : Le Devoir; 2 mars 2011; Cahier C 2; Valérie R. Carbonneau
Edith Richard, 2 mars 2011.

Des femmes puissantes

Dilma Rousseff, Angela Merkel, Ellen Johnson Sirleaf… brefs portraits de femmes de pouvoir qui compteront en 2011 sur la scène politique internationale. Et de celles qu’on espère entendre davantage.
C’est la femme la plus en vue en ce début d’année : en prenant les commandes du Brésil, Dilma Rousseff devient la présidente d’un pays désormais incontournable dans le concert des nations.
Quatrième femme la plus influente du monde en 2010, selon le magazine Forbes, la chancelière allemande Angela Merkel restera le maillon fort de l’Union européenne en 2011, après avoir imposé son leadership lors des crises qui ont frappé la zone euro.
Au Libéria, la première femme élue présidente sur le continent africain visera sa réélection. Intronisée en 2006, Ellen Johnson Sirleaf briguera un second mandat en 2011. Elle symbolise une certaine féminisation de la politique en Afrique.
D’autres femmes de pouvoir : Michelle Bachelet présidente d’ONU Femmes et  Christina Figueres chargée à l’ONU de mener les négociations sur la lutte contre le réchauffement climatique.
La républicaine américaine, Sarah Palin et le Tea Party qu’elle influence risque encore de faire parler d’elle davantage pour le pire que pour le meilleur.

Source : netFemmes, 12 janvier 2011
Edith Richard, 14 frévrier 2011.

Un manifeste audacieux et courageux

Plus de 150 théologiens germanophones, soit le tiers des 400 professeurs de théologie catholique enseignant dans les universités allemandes, ont signé un manifeste appelant l’Église catholique à entreprendre des réformes de fond. En voici les principales idées.
 « En tant que professeur(e)s de théologie, nous n’avons pas le droit de nous taire plus longtemps. Nous avons la responsabilité d’apporter notre contribution à un véritable nouveau départ (…) Nous voulons saisir les signes de renouveau et de dialogue qui ont été émis ces derniers mois par quelques évêques dans des discours, des homélies ou des interviews. (…) L’idée s’est imposée à de nombreux chrétiens et chrétiennes responsables, ordonnés ou non, que des réformes étaient nécessaires. Cet appel à un dialogue ouvert sur les structures de pouvoir et de communication, sur la forme des ministères et la participation des fidèles à la responsabilité ecclésiale, ainsi que sur la morale et la sexualité, a suscité des attentes.
 (…) C’est le message libérateur de l’Évangile qui constitue le critère d’une Église crédible, de son action, et de sa présence dans la société.
(…) Le dialogue ouvert à propos de ces réformes doit être mené dans les domaines d’action suivants :

1.   Structures participatives  (…) la participation des fidèles est une pierre de touche de la crédibilité du message libérateur de l’Évangile.
2.   Paroisse  (…) Le ministère ecclésial doit servir la vie de la paroisse, et pas l’inverse. L’Église a aussi besoin d’hommes mariés et de femmes aux ministères ecclésiaux.
3.   Culture du droit  La protection des droits et la culture du droit dans l’Église doivent être améliorés d’urgence.
4.   Liberté de conscience   Respecter la conscience individuelle.
5.    Réconciliation (…) Le rigorisme moral péremptoire ne sied pas à l’Église.    
6.   Le culte  La liturgie vit de la participation active de tous les fidèles. »


Source : Témoignage chrétien  Traduction fr. par Jérôme Anciberro  05 février 2011
Edith Richard, 7 février 2911.

Le «viol correctif»

Le «viol correctif» est une pratique odieuse consistant à violer les femmes lesbiennes pour les corriger de leur homosexualité. Il atteint des sommets en Afrique du Sud. Mais cet acte abominable n’est même pas classé dans les crimes de haine. Les victimes sont souvent noires, pauvres, lesbiennes et très marginalisées.
Millicent Gaika a été ligotée, étranglée, torturée et violée cinq heures durant par un homme se vantant de la «soigner» de son homosexualité. Elle a difficilement survécue.
Dans un petit refuge de la ville du Cap, quelques militantes courageuses sont en train de risquer leur vie pour faire en sorte que le cas de Millicent fasse changer les choses. Leur appel au Ministère de la justice a dépassé les 140 000 signatures. Mais le ministre n’a pas répondu à leurs demandes d’action.
Elles lancent l’appel suivant. Des quatre coins du monde, mettons en lumière cette pratique horrible. Si nous sommes suffisamment nombreux à donner de l’ampleur à cette campagne nous pourrons atteindre non seulement le ministre de la justice mais aussi le président Zuma. Appelons le président Zuma et le ministre de la justice à condamner publiquement et pénalement le «viol correctif» et les crimes de haine, avec mise en application immédiate, assortie de mesures d’éducation et de protection des victimes. Soutenez le réseau Avaaz. Une pétition contre le viol des lesbiennes en Afrique du Sud.
http://secure.avaaz.org/fr/

Source : Avaaz
Edith Richard, 31 janvier 2011.

Ordination d’hommes mariés ?

Les évêques catholiques allemands sont appelés à s’engager pour l’ordination d’« hommes mariés ayant fait leurs preuves », que l’on appelle dans le langage ecclésial des « viri probati ». Dans une déclaration publiée le 21 janvier dernier à Berlin, des personnalités démocrates-chrétiennes, soutiennent l’ordination d’hommes mariés et insistent  sur la situation de détresse pastorale extraordinaire rencontrée dans de nombreuses communautés sans prêtres privées de messes le dimanche.
Les signataires de l’appel, dont huit hommes politiques de haut rang, interpellent les évêques allemands, pour qu’ils s’engagent « avec insistance avant tout à Rome » pour l’ordination de « viti probati » au sein de l’Église universelle.
Ces politiciens se réunissent depuis longtemps dans un « Cercle d’amis » et se sont déjà à plusieurs reprises prononcés publiquement sur des questions concernant l’Église.
Cette demande n’est pas nouvelle. Déjà le Synode de Wurtzbourg (1972-75) avait abordé le cas des « viri probati », mais en raison d’un veto il n’y avait pas eu de résolutions à ce propos. Les évêques avaient alors assuré que si le manque de prêtre devait continuer de s’accroître, il faudrait alors reprendre la discussion. « Ce temps est maintenant vraiment arrivé » déclarent les signataires. Ils citent également une déclaration dans ce sens sur les « nouvelles formes de ministère », faite dans les années 70 par le théologien Joseph  Ratzinger, l’actuel pape Benoit XVI.

Source : APIC 2011-01-23  publié sur radiovm.com
Edith Richard, 24 janvier 2011.

Traite humaine

Le Centre justice et foi est membre du CATHII (Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale). Cet automne, plusieurs documents gouvernementaux ont été rendus publics concernant la traite des humains au Canada.
Il est important d’analyser chacune des stratégies, politiques ou mesures proposées afin de s’assurer que la protection et l’intérêt des victimes soient au cœur des préoccupations.
Le CATHII nous propose un excellent document de réflexion Agir contre la traite humaine. Il fait un résumé critique de trois projets de plan d’action national visant la lutte contre la traite des personnes au Canada : Tour d’horizon, Relier les pointillés et Invisible Chains.
Le CATHII propose aussi un blogue qui présente des nouveautés toutes les semaines.
Le Centre justice et foi nous suggère de nous y inscrire pour nous tenir au courant des enjeux concernant la traite humaine.   

Pour vous inscrire à Cathii

Source : Centre justice et foi www.cjf.qc.ca 16 décembre 2010
Edith Richard, 16 janvier 2011

Apaisement chez les religieuses américaines

L’enquête du Vatican sur la vie apostolique des religieuses américaines est terminée depuis le 15 décembre. Le climat semble s’être apaisé dans de nombreuses communautés. « Loin d’être une inspection de police, cette enquête s’est révélée extrêmement positive pour nos communautés », reconnaît soulagée, Sœur Ellen Kelly.
Supérieure provinciale des Sœurs du Bon-Pasteur à New York, elle partageait la surprise, voire les soupçons, de beaucoup de ses consœurs, lorsque le Saint-Siège annonça en janvier 2009 qu’elles seraient interrogées sur la «qualité»  de leur vie apostolique.
« En réalité, les équipes de religieux envoyés par le Saint-Siège ont montré une grande écoute et nous ont donné l’occasion de témoigner du charisme propre à chacune de nos communautés. »
D’autre, en revanche, ont estimé que cette visite apostolique manquait de « transparence » et ont soupçonné une tentative de la hiérarchie masculine romaine pour remettre dans le droit chemin des sœurs émancipées.
Certaines ont même refusé de répondre au questionnaire au point que Mère Mary Clare Millea  qui coordonne la visite apostolique avait dû écrire en janvier 2010 aux congrégations pour leur dire sa « tristesse » et sa « déception ». 
À la fin de ces visites, elle enverra au Vatican un rapport sans que l’on sache aujourd’hui ce qu’il adviendra des enquêtes menées.

Source : La Croix; 12 novembre 2010
Edith Richard, 10 janvier 2011

Les femmes migrantes attendent que leurs droits soient reconnus

Mgr Antonio Maria Vegliò, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, a invité les gouvernements à revoir les politiques et les règles qui compromettent la tutelle des droits fondamentaux pour les femmes immigrantes.
Au cours de la rencontre organisée par Caritas internationalis tenue à Saly au Sénégal du 30 novembre au 2 décembre, l’archevêque a rappelé que les femmes migrantes sont employées  dans le secteur domestique,  privées de droits humains les plus élémentaires et parfois, sont abusées dans la sphère domestique.
Il a affirmé : « La théologie de la mobilité humaine affirme la culture du respect du migrant, l’accueil, l’égalité et la valorisation des diversités légitimes, capables de faire voir les femmes migrantes comme porteuses de valeurs et de ressources. »
La dépêche se termine par une déclaration qui semble comporter une certaine ouverture. « Pour sa part, l’Église continuera à accueillir fraternellement les migrants qui proviennent d’Églises sœurs afin de partager avec eux la richesse de la diversité et de proclamer ensemble l’Évangile par la parole et l’action. (…) Dans la perspective d’une Église ministérielle,  missionnaire et plus attentive au laïcat – a affirmée Mgr Vegliò – une présence adéquate et une juste ministérialité de la femme devra être mieux approfondie, reconnue et valorisée… »

Source : Zenit.org; 2 décembre 2010
Edith Richard, 7 décembre 2010.

6 décembre 1989  -  Je me souviens

Vingt-et-une années se sont écoulées depuis l’assassinat de quatorze jeunes femmes en moins de vingt-deux minutes à l’École Polytechnique avec une arme d’assaut, un Ruger Mini-14 acquis légalement. Cette arme est encore vendue aujourd’hui comme une simple arme de chasse non restreinte.
L’horreur de cette tuerie a  provoqué la mise sur pied d’un vaste mouvement à l’échelle nationale qui a amené le gouvernement fédéral à voter, en 1995,  La loi sur les armes à feu  rendant obligatoire pour les propriétaires d’armes l’obtention d’un permis renouvelable et l’enregistrement unique de toutes les armes.
«La loi sur le contrôle des armes à feu est un monument à la mémoire des victimes de la tuerie de l’École Polytechnique.»         Suzanne Laplante-Edward, mère d’Anne-Marie
Il y a quelques mois, la députée manitobaine, Candice Hoeppner a déposé le projet de loi C-391  qui proposait de mettre fin à l’enregistrement obligatoire de toutes les armes d’épaule.
Comment ne pas s’étonner  que ce soit  justement une femme qui parraine ce projet de loi alors que le contrôle des armes à feu représente pourtant un pas en avant dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes?  Vous avez dit : solidarité?
Le 22 septembre, l’effort concerté des défenseurs du contrôle des armes a mené par deux voix à la défaite du projet de loi C-391. Cependant, immédiatement après le vote, le premier ministre, Stephen Harper, a affirmé que «le parti conservateur persistera tant que le registre ne sera pas aboli.»
La lutte pour préserver l’intégrité du contrôle des armes à feu n’est pas terminée.
Les familles des victimes de Polytechnique proposent des gestes concrets, entre autres :
-Appelez au 1-800-O-Canada ou visitez www.part.gc.ca pour trouver les coordonnées de votre député(e) afin de lui témoigner votre appui au contrôle des armes.
-Gardez en tête le contrôle armes lorsque vous voterez aux prochaines élections.

Edith Richard, 25 novembre  2010.

L’Arabie saoudite à l’ONU Femmes !

La nouvelle agence  des Nations unies consacrée à la condition féminine, ONU Femmes, est en voie de formation de son conseil d’administration.
Onze pays asiatiques étaient candidats pour dix sièges.
L’Iran  n’a obtenu que  dix-neuf voix; il lui en aurait fallu vingt-huit pour faire partie des quarante-et-un pays membres du conseil d’administration.
« C’est une expression de désapprobation du bilan de l’Iran en matière de droits » de la femme a souligné l’ambassadrice de Norvège Morten Wetland.
Cependant l’Arabie saoudite était assurée d’obtenir l’un des deux sièges réservés aux nouveaux États donateurs de cet organe destiné à accélérer l’amélioration de la condition des femmes dans le monde.
« L’Arabie saoudite n’aurait pas dû être autorisée à entrer dans le conseil d’administration. Ils ont l’un des bilans les pires dans le monde en termes de droits des femmes », a dit Philippe Bolopion, un spécialiste de l’ONU à l’ONG Human Rights Watch.
Du travail pour Michelle Bachelet.

Source : AFP via Le Devoir; 11 novembre 2010l p. A 5
Edith Richard, 11 novembre  2010.

L’ordination des femmes : un débat ouvert en Pologne

Au Synode de l’Église luthérienne de Pologne réuni du 15 au 17 octobre 2010, la proposition en faveur de l’ordination des femmes a été rejetée : 33 voix contre, 20 pour et 7 abstentions.
Un porte-parole du Synode a déclaré que, malgré la décision prise par son principal organe directeur de ne pas ordonner les femmes, le débat n’est pas clos pour autant. « Ce n’est pas une décision définitive. Quand le nouveau synode sera élu en 2012, on peut s’attendre à ce que de nouvelles voix s’élèvent en faveur de l’ordination des femmes », a déclaré Wojciech Pracki, pasteur de l’Église évangélique de la Confession d’Augsbourg en Pologne, qui compte 80 000 membres inscrits.
Le pasteur  estime « qu’aucun argument théologique n’a été avancé contre l’ordination des femmes. Les véritables raisons seraient plutôt de nature organisationnelle ».
Le président du Synode luthérien de Pologne, Waldemar Pytel, a déclaré que « la décision du Synode avait été influencée par la prédominance de l’Église catholique romaine en Pologne et qu’elle touche à l’avenir des relations œcuméniques ».

Source : APIC 4 novembre 2010
Edith Richard, 8 novembre 2010.

La résolution 1325 du Conseil de sécurité fête son dixième anniversaire

La résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Vous connaissez?
Adoptée le 31 octobre 2000, la résolution 1325 a été saluée comme étant la première résolution du Conseil de sécurité à porter sur les femmes et le genre.
Malheureusement, elle demeure relativement peu connue.
Cette adoption historique a été en grande partie le fruit de la mobilisation et du militantisme d’organisations non gouvernementales qui ont su faire pression  sur les membres de l’ONU pour qu’ils inscrivent la question féminine à l’ordre du jour.
LA COALITION SUR LES FEMMES, LA PAIX ET LA SÉCURITÉ a ainsi vu le jour afin d’assurer la sécurité des femmes et leur participation dans la résolution des conflits et la construction de la paix.
La résolution 1325 exhorte le Secrétaire général de l’ONU, les États membres et les parties à un conflit armé à prendre comme mesures concrètes : une représentation accrue à tous les niveaux de prise de décisions en matière de prévention, gestion et résolution de conflit, une formation sur le genre et le VIH/sida, un soutien aux initiatives de paix prises  par des groupes locaux de femmes  ainsi que la protection des femmes et des fillettes face aux violences sexistes.
À l’occasion du dixième anniversaire de la résolution 1325, il y a lieu de se réjouir de son existence, mais il s’agit d’un triste anniversaire puisque la résolution 1325 n’a pas produit les fruits auxquels on s’attendait. « La violence contre les femmes reste un motif de honte collective ». Ban Ki-moon

Source : Kristin Valasek; Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme (INSTRAW)
Edith Richard, 8 novembre 2010.

Les femmes au Synode du Moyen-Orient

Sept femmes ont été invitées comme auditrices au récent Synode du Moyen-Orient. Dans ce cadre, elles ont souhaité que l’Église donne sa « juste » place à la femme. Cela pourrait constituer un témoignage pour les femmes musulmanes parfois «maltraitées» ont-elles affirmé.
Sœur Clauda Achaya Naddaf, supérieure du couvent des religieuses de Notre-Dame du Bon-Pasteur à Damas (Syrie) a déploré que « dans l’instrument de travail du Synode du Moyen-Orient, il n’y ait aucune mention des questions concernant les femmes. La femme est reléguée au second rang ».
« La moitié de la population de la terre sont des femmes. Presque la moitié de ces femmes sont victimes de violence, d’exploitation et vivent dans l’extrême pauvreté, dont les droits sont bafoués» a-t-elle ajouté en souhaitant que le Synode « énonce des propositions qui aideraient à l’application des conventions internationales en faveur des femmes dans nos pays arabes ».   
Jocelyne Khoueiry, membre fondatrice et présidente du mouvement marial « La Libanaise-Femme du 31 mai » (Liban) a souhaité que « la femme chrétienne puisse s’exprimer et témoigner de la beauté de la foi et du vrai sens de la dignité et de la liberté. C’est un témoignage urgent qui interpelle la femme musulmane et ouvre des pistes nouvelles de dialogue » a-t-elle souligné.
L’assemblée spéciale du Synode a voté 44 propositions devant servir à Benoit XVI pour l’élaboration de l’exhortation apostolique post-synodale.
La proposition numéro 27 a pour titre : « Les femmes et les enfants » !!!

Source : ZENIT.org  20 octobre 2010
Edith Richard, 25 octobre 2010.

La Malbaie : les femmes dénoncent l’exploitation sexuelle

Une quinzaine de femmes ont marché récemment dans les rues du centre-ville de La Malbaie afin de sensibiliser les gens à l’exploitation sexuelle dont sont victimes  les jeunes filles et les femmes dans tous les pays du monde.
Organisée en collaboration avec le CALACS de Charlevoix, le Centre-Femmes aux plurielles et la Maison La Montée, cette manifestation voulait souligner la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes.
Même si elles n’étaient pas nombreuses, les marcheuses ont fait du bruit et ont parlé avec des adolescentes afin de les persuader qu’elles avaient de droit de dire NON.
Avant la marche, les femmes s’étaient rassemblées pour visionner le film «Bas ! Au-delà du Red light» qui raconte l’histoire de treize jeunes filles vendues pour la prostitution dans les bordels de Mumbai en Inde.
À l’occasion de la Marche mondiale des femmes du 17 octobre 2010, les femmes demanderont au gouvernement de légiférer en matière de publicité et de ramener les cours d’éducation sexuelle dans les écoles.

Source : L’Hebdo Charlevoisien 30 septembre 2010
Edith Richard, 17 octobre 2010

Féministes d’action

Dans la foulée de leur participation au Rassemblement pancanadien des jeunes féministes tenu en 2008, un groupe de jeunes femmes gravitant autour du Bureau de consultation jeunesse (BCJ) a été interpellé par la question de l’hypersexualisation. Sur la base d’une implication citoyenne, elles ont formé un groupe de travail et développé un outil d’animation-discussion dynamique sur le sujet. Leur but ? Sensibiliser  les jeunes femmes de 14 à 25 ans  à l’hypersexualisation, recueillir leur opinion et rapporter leur parole afin d’alimenter les discussions du BCJ.
Martine Bousquet, travailleuse communautaire au sein de l’organisme, précise : «Les bénévoles ont reçu une formation en technique d’animation, mais n’interviennent pas à titre d’expertes, pas plus qu’elles   n’ont une position arrêtée sur la question. Elles donnent simplement la parole aux jeunes filles sur une question d’ordre social qui les concerne».
Le BCJ est un organisme d’action communautaire autonome qui œuvre auprès des jeunes de 14 à 25 ans sur le territoire du Montréal métropolitain depuis 1970. Son mandat principal est de soutenir les jeunes dans leur cheminement vers une plus grande autonomie dans la recherche de solutions pour améliorer leurs conditions de vie. (N. Bissonnette)

Source : Gazette des femmes ; septembre-octobre 2010 ; p.13
Info : www.bcj14-25.org

Edith Richard, 11 octobre 2010.


Qui l’eût cru?

Qui l’eût cru? Que le pontife suprême de l’Église catholique serrerait la main d’une femme-prêtre ? C’est pourtant ce qui s’est produit lorsque le pape Benoit XVI a été accueilli dans l’abbaye de Westminster par Jane Hedges qui, selon le protocole,  en sa qualité de chanoine anglicane, il revient de recevoir toute personne franchissant le perron de l’abbaye de Westminster.
Jane Hedges est une militante les plus ferventes de l’ordination des femmes, considérée comme «un crime contre la foi» par le pape. Elle est aussi une figure de combat pour la consécration de femmes évêques au sein de l’Église anglicane ; un combat qui suscite la controverse et fait rage depuis de longues années au sein de la branche anglaise de l’Église anglicane.
Pour faire avancer son message, Jane Hedges a rencontré la reine Elizabeth II, l’ancien premier ministre Gordon Brown et de nombreux parlementaires. Elle souligne que la moitié des anglicans pratiquants sont des femmes. Un épiscopat où elles auraient leur place «serait représentatif de l’ensemble de l’humanité comme c’est le cas maintenant pour la prêtrise».


Source : AFP – 17 septembre 2010
Edith Richard, 27 septembre 2010.

Michelle Bachelet à la tête de ONU Femmes

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, vient d’annoncer la nomination de Michelle Bachelet au poste de secrétaire général  adjoint placé sous son autorité.
Mme Bachelet, 58 ans, ex-présidente du Chili et socialiste modérée, reconnue pour son charisme politique,  a été nommée à la tête d’ONU Femmes avec le mandat  d’accélérer l’amélioration de la condition et des droits des femmes dans le monde.
La réputation de Michelle Bachelet n’est plus à faire ; comme présidente du Chili elle a été l’un des chefs d’état les plus populaires. M. Ban a déclaré « Je suis sûr que sous sa direction forte, nous pouvons améliorer la vie de millions de femmes et filles à travers le monde ».
L’assemblée générale de l’ONU avait adopté à l’unanimité une résolution portant sur la création de cette nouvelle structure, ONU Femmes, « une entité puissante, dynamique et efficace pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes » a souligné le secrétaire général de l’ONU.

Source : AFP via Le Devoir 15 septembre 2010
Edith Richard, 19 septembre  2010.

Catéchèses papales sur les femmes

Le pape Benoit XVI a amorcé un cycle de catéchèses sur le rôle des femmes dans la vie de l’Église en s’inspirant de la lettre apostolique de Jean-Paul II Mulieris Dignitatem (1988) dans laquelle l’Église reconnaît les nombreuses manifestations du génie féminin et rend grâce pour les fruits de la sainteté des femmes.
Il convient de dire « au cours des siècles diverses figures de femmes se distinguent par la sainteté de leur vie et la richesse de leur enseignement ».
Dans un premier temps, Benoit XVI évoque la vie de la mystique allemande sainte Hildegarde de Bingen (XIIe s.) surnommée la prophétesse teutonique. « Le style avec lequel elle exerçait le ministère de l’autorité est exemplaire pour toute communauté religieuse » affirme-t-il.
 Concernant les visions mystiques dont la prophétesse a été favorisée, le pape tient à souligner « le sceau d’une expérience authentique de l’Esprit-Saint, source de tout charisme,  la personne dépositaire de dons surnaturels ne s’en vante jamais, ne les affiche pas, et surtout, fait preuve d’une obéissance totale à l’autorité ecclésiale ».
Le message papal sera-t-il entendu par l’association Catholic Women’s Ordination qui se propose de placarder les autobus londoniens d’affiches  « Le pape Benoit XVI doit maintenant ordonner des femmes » lors de la visite du pape en Angleterre du 16 au 19 septembre prochain ???

Source : APIC 2010-08-27
Edith Richard, 6 septembre 2010.

Servants de messe – volte-face du Vatican

Le journal du Vatican, l’Osservatore Romano, dans son édition du 15 août 2010 rapporte que la présence des filles comme enfants de chœur est désormais autorisée lors des cérémonies à l’autel. « L’exclusion des filles, simplement parce qu’elles étaient des femmes, était un lourd fardeau et constituait une profonde inégalité au sein de l’éducation chrétienne ». Le journal ajoute : « Cette autorisation a (…) aussi permis aux filles de vivre de près la  ‘force’ du sacrement de l’eucharistie. Il habitue et éduque à la proximité avec le Christ ».
Cette directive survient après le pèlerinage international de cinquante mille servants d’autel européens (dont la majorité d’Allemagne) de 14 à 25 ans (2-4 août 2010) à Rome sur le thème « Boire à la source véritable ».
L’article relève la présence des filles dans une proportion de 60% dans ce pèlerinage.
Le président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Robert Zollitsch, a déclaré : « Je suis plein de reconnaissance qu’il y ait ces filles. Cela contribue à démontrer que le service particulier de la femme est apprécié dans notre Église. Si nous ne pouvions pas compter sur leur contribution, quelque chose d’indispensable manquerait dans notre Église en Allemagne ».

Source : APIC 2010-08-22
Edith Richard, 29 août 2010.

Conférence internationale des femmes

C’est au rythme des percussions que s’est ouverte à Montréal, le 13 août dernier, la toute première édition de la Conférence internationale des femmes à laquelle ont assisté plus de  200 personnes engagées dans la lutte pour les droits des femmes. Des immigrantes provenant de 20 pays différents : Philippines, Sri Lanka, Iran, Palestine, Pakistan,  Mexique, Équateur et  Mali se sont rassemblées à l’invitation d’une organisation montréalaise, le  Comité des femmes de diverses origines, pour faire état des enjeux majeurs auxquels elles se heurtent dans leur coin de pays, tout en ayant en tête le thème de la conférence, soit « La construction d’un mouvement militant mondial des femmes du XXIe siècle ».
Les participantes ont profité de l’événement pour souligner le centième anniversaire de la création de la Journée internationale de la femme.
Mme Tessa Tesalona, coordonnatrice de la conférence, a déclaré : « La tenue de cette conférence est, elle-même, un acte de résistance. L’initiative et l’engagement de nos sœurs du monde entier constituent la force motrice de cette rencontre ».

Source : Marco Bélair-Cirino ; Le Devoir ; 14-15 août 2010
Edith Richard, 16 août 2010.

ONU Femmes

On doit se féliciter de la création, le 2 juillet dernier à New York, d’une agence à part entière vouée à la « lutte contre les inégalités entre les sexes et à l’autonomisation des femmes » Il s’agit de « l'ONU Femmes ».
 Des inégalités d’accès à l’éducation, aux soins, des discriminations dans le monde du travail, de la persistance des violences sexistes ou à l’absence d’une parité dans le monde politique, les champs d’action de l’ONU Femmes sont vastes.
« Maintenant, il faut transformer les paroles en actes » se réjouit Paula Donovan, cofondatrice de l’ONG Aids-Free World.  Il faut maintenant doter l’ONU Femmes d’un budget, d’une équipe et, à sa tête, d’une personnalité susceptible d’asseoir l’autorité et le rayonnement de l’agence. L’ex-présidente du Chili, Michelle Bachelet, ferait figure de favorite même si son nom n’apparaît pas sur la liste des candidates.
L’ONU Femmes basée à New York, qui sera opérationnelle en janvier 2011,  disposera d’un budget de 500 millions et hérite des budgets et des équipes de quatre entités en charge au sein de l’ONU : Division pour l’avancement des femmes (DAW), Fonds de développement des Nations unies pour les femmes (Unifem), Institut de recherche et de formation pour l’avancement des femmes (Instraw), Bureau du conseiller spécial sur les questions de genre (Osagi).

Source : Brigitte Perucca ;  Le Monde ; 21 juillet 2010
Edith Richard, 16 août 2010.

Pour le respect de l’intelligence et de la foi

S’inspirant d’une réflexion de Jean d’Ormesson dans Le monde des religions, lequel se présente comme un tenace quêteur, qui provoque le cheminement, sème des questions existentielles et respecte tendrement l’intelligence de celles et ceux qui l’accompagnent, le Forum André-Naud prend position sur la déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi concernant les nouvelles Normes sur les délits sexuels commis par les clercs sur des mineurs.
« Dans ses récents propos (…)  le Saint-Siège vient de déclarer  l’ordination des femmes « délit grave contre la foi », mettant sur le même pied la pédophilie » et l’ordination des femmes.
« On y affirme donc le caractère grave du sacerdoce des femmes : une affirmation totalement absente des Évangiles, inimaginable dans la bouche de Jésus de Nazareth ». (…) « Une déclaration orgueilleuse, froide et fermée (…) qui manque totalement de respect envers les femmes : qu’y a-t-il de commun entre la pédophilie qui peut ruiner la vie de plusieurs enfants et la femme ordonnée prêtre pour nourrir la Vie en abondance ? »
« Il nous est difficile de ne pas rager et d’éviter la colère » quand l’autorité ecclésiale considère l’ordination d’une femme comme un grave manquement à la foi tout comme le prêtre qui abusera d’enfants.

Source : Communiqué Exécutif du Réseau des Forums André-Naud
Edith Richard, 1er août  2010.

JÉSUS SERAIT-IL EXCOMMUNIÉ AUJOURD’HUI?

L’Association des religieuses pour la promotion des femmes (ARPF) a réagi aux nouvelles Normes sur les délits graves ordonnées par la Congrégation pour la doctrine de la foi rendues publiques le 15 juillet dernier.
« Il était temps que les autorités ecclésiastiques sanctionnent les abus sexuels commis par des clercs sur des personnes mineures ».
«Mais nous constatons avec indignation que(…) le Saint-Siège met sur le même pied le crime de la pédophilie et l’ordination sacrée d’une femme, punissant d’excommunication majeure tant la femme qui est ordonnée que celui « qui attente de lui conférer l’ordre sacré ».
Considérant l’attitude inclusive de Jésus envers les femmes qui l’accompagnaient, la misogynie des autorités ecclésiales ne s’explique que par un argument d’autorité qui semble s’imposer.
« Partageant ce projet de Jésus pour une humanité égale en dignité, l’ARPF dénonce les interdits qui n’ont rien à voir avec l’Évangile et affirme le droit à un statut ecclésial plénier pour les femmes dans l’Église ».

Source : Communiqué - La coordination nationale de l’Association des religieuses pour la promotion des femmes
Edith Richard, 29 juillet 2010.

ROIP - « Fête des récoltes »

Le Rassemblement œcuménique international pour la paix (ROIP) célébrera du 17 au 25 mai 2011 à Kingston en Jamaïque, ce que la Décennie « vaincre la violence » a accompli depuis son lancement en 2001. Ce sera la « Fête des récoltes. »
Les hôtes de cet événement comptent vivement sur la présence des participants au ROIP pour apporter un témoignage fort de solidarité en faveur d’une culture de la paix, et pour transmettre leur soutien, leur enthousiasme et leur impulsion aux organisations locales de paix.
Objectifs du Rassemblement :
Le ROIP cherche à clarifier la compréhension des Églises en ce qui concerne la paix, à promouvoir la mise en réseau et à approfondir l’engagement pour la paix et la réconciliation.
-    Énoncer les questions qui peuvent être dites en commun.
-    Discerner les sujets exigeant une poursuite de la discussion.
-    Recommander des exemples productifs et des initiatives prometteuses.
-    Mettre en œuvre sur le plan pratique des services à l’intention des groupes engagés.

Source : Conseil œcuménique des Églises – World Council of Churches
Edith Richard, 28 juillet 2010.

L’Acfas et les femmes

Avant les années 1960, les femmes sont peu présentes aux congrès annuels de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (Acfas)  devenue depuis, l’Association francophone pour le savoir (2001).
Entre 1933 et 1945, on en compte 16 qui présentent un peu plus de 2% des communications, proportion qui double au cours de la période 1946-1960.
Mais à compter du début des années 1960, leurs représentations sont suffisamment nombreuses pour attirer l’attention des journaux.
En 1960, un professeur de l’Université Laval déclare à un journaliste du Soleil que : « les femmes ont certainement une façon différente de l’homme d’envisager les choses dans le domaine scientifique. »
Il faudra attendre octobre 1970 avant qu’une femme soit élue au conseil d’administration.  Et en 1974, l’économiste Livia Thur devient la première femme élue présidente de l’Acfas. À partir de 1992, 37% des membres de l’Acfas sont des femmes, ce qui correspond à leur présence dans les programmes d’études de doctorat.

Source :  Le Devoir ; Pauline Gravel ; 19-20 juin 2010
Edith Richard, 20 juillet 2010.

L’Union européenne et les Églises

Les dirigeants de l’Union européenne reçoivent aujourd’hui, le 19 juillet à Berlaymont, siège de la Commission européenne à Bruxelles, une vingtaine de personnalités religieuses pour échanger sur la lutte contre la pauvreté  à laquelle l’année 2010 est dédiée en Europe.  Au total, 24 dignitaires religieux, pasteurs, évêques, rabbins, imams et métropolites participeront à cette réunion d’une durée de quatre heures.
En pratique, après la rituelle « photo de famille », chaque invité disposera de deux minutes pour lire son intervention. Cette rencontre s’achèvera par un déjeuner de travail plus informel.
Flamilia Giovanelli, sous-secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix, fera partie de  la délégation de l’Église catholique aux côtés du cardinal Péter Erdӧ et de deux évêques.
Unique femme dans cette réunion d’hommes pourra-t-elle y apporter une touche féminine de compassion envers les victimes de la pauvreté ?
Selon Sébastien Maillard (La croix) la rencontre laisse un goût de trop peu ; on redoute que la rencontre ne prenne un tour trop « folklorique » et verse dans le « religieusement correct ».

Source : La-croix.com  18-07-2010
Edith Richard, 19 juillet 2010.

Église d’Angleterre
Ouverture à l’épiscopat pour les femmes

Le long et compliqué processus démocratique de l’Église d’Angleterre pour autoriser les femmes à devenir évêques vient de prendre un tournant prometteur. Son synode vient de voter une  législation permettant d’ouvrir l’épiscopat aux femmes  dès  2012. 
L’épiscopat est déjà ouvert aux femmes dans quinze provinces de l’Église d’Angleterre, et de manière effective dans quatre d’entre elles: Etats-Unis, Canada, Nouvelle-Zélande et Australie.
Le synode actuel vient de marquer une étape importante, pour deux raisons.
D’une part, il s’agit de mettre au point un texte législatif quasi final.
D’autre part, ce synode marque une nette victoire de la tendance dite « libérale » sur celle plus « conservatrice ».
En effet ce synode vient de rejeter un amendement de conciliation qui visait à rassurer les opposants aux femmes évêques en créant une structure spécifique pour eux dans le cas où ils se trouvent dans un diocèse sous l’autorité d’une femme évêque : avoir un évêque homme à qui ils répondent.
Quand cet amendement a été soumis au vote, la chambre des évêques et la chambre des laïcs ont voté en sa faveur ; mais la chambre du clergé, le troisième organe législatif, l’a rejeté de peu. En d’autre termes, les femmes elles-mêmes ont rejeté le compromis proposé pour se concilier les « conservateurs », Pour être accepté, cet amendement devait être voté par les trois chambres, avec une majorité des deux tiers.

Source : APIC 2010-07-12
Edith Richard, 19 juillet 2010.

« Journée des baptisés »

Les cofondatrices de la Conférence catholique des baptisés de France, Anne Soupa et Christine Pedotti, ont adressé une lettre (23 juin 2010) au pape Benoit XVI  lui demandant de proposer aux baptisés un temps de réflexion sur la mission inhérente à leur baptême en proclamant une année baptismale à compter de juin 2011 couronnée d’une « Journée des baptisés » dont la première édition serait le dimanche suivant la saint-Jean-Baptiste, soit le 26 juin 2011. (…) « journée que vous pourriez avoir l’audace de rendre pérenne ».
Dans le sillage de l’« année sacerdotale », écrivent-elles,  qui a permis (….) « à l’ensemble des fidèles laïcs de redécouvrir qu’ils étaient appelés à participer à l’unique sacerdoce du Christ »,  la Conférence catholique des baptisés de France y a entendu (…) « un appel particulier à susciter la conscience de chaque baptisé afin de le rende acteur, acteur de la vie de l’Église, de sa mission et de son avenir ».
(…) « Cet appel que vous avez su faire retentir en nos cœurs a ouvert en nous un chemin de conversion mais aussi de responsabilité ».
Dans un style déférent, les signataires confient leur requête à la bienveillance et à la sagesse du Saint Père : (…) « Appelez-nous à la mission, rappelez-nous notre vocation baptismale et envoyez-nous. Mettez-nous en chemin ! »

Source : http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/lettre-a-benoit-xvi/
Edith Richard, 8 juillet  2010.

Plus de modernité dans l’Église

Selon un sondage réalisé par l’institut de sondage GfK, près de 80% des prêtres autrichiens souhaitent que l’Église ordonne des hommes mariés pour faire face au manque de vocations. L’enquête qui a été menée auprès de 500 ecclésiastiques, soit environ le tiers des prêtres autrichiens, montre que la base souhaite plus de modernité dans l’Église ; une majorité (51%) se prononce en faveur de l’ordination des femmes.
Leurs évêques avaient au mois de mai demandé au Vatican une réflexion à la fois sur le célibat des prêtres et sur le rôle des femmes dans l’Église.
Les prêtres autrichiens réagissent également aux scandales d’abus sexuels et de maltraitance liés aux institutions catholiques. Si les deux-tiers d’entre eux considèrent que l’Église autrichienne, qui a mis en place une commission et un fonds d’indemnisation, a bien réagi, 51% jugent négativement l’action du Vatican dans ce dossier.

Source : AFP 28 juin 2010
Edith Richard, 30 juin 2010.

Le calvaire des veuves

115 millions de veuves oubliées dans le monde vivent dans une extrême pauvreté. Ce sont les oubliées parmi les oubliés. Parmi elles, on compte deux millions de veuves afghanes et quelque 740 000 veuves irakiennes. Mais aussi celles qui sont chassées de chez elles avec leurs enfants et privées des biens de leur mari défunt, celles qui ont à leur charge leurs petits-enfants orphelins du sida ou encore les veuves-enfants âgées de sept à dix-sept ans. Et que dire de celles qui, après la mort de leur époux, subissent des cérémonies de «nettoyage», sont violées, ou contraintes d’épouser un autre membre de la famille du défunt, ou déshéritées et chassées.
«Dans trop de situations, les veuves sont repoussées aux marges extrêmes de la société, prises au piège de la pauvreté et vulnérables aux abus et à l’exploitation. La situation de ces veuves dans les zones d’ombre du monde est une catastrophe cachée» a déclaré Cherie Blair, épouse de l’ex-premier ministre britannique, venue à New York pour lancer la nouvelle étude consacrée au «Calvaire des veuves dans le monde» par la Fondation Loomba qu’elle préside.
L’ambition de la Fondation Loomba : mettre le calvaire des veuves au menu des Nations-unies et proclamer le 23 juin,  journée internationale des veuves.
30 juin 2010.

Source : Cyberpresse/AP ; 24 juin 2010
Edith Richard, 30 juin 2010.

Un bol de minestrone pour Sa Sainteté

Le nombre des femmes travaillant au Vatican progresse lentement, mais elles y occupent encore très peu de postes importants. Les plus hautes responsabilités de préfet, de président et de secrétaire de dicastère ne pouvant être attribuées qu’à des prêtres.
En 30 ans, le pourcentage des femmes travaillant au sein de la curie romaine est passé de 11% à 22%. « Une avancée selon l’une d’elles, Lucienne Sallé, puisque jusqu’en 1961, il n’y en avait aucune, même pas pour faire le ménage. Maintenant il y en aurait » (Second regard  7 mars 2004).
À ce jour, seules deux femmes occupent un poste important au sein de la curie romaine. La première est une religieuse salésienne, Sœur Enrica Rosanna nommée en 2004 sous-secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.
La seconde, une laïque, Flaminia Giovanelli. Une de nos chroniques a déjà fait mention  de sa nomination au poste de sous-secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix. (Une première sous Benoit XVI, 25 janvier 2010).
Sept religieuses cloîtrées vivent dans le couvent Mater Ecclesiae situé au cœur des jardins du Vatican. Elles entretiennent un petit potager qui fournit, en particulier, la table de Benoit XVI.

Source : agence I. media, 8 mars 2010.
Edith Richard, 20 juin 2010.

20e Journée internationale des sages-femmes

Le 5 mai dernier se célébrait partout dans le monde la 20ième Journée internationale des sages-femmes au cours de laquelle des voix se sont fait entendre pour louer la contribution essentielle de ces professionnelles qui offrent un suivi de grossesse personnalisé et humain, tout en assurant un environnement de naissance sécuritaire pour les femmes et leurs bébés.
 Au Québec, l’Ordre des sages-femmes (OSFQ) a pour mandat de s’assurer que la formation, les compétences requises par les sages-femmes répondent aux hautes exigences de leurs responsabilités.
Malgré leur formation universitaire de haut niveau, des efforts importants doivent encore être déployés pour favoriser un accès universel à leurs services encore trop limités, voire inexistants dans certaines régions.
L’OSFQ appuie et réitère l’importance  de la collaboration interprofessionnelle des sages-femmes, des médecins de famille, des gynécologues-obstétriciens et des infirmières, afin d’offrir un éventail de services de santé appropriés et adaptés aux besoins singuliers de chaque femme.
L’OSFQ demande aux autorités politiques de manifester une volonté claire et rapide d’agir pour que se concrétise l’ouverture de maisons de naissances.

Source : Ordre des sages-femmes du Québec (OSFQ)
Edith Richard, 14 juin 2010.

Une féministe de la première heure s’est éteinte

Madame Azilda Marchand, porte-étendard de l’éducation et de l’action sociale féminine, s’est éteinte à Montréal le 9 mai dernier à l’âge de 92 ans.
Sa vie durant, Azilda Marchand s’est vouée à l’enseignement sous toutes ses facettes.
Avant-gardiste, rassembleuse et mobilisatrice, elle a favorisé l’émergence de l’engagement public des femmes en les invitant à revendiquer leurs droits et à exprimer leurs besoins.
En son honneur, l’association féminine de l’éducation et de l’action sociale (AFEAS), dont elle fut cofondatrice et présidente, a créé le prix Azilda-Marchand qui reconnaît la portée d’une action sociale notoire pour les femmes..
En 1985, première année de l’Ordre national du Québec, Mme Marchand recevait le titre de chevalière. Cette même année, elle devenait membre de l’Ordre du Canada.


Source : Secrétariat de l’Ordre national du Québec
Edith Richard, 8 juin 2010.

Sœur Margaret Mary McBride excommuniée

Sœur Margaret Mary McBride, une religieuse de la congrégation des Sœurs de la Miséricorde, ayant souscrit à la décision du comité d’éthique de l’Hôpital St. Joseph de Phoenix (Arizona)  d’autoriser une femme souffrant  d’hypertension pulmonaire grave à interrompre sa grossesse, dans le but de sauver la vie de la mère,  a été «  automatiquement excommuniée par cette action ».
C’est ce qu’a annoncé Mgr Thomas J. Olmsted, évêque de Phoenix.
Sœur McBride a également été démise de son poste de vice-présidente de la «  mission d’intégration » de l’Hôpital et Centre médical St. Joseph à Phoenix.

Source : APIC 24 mai 2010.
Edith Richard, 1er juin 2010.

La Coupe du monde et la traite des humains

L’archevêque de Johannesburg (Afrique du Sud), Mgr Buti Joseph Tlhagale, dénonce la traite des humains qui pourrait se développer lors de la prochaine Coupe du monde qui aura lieu du 11 juin au 11 juillet 2010.
Ses préoccupations rejoignent celles déjà exprimées par le Centre jésuite pour la réflexion théologique (JCTR) de Lusaka, en Zambie.
Le prélat s’en prend en termes vifs à l’inertie du gouvernement face à ce danger.
Selon les estimations de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique du Sud (SACBC), près de 40 000 travailleurs du sexe seront déplacés en Afrique du Sud pendant la Coupe du monde.
Pour Mgr Tlhagale, «  le pourvoir d’un État est jugé par la façon dont il protège ses enfants et ses femmes vulnérables, au lieu d’exhiber ses moyens de sécurité à la face du monde, alors qu’il ne protège que l’élite ».

Source : APIC ; 27 mai 2010.
Edith Richard, 1er juin 2010.

L’R des centres de femmes fête ses 25 ans

Le Regroupement des centres de femmes du Québec rassemble 102 centres de femmes  qui travaillent à l’amélioration de leurs conditions de vie selon une base d’unité politique commune. Ces centres sont accessibles à toutes les femmes, sans égard à leur âge, leur revenu, leur origine ou leur orientation sexuelle. Ce sont d’abord des milieux de vie qui visent à briser l’isolement des femmes.
Leurs actions peuvent prendre différentes formes, mais le refus de la pauvreté est, de manière générale, à l’origine de toutes leurs revendications. Afin de consolider les pratiques d’intervention des centres, l’R produit des outils d’éducation populaire et offre des formations portant notamment sur la pauvreté, la mobilisation, l’intervention féministe et le droit à l’avortement. Les collaborations de l’R avec le mouvement communautaire sont nombreuses.
En tant que véhicule important de la mobilisation du mouvement féministe, l’R doit avant tout miser sur son pouvoir politique collectif pour réaffirmer l’importance de garantir aux femmes de meilleures conditions de vie.
Félicitations et longue vie à l’R des femmes.

Source : Fanny Jolicœur ; Relations ; no 741 ; juin 2010 ; pp. 5-6.
Edith Richard, 21 mai 2010.

Mary Ann Glendon récipiendaire du prix Path to Peace

La présidente de l’Académie pontificale des sciences sociales, Mary Ann Glendon recevra le prix 2010 de la fondation Path to Peace.
La nouvelle a été annoncée par l’Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations-Unies et président de la fondation Path to Peace, Mgr Celestino Migliore. L’objectif de la fondation : développer des projets soutenant le travail de la mission du Saint-Siège aux Nations-Unies.
Le prix sera remis à Mary Ann Glendon le 8 juin prochain lors d’un diner de gala de la fondation au Club Athletic de New York.
Mme Glendon a écrit de nombreux ouvrages portant sur les droits de l’homme, du droit comparé, du droit constitutionnel et de la théorie politique.
En 2004 le pape Jean-Paul II l’avait nommée présidente de l’Académie pontificale des sciences sociales. En 2009, Benoit XVI  l’a confirmée dans ses fonctions.
On se souviendra que Mme Glendon avait été à la tête d’une délégation (22 membres) du Saint-Siège à la quatrième Conférence mondiale sur les femmes –Beijing 1995.
Elle y avait fait la promotion, selon la pensée de Jean-Paul II, « d’un nouveau féminisme dans le cadre d’une nouvelle évangélisation  ».

Source : ZENIT.org ; 18 mai 2010.
Edith Richard, 20 mai 2010.

«  La capitale mondiale du viol »

L’envoyée spéciale des Nations-Unies pour les violences faites aux femmes et aux enfants au cours des conflits,  Madame Margot Wallstrӧm, a décerné à la république démocratique du Congo (RDC) un titre peu enviable, soit celui de  «  capitale mondiale du viol ».
Madame Wallstrӧm qui a passé dix ans à la Commission de Bruxelles, s’était engagée lors de sa nomination en janvier dernier à agir pour que ces violences faites aux femmes soient bel et bien reconnues comme des crimes de guerre.
Aux 15 membres du Conseil de sécurité, elle a rendu compte de sa visite en RDC. Elle a rapporté  que la loi n’était pas suffisamment appliquée et que les auteurs de ces viols demeuraient impunis.
«  Les femmes ne sont toujours pas en sécurité sous leurs propres toits, dans leurs propres lits lorsque vient la nuit » a-t-elle déclaré.
Le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) a indiqué qu’au premier trimestre 2010, 1244 femmes avaient  rapporté à l’ONU avoir été violées, soit en moyenne près de 14 viols par jour.
Vous avez bien dit République démocratique du Congo ?

Source : Agence France-Presse, 27 avril 2010
Edith Richard, 29 avril 2010.


«  L’Église est menacée de devenir une sous-culture »

Mgr Albert Rouet, archevêque de Poitiers, est l’une des figures les plus libres de l’épiscopat français. Il vient de publier un livre «  J’aimerais vous dire » (Bayard 2009), lauréat du Prix 2010 des lecteurs de la librairie La procure, dans lequel il porte un regard assez critique sur l’Église catholique.
Le journal Le Monde rapporte ses propos sur l’actualité et son diagnostic sur son institution : la pédophilie, la personnalité d’un pape plus théoricien qu’historien, le gel de la parole, le climat de suspicion, le repli sur soi dans l’Église, etc.
«  Nous sommes en train de muter. C’est la fin d’une époque. D’un christianisme d’habitude on est passés à un christianisme de conviction. Il faut descendre de la montagne humblement. C’est à nous d’apprivoiser le monde et c’est à nous de nous rendre aimables ».

Source : Le Monde 3 avril 2010 ; propos recueillis par Stéphanie Le Bars.
Edith Richard, 6 avril 2010.


Pédophilie. Une enquête dans l’Église d’Autriche

Au cours d’une «  messe de pénitence » organisée conjointement par «  Wir sind Kirche » (Nous sommes aussi l’Église)  célébrée devant 3000 personnes dans la cathédrale de Vienne, le cardinal-archevêque Christoph Schӧnborn  a reconnu la «  faute » de l’Église dans le scandale de la pédophilie. Dans le cadre de ce drame il a alors annoncé qu’il avait pris la décision de mettre sur pied une commission d’enquête dont la présidence est confiée à une femme laïque Mme Waltraud Klasnic âgée de 64 ans.
L’archevêque a clairement dit que Mme Klasnic pourra travailler d’une façon indépendante et qu’il lui fournira tout le soutien financier nécessaire pour la tenue de cette enquête. Ainsi elle pourra monter son enquête - qui ne comptera aucun membre du clergé - et choisir ses méthodes de travail.
Mme Klasnic a déclaré : «  Je suis une catholique libre dans ses décisions et cette liberté ne m’a pas été enlevée, mais au contraire, on m’a confirmé que je devrais dire ce que je pense ».
Le texte de la dépêche est cependant silencieux sur la formation professionnelle de Mme Waltraud Klasnic.

Source : AFP 1ier avril 2010
Edith Richard, 6 avril 2010.


S.O.S.  Nos sœurs d’Haïti

Comme si l’événement tragique qui a frappé Haïti le 12 janvier dernier n’était pas suffisant, voici que la guigne s’acharne sur la vie des femmes en Haïti.
Abritées dans des camps de fortune, un grand nombre de femmes et de filles sont agressées et violées chaque jour.
Amnistie internationale a lancé une campagne de sensibilisation et s’adresse au gouvernement pour que le Ministre des affaires extérieures - Laurence Cannon – intervienne dans cet autre désastre humain pour nos sœurs haïtiennes.
Dans ce sens, une lettre type prête à signer et à expédier au Ministre des affaires extérieures se trouve à l’adresse courriel suivante : cannon.l@parl.gc.ca
Nos sœurs d’Haïti vous remercient.

Edith Richard, 30 mars  2010.


Le CATHII. Vous connaissez ?

Une manchette : «  Un réseau de proxénètes  inculpés dans la traite des personnes a été démantelé à Longueuil le 1ier mars 2010. »
Le CATHII y est sans doute pour quelque chose.
CATHII : Comité d’action contre le trafic humain interne et international.
En 2001, l’Union internationale des Supérieures majeures (UISG) invite les religieuses du monde entier à agir ensemble pour contrer le trafic de femmes et d’enfants. Plusieurs congrégations du Québec déjà engagées pour la cause des femmes répondent à l’invitation.
Le Théâtre Parminou, également préoccupé par le problème, produit la pièce «  Perdues dans le trafic »  et connaît un grand succès au Canada.
 En septembre 2004, tous les groupes impliqués dans la création de la pièce sont prêts à poursuivre. Ainsi naît le CATHII. Siègent au comité : Huit communautés religieuses, membres d’Unanima International, l’Association des religieuses pour la promotion des femmes (ARPF), la Conférence religieuse canadienne (CRC), le Centre justice et foi et Franciscans Internatials.
Le plan d’action du CATHII :
-    Recherche sur la réalité de la traite et sur les lois canadiennes et internationales.
-    Sessions de sensibilisation et de lobbying au Québec.
-    Travail concret auprès des victimes : hébergement et accompagnement.

Source : Sentiers de foi.info ; vol. 5, no 10, 24 mars 2010, pp 2-3.
Edith Richard, 30 mars 2010.


À deux cheveux de l’épiscopat

La grande-Bretagne a failli élire une première femme évêque anglicane pour servir les 38 000 membres de l’Église épiscopale d’Écosse membre de la Communion anglicane mondiale.
Alison Peden, prêtre anglicane àgée de 57 ans, a été l’une des trois candidats au poste d’évêque de Glasgow et Galloway. Mais l’Église épiscopale d’Écosse a rejeté sa candidature même si, en 2003, elle avait accepté le principe de la consécration de femmes évêques. Selon certains observateurs, si Alison Peden avait été élue, la pression se serait faite plus forte sur l’Église d’Angleterre pour qu’elle permette, elle aussi,  la désignation de femmes  à la fonction d’évêque.
Christina Rees, présidente d’une organisation militant pour l’accession des femmes à l’épiscopat est déçue mais elle estime  «  qu’il est significatif et encourageant que la candidature d’une femme ait été prise en considération. »
La prochaine fois sera peut-être la bonne ?...

Source : Présence magazine, volume 19, No. 145, mars-avril 2010, p.5.
Edith Richard, 14 mars  2010.


Rosemary Goldie 1916-2010

Celle qui fut, de 1966 à 1976, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour les laïcs, Rosemary Goldie,  est décédée le 27 février dernier à Sydney, Australie, à l’âge vénérable de 94 ans.
Première femme laïque à occuper une haute fonction au Vatican, Rosemary Goldie a tracé la voie à deux autres femmes. Il s’agit de Sœur Rosanna Enrica sous-secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique depuis avril 1994 et de Flaminia Giovanelli sous-secrétaire du Conseil pontifical justice et paix depuis janvier 2010.
Rosemary Goldie a débuté sa carrière professionnelle en  militant au sein de l’organisation estudiantine catholique internationale «  Pax Romana » à Fribourg en Suisse.
Influencée par le philosophe Jacques Maritain pour le catholicisme laïque,  elle a entrepris  des études à l’institut missionnaire du Vatican «  Propaganda Fide » et dans deux universités pontificales. En 1976,  elle est devenue professeure de théologie pastorale à l’Université du Latran.
En 1964, elle fut une des rares femmes à participer au concile Vatican II en tant qu’auditrice.
En cette journée du 8 mars, est-il permis de souhaiter que la prochaine femme qui sera nommée par le Vatican puisse occuper une fonction… au-dessus du «  sous » ?

Edith Richard, 8 mars 2010.


Dix ans d’engagement social

Le Regroupement pour la responsabilité sociale et l’équité (RRSE) fêtait en 2009 ses dix ans d’engagement et de vigilance. Il s’agit d’un regroupement de communautés religieuses, d’organismes et d’individus soucieux de la responsabilité sociale des entreprises.
La présidente du RRSE, l’infatigable Esther Champagne membre de l’Institut Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal, est fière d’affirmer que le RRSE a eu un impact significatif sur les décisions de compagnies canadiennes – La Baie, Alcan, Bombardier et Rona – dans le développement de leurs opérations. Et que dire du recul de la puissante Hydro-Québec dans le projet du Suroit.
Dans sa mire : les compagnies aériennes qui collaborent, bien qu’inconsciemment, à l’exploitation sexuelle des enfants, D’autres dossiers aussi importants sont également  à l’étude.
Avec un telle feuille de route, on imagine facilement que le RRSE n’est pas prêt de cesser ses activités pour au moins quelques décennies.

Source :  Pastorale-Québec, février 2010
Edith Richard, 1er mars 2010.


Une histoire de cœur

Sœur Louise Gauthier, élue supérieure générale des Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier à l'été 2009,  est travailleuse sociale. Soutenue par sa communauté, cette dynamique religieuse est à l’origine de deux ressources au service de femmes en difficulté, particulièrement avec la justice. Il s’agit de :
-    La Maison Expansion-Femmes de Québec, fondée en 1983, qui accueille des femmes à leur sortie de détention et leur offre un éventail de programmes spécialisés et unique pour toute femme engagée dans un parcours correctionnel.
-    Le Centre Femmes aux 3 A (Accueil, Aide, Amitié)  ( 1985)  comporte deux volets :
-  Une présence d’aide à la cour de justice.
-  Un lieu où les femmes peuvent rencontrer des intervenantes pour de l’aide et de l’amitié en vue d’une réinsertion dans la communauté.


Edith Richard, 1er mars 2010.


Inclusions, exclusions et réclusions

«  Inclusions, exclusions et réclusions: Vivre dans un monde globalisé », voilà le grand thème de la rencontre internationale et interdisciplinaire «  Mondes des femmes 2011 »
(MF 2011) qui se tiendra du 3 au 7 juillet 2011 à Ottawa-Gatineau (Canada).
Après Séoul 2005 et Madrid 2008, cette conférence internationale triennale organisée par et pour les femmes sera coordonnée en partenariat  avec l’Université d’Ottawa et l’Université Carlton.
MF 2011 rassemblera des femmes en provenance de tous les horizons. Les organisatrices espèrent attirer les universitaires, les chercheures, les femmes en postes de décisions et, aussi,  encourager les échanges intergénérationnels. Leurs analyses et leurs expériences vécues éclaireront certains des enjeux les plus pressants qui concernent la vie des femmes dans le monde actuel.
En attendant le rassemblement, un site Web trilingue permettra d’établir des contacts dans l’optique, entre autres, de la mondialisation et de l’égalité des hommes et des femmes.

Source : Mondes des femmes 2011, Lise Martin dir. gén.
Site : www. mondesdesfemmes.ca

Edith Richard, 22 février 2010.


«  Ah, si l’Église écoutait mieux les femmes! »

Dans le périodique Panorama, Anne Soupa, journaliste, bibliste, théologienne, avoue être blessée par la manière dont on parle des femmes et par le peu de parole que leur laisse  l’Église. L’institution ne serait-elle pas mieux gouvernée, dit-elle, si les femmes étaient mieux écoutées, si elles y avaient davantage la parole, si elles prenaient part aux décisions, quitte à se tromper, elles aussi ?
Suite au mauvais mot du cardinal André Vingt-trois «  Le tout, ce n’est pas d’avoir une jupe, c’est d’avoir quelque chose dans la tête », elle a fondé, en janvier 2009, avec Christine Pedotti éditrice et quelques amies le «  Comité de la jupe ».
En créant la «  Conférence des baptisé(e)s de France » (octobre 2009),  cette fille de résistants  n’a pas voulu provoquer la «  Conférence des évêques de France » mais créer un lieu de parole où l’on peut enfin s’écouter. La conversation se termine avec le désir de tirer l’Église par la  manche et de lui dire comme à une sœur: «  Si tu continues de regarder en arrière, tu vas, comme la femme de Loth, te retrouver pétrifiée ».

Source : extrait de Panorama, janvier 2010, pp 12-18. Conversation avec Bertrand Révillon
Edith Richard, 16 février 2010.


D’une mère à l’autre

Quand elle a commencé à s’intéresser à la lignée de ses ancêtres, Françoise Cousteau-Serdongs a découvert que les femmes sont pratiquement invisibles dans les arbres généalogiques, de fait, elles semblent cachées dans le feuillage.  Et quand elles sont mentionnées c’est le plus souvent pour leur rôle de «  mère » ou «  d’épouse de » celui qui  a transmis son «  nom de famille ».  Mais la marque des femmes comme pionnières, comme porteuses d’un héritage culturel et familial passe inaperçue.
Depuis, Françoise Cousteau-Serdongs  mène sa barque à contre-courant pour sortir nos aïeules de l’anonymat. Découvrir son histoire familiale par la branche des femmes, c’est jeter un regard neuf sur celles qui nous ont mis au monde, sur ce qu’elles nous ont légué. C’est redonner à ces aïeules la place qui leur revient.
Source : Extrait de Gazette des femmes, janv. Fév. 2010. pp 27-28. Journaliste : Jacinthe Lafrance.
Edith Richard, 16 février 2010.


La CECC et la traite des personnes

La Commission épiscopale pour la justice et la paix de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) vient de publier une lettre pastorale sur la traite des personnes dans le contexte des Jeux olympiques de Vancouver.
Cet événement international suscite une vive inquiétude à Vancouver particulièrement dans les associations de lutte contre la traite des personnes.
Comme pasteurs, les évêques du Canada dénoncent la traite des personnes qui affectent outrageusement la vie de milliers d’enfants, de jeunes filles, d’autochtones, d’immigrantes dont le nombre atteindrait, selon le Département d’État américain, le chiffre de 800 000 victimes annuellement.
Que pouvons-nous faire ?
Dans un premier temps la CECC invite les croyants et les croyantes à prendre conscience de cette violation des droits humains et de la banalisation du discours sur  la prostitution dans notre pays.
 Plusieurs pistes de solution sont proposées pour combattre ce problème.

Source : CECC Commission épiscopale pour la justice et la paix.
Edith Richard, 7 février 2010.


Prix Fernand-Dumont

Le prix Fernand-Dumont 2009 a été remis à Sœur Cécile Girard de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire. Ce prix honore une diplômée de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval. Cécile Girard s’est illustrée par sa carrière exceptionnelle en éducation. Au moment de sa retraite, à l’invitation du jésuite Michel Boisvert, elle s’est engagée comme bénévole dans la mise sur pied de la Maison Dauphine, dont elle deviendra la directrice générale adjointe. Convaincue de la nécessité d’instruire les jeunes de la rue sur place, elle crée l’École de la rue en 1998. Elle y travaille bénévolement depuis 2005.

Source : Relations  no.738,  fév. 2010
Edith Richard, 2 février 2010.


Mary Daly  1928-2010

Mary Daly, théologienne pionnière du féminisme, meurt à l’âge de 81 ans.
Mary Daly, qui se qualifiait elle-même de théologienne féministe radicale post-chrétienne, connue pour avoir été à l’avant-garde de l’étude de la condition féminine et pour avoir tenu tête à l’administration du Boston College, est décédée le 3 janvier.
Mary E. Hunt a affirmée que Mary Daly était en mauvaise santé depuis 2 ans. 

Source : Radio-Ville-Marie
Edith Richard, 31 janvier 2010.


Une autre exclusion

Il y a quelques mois l’ex-archevêque de Cincinnati, Daniel Pilarczyk, a retiré à Sœur Louise Akers le droit d’enseigner dans les écoles de l’archidiocèse parce qu’elle s’était prononcée en faveur de l’ordination des femmes.
«  La doctrine de l’Église interdit l’ordination des femmes. Sœur Akers représentait l’Église ; elle ne peut représenter l’Église et ainsi contrevenir à son enseignement. Je n’ai pas eu le choix de prendre une telle décision » a-t-il déclaré. Le débat sur l’ordination des femmes ne pourra pas toujours être refoulé…
Source : The Enquirer, Dec 21, 2009
Edith Richard, 25 janvier 2010.


Une première sous Benoit XVI

La nomination par Benoit XVI d’une femme laïque, Flaminia Giovanelli, au poste de sous-secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix le 21 janvier dernier constitue une première depuis l’élection de Benoit XVI. En effet elle est la première femme laïque à occuper un poste de responsabilité au sein d’un dicastère sous le pontificat du pape allemand. Le dicastère considère ce geste comme révélateur de la «  grande confiance » de Benoit XVI envers «  la » femme.
Née en 1948 à Rome, Flaminia Giovanelli s’est spécialisée dans les questions de développement, de pauvreté et de travail dans le cadre de la doctrine sociale de l’Église. Cette dame entre ainsi dans le clan très réduit des femmes occupant des postes de responsabilité au Vatican.
Source : site radiovm.com
Edith Richard, 25 janvier 2010.


Jésus, Lui, n’était pas macho

Interviewée par le journal La Croix (15 janvier 2010) relativement à son livre Histoire des chrétiennes l’autre moitié de l’Évangile*, Élisabeth Dufourcq montre que seule la manière du Christ résiste à l’épreuve de l’histoire. Elle explore l’histoire des chrétiennes avec un regard neuf. De siècle en siècle, à chaque fois que la hiérarchie masculine se laissa dominer par les soucis du pouvoir, elle étouffa le génie et la voix des chrétiennes. Selon l’historienne, en érigeant «  en quasi-dogme ces formes de prédestination sexuée (…) l’Église se prive de talents et de grâces et la conduit à un risque de sclérose ».
Cette interview donne l’envie d’entreprendre la lecture de ce bouquin malgré ses 1260 pages.

*Dufourcq, É,  Histoire des chrétiennes l’autre moitié de l’Évangile, Bayard, 2008, 1260 p.

Edith Richard, 18 janvier 2010.


Non aux religieuses McDonald’s

Dans un article publié dans le U.S. Catholic, la théologienne Sandra M. Schneiders réfute les allégations du Vatican concernant les résistances des communautés religieuses américaines à participer à l’enquête mise sur pied par le Vatican à la demande de Benoit XVI.

- Non, les religieuses n’ont rien à cacher ; par contre le Vatican gardera secret le résultat de l’enquête. Les communautés religieuses s’attendent à ce que le Vatican respecte leur vie privée et leur autonomie.

- Non, les communautés religieuses ne sont pas des succursales de l’Église de Rome. Autonomes financièrement et juridiquement elles jugent que cette enquête, telle qu’elle est formulée, est une intrusion dans leur vie communautaire privée. De plus elles n’acceptent pas d’être perçues comme des franchisées de restauration rapide (sic) qui doivent rendre des comptes au siège social romain.

Un p’tit chausson avec ça ?...
U.S. Catholic. janvier 2010. vol. 75. No 1, pp. 18-19
Edith Richard, 5 janvier 2010.


Elles écrivent

«  Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire. J’écris pourtant  ».
Marceline Desbordes-Valmore 1786-1859 

D’autres femmes écrivent aussi et gagnent des prix prestigieux. Elles sont des nôtres.

Gabrielle Roy , Bonheur d’occasion. Prix Fémina 1947.
Marie-Claire Blais , Une saison dans la vie d’Emmanuel. Prix Médicis 1966.
Antonine Maillet , Pélagie - la - charrette. Prix Goncourt 1979.
Anne Hébert , Les fous de Bassan, Prix Fémina 1982.
Edith Richard, 5 janvier 2010.


Benoit XVI redéfinit le statut du diaconat permanent

Un motu proprio intitulé Omnium in menten publié le 15 décembre 2009 introduit une nette distinction entre la fonction du diacre par rapport à celle du prêtre et de l’évêque. En effet jusqu’à maintenant, le Canon 1008 déterminait que, comme le prêtre et l’évêque, le diacre obtient par son ordination les trois fonctions du ministère ordonné : enseignement, sanctification et gouvernement, qu’il reçoit in persona christi. Ce ne sera plus le cas pour les diacres, cette triple fonction étant désormais réservée aux prêtres et aux évêques. En cette année sacerdotale, cette modification marque la spécificité du presbytérat par rapport au diaconat.
Un des obstacles au diaconat pour les femmes vient de tomber. Si un jour la question de l’admission des femmes au diaconat devait être réexaminée, le présent motu proprio risquerait de changer la donne. L’argument qui demeure pour le ministère presbytéral i.e. agir in persona Christi (Christ étant un homme, non une femme) ne pourrait plus désormais valoir pour le diaconat.
Edith Richard, 3 janvier 2010.


À Lourdes, les femmes s’invitent par l’Afrique

La condition des femmes n’était pas à l’agenda des évêques de France lors de leur dernière assemblée plénière à Lourdes.
Et pourtant ! Le thème des femmes dans l’Église s’est présenté à Lourdes par la voix inattendue d’un évêque africain, Mgr Edmond Djitanghar (de Sarh au Tchad).
Devant les évêques français médusés, cet évêque au parler franc s’est lancé dans un vibrant éloge des femmes, de leur travail et de leur dévouement. Tout comme au synode sur l’Afrique tenu à Rome, il a plaidé pour que leur rôle dans l’Église africaine soit mieux reconnu, «  On leur doit bien ça ! ». Durant les années de conflit armé «  ce sont elles qui ont maintenu une vie de foi dans les communautés, et cela au risque de leur vie. C’est par elles que passe la Parole de Dieu » a-t-il déclaré.
Edith Richard, 3 janvier 2010.


Troisième Marche mondiale des femmes

Pour la troisième fois de son histoire la Marche mondiale des femmes (MMF) appellera les femmes du monde entier à l’action et ce, à l’échelle internationale. Entre le 8 mars et le 17 octobre 2010 la voix des femmes retentira à travers le monde. L’action 2010 s’articulera autour de quatre champs d’action :
1. Bien commun ; 
2. Paix et démilitarisation ; 
3. Travail des femmes ; 
4. Violence envers les femmes.

Site : www.marchemondiale.org   info@marchemondiale.org
Edith Richard, 3 janvier 2010.


Les femmes et les armes à feu

La loi adoptée en 1995 qui oblige les canadiens à enregistrer leurs armes à feu sur un registre officiel est menacée. Madame Candice Hoeppner, une femme députée, a présenté un projet de loi pour que soit aboli ce registre ; il a été voté en deuxième lecture à la Chambre des communes et doit être soumis au vote en troisième lecture. Interviewées par le journal Le Monde, Heidi Rathjen porte-parole du mouvement pour le contrôle des armes à feu et Suzanne Laplante-Edward, mère d’une des victimes, fulminent à l’idée que ce projet de loi puisse être adopté ; elles n’ont pas de mots assez forts pour dénoncer l’antiféminisme et l’arrogance du gouvernement conservateur.
Le Monde
Edith Richard, 3 janvier 2010.


Site du Réseau Femmes et Ministères - www.femmes-ministeres.org
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