Par-ci par-là,des
chroniques d'Édith Richard
Recherchiste : Joce-Lyne Biron
Au
Mur de Séparation
L’Arab Educational Institute (AEI) organise une exposition d’affiches
murales qui mettra en lumière l’impact du mur construit par l’État
d’Israël sur la vie des femmes de Bethléem.
L’objectif des Palestiniennes des territoires occupés est de
sensibiliser les touristes et les pèlerins qui, souvent, ne
s’arrêtent pas à leur réalité et réservent leur visite uniquement
à celle des lieux saints.
Cette exposition nommée «Wall Museum» est présentée sur le Mur de
Séparation
près de la tombe de Rachel au point de contrôle entre Bethléem et
Jérusalem.
Le mur de Bethléem sera tapissé d’affiches de 2m par 1m fixées sur un
support métallique afin de les protéger des intempéries. On espère
ainsi créer une collection qui témoignera de la souffrance et de la
Sumud (ténacité) des femmes de Bethléem.
Devant tant d’oppression et de souffrances, en tant que femmes d’ici,
que pouvons-nous, que devrions-nous faire pour exprimer notre
solidarité envers les Palestiniennes?
Source : AEI affilié à Pax Christi International
Edith Richard, 19 janvier 2012.
Canonisation
de Kateri Tekakwitha
La Conférence des évêques catholiques du Canada a accueilli avec
joie l’annonce par le Vatican de la canonisation prochaine de
l’amérindienne Kateri Tekakwitha (1656-1680), morte à l’âge de 24 ans
au Québec. « Le lys des Agniers » deviendra la première
sainte iroquoise du continent nord-américain.
Kateri Tekakwitha est
née en 1656 dans le village agniers d’Ossernenon, dans l’actuel État de
New York. Fille d’un chef iroquois et d’une mère algonquine convertie
au christianisme, elle perd sa famille à l’âge de quatre ans au cours
d’une épidémie de variole. Elle restera elle-même profondément marquée
par la maladie, arborant un visage grêlé et une vue déficiente.
Elle
décide de se faire baptiser à Pâques 1676 à l’âge de 20 ans. Sous la
pression de sa communauté mécontente de son attachement à la religion
chrétienne, elle fuit vers la mission Saint-François-Xavier à
Sault-Saint-Louis, au Québec. Elle prononce des vœux de chasteté le 25
mars 1679.
Elle meurt le 17 avril 1680. D’après les témoins, les
marques de la maladie sur son visage disparaissent immédiatement après
sa mort.
Mgr Charles Chaput, archevêque de Philadelphie et
lui-même d’origine amérindienne, a déclaré : « Nous sommes
très fiers d’elle parce qu’elle représente ce que Jean-Paul II appelait
l’inculturation. »
Source : RVM/apic/cns, 24 décembre 2011
Edith Richard, 15 janvier 2012.
Un
monument aux pionnières en politique
Un monument de bronze qui rendra hommage aux femmes en
politique sera installé à Québec à côté de la statue de l’ancien
premier ministre de la province Maurice Duplessis, qui s’opposait
justement au droit de suffrage de la gent féminine.
C’est la députée de La Pinière et première vice-présidente de
l’Assemblée nationale, Fatima Houda-Pepin, qui a piloté le projet;
l’œuvre qui représentera trois suffragettes, Idola Saint-Jean,
Marie Lacoste-Gérin-Lajoie et Thérèse Forget, ainsi que la première
femme élue au Parlement, Marie-Claire Kirkland, se dressera le
long de la façade sud de l’hôtel du Parlement, sur la Grande Allée.
Fatima Houda-Pepin s’est dite heureuse que les pionnières prennent
place à côté de Maurice Duplessis. « C’est une œuvre d’envergure,
cela nous prenait un site assez grand (…) mais on s’est dit quel
beau hasard, l’histoire fait bien les choses! »
L’œuvre qui sera réalisée par le sculpteur québécois Jules Lasalle et
installée à l’automne 2012, mesurera 8 m de long et près de 2,5 m
de haut.
Le projet de monument avait germé en 2010 en marge du 70e anniversaire
du droit de vote accordé aux femmes. Le dévoilement de la maquette
coïncidait avec le 50e anniversaire de l’élection de Marie-Claire
Kirkland.
Source : Le Soleil, Annie Mathieu, 7décembre 2011
Édith Richard, 6 janvier 2012
Secrétaire
générale d’une conférence épiscopale
Sœur Hermenegild Makoro,
religieuse des Sœurs missionnaires du Précieux Sang, sera la prochaine
secrétaire générale de la Conférence des évêques d’Afrique australe
(SABC), qui regroupe les évêques d’Afrique du Sud, du Swaziland et du
Botswana.
Diplômée en théologie de l’université du
Natal-Pietermaritzburg, elle a coordonné les activités de catéchèse et
de formation du diocèse de Mthatha.
« Je considère ma
nomination comme la reconnaissance du travail réalisé par les femmes
dans cette partie du monde. Dans les paroisses, ce sont les femmes qui
font le travail » a-t-elle déclaré à l’agence américaine
CNS.
Le journaliste du journal La Croix qui rapporte cette
nouvelle, affirme que c’est la première femme à occuper cette fonction
et la deuxième religieuse dans le monde après la Nouvelle-Zélande.
La première? Vraiment!...
En
1980, l’Assemblée des évêques du Québec nommait une
religieuse comme secrétaire générale de leur assemblée. En effet,
Gisèle Turcot sbc a occupé le poste de secrétaire générale de
l’Assemblée des évêques du Québec de 1980 à 1983. Il est vrai qu’une
conférence épiscopale nationale a plus d’importance qu’une assemblée
des évêques provinciale; mais du point de vue de l’accessibilité des
femmes à des postes de responsabilité dans l’Église, on ne peut faire
l’économie d’un tel silence.
Source : La Croix; 14 décembre 2011
Edith Richard, 18 décembre 2011.
L’ONU,
l’Iran et les droits des femmes
L’Iran a obtenu, en avril 2010, un siège à la Commission de la
condition de la femme des Nations unies pour un mandat de quatre ans.
Cette commission a pour mission de promouvoir les droits des femmes et
l’égalité des sexes à travers le monde.
Même si l’Iran n’a jamais
signé la Convention internationale pour l’élimination de toutes les
formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), ce pays « est
désormais chargé de mesurer les progrès réalisés en matière d’égalité
des femmes à travers le monde et d’élaborer des recommandations pour le
renforcement des droits des femmes dans les domaines politique,
économique, social et éducatif.
Quelle
confiance donner à ce système onusien responsable d’avoir placé (…)
l’Iran au cœur de la lutte pour les droits féminins, un état qui
défend l’apartheid masculin/féminin, qui fixe l’âge de la majorité pour
les filles à neuf ans, qui considère qu’un témoignage masculin
vaut deux témoignages féminins, qui divise par deux l’indemnisation
qu’un meurtrier doit payer à la famille d’une victime quand celle-ci
est une femme?
(...) Cet état a-t-il vraiment sa
place dans la Commission de la condition de la femme des
Nations-unies? »
Source : BANON, Patrick, Ces femmes martyres de
l’intégrisme, Paris, Armand Colin, 2010
Edith Richard, 30 novembre 2011.
NON
au diaconat féminin
En réponse à la communauté des femmes catholiques d’Allemagne (KFD)
qui avait demandé en juillet dernier l’introduction du diaconat pour
les femmes, les évêques allemands ont répondu et rejeté les
revendications concernant l’accès des femmes au diaconat, ravivant
ainsi les tensions entre évêques et laïcs en Allemagne.
Le Père Hans
Langendörfer, secrétaire de la Conférence des évêques catholiques
allemands a réfuté les arguments avancés, qualifié cette
revendication de « fardeau important » pour le dialogue et
fait monter la pression au sein de l’Église.
Mgr Robert Zollitsch,
archevêque de Fribourg-en-Brisgau et président de la Conférence
épiscopale allemande a cependant encouragé le dialogue et dit qu’il ne
devait pas y avoir d’interdictions de réfléchir dans le processus de
dialogue.
Lors de son assemblée plénière le 19 novembre dernier, le
Comité central des catholiques allemands (ZdK) a relevé la nécessité
d’un changement de « mentalités et de structures » au sein de
l’Église; ainsi le ZdK a constaté que la proportion des femmes dans les
organes de décision dans les diocèses – là où l’ordination sacerdotale
n’est pas requise – est généralement encore beaucoup trop faible
notamment dans le secteur de la gestion financière des diocèses ou dans
la recherche théologique et de l’enseignement de la théologie.
Source : APIC, 21 novembre 2011
Edith Richard, 28 novembre 2011
La
paix! Sans les femmes…
Les 300 leaders religieux invités par Benoit XVI à la rencontre
interreligieuse d’Assise (Italie) le 27 octobre dernier, ont renouvelé
leur engagement pour la paix et le dialogue et souligné que la religion
ne devrait pas être instrumentalisée à des fins violentes ni être la
cause de conflits.
Le pape a insisté sur l’indispensable « purification » des
religions pour construire la paix. Il a dénoncé les perversions
religieuses qui conduisent aux terrorismes. Il s’est ensuite attaché à
expliquer, longuement, son choix d’ouvrir la rencontre aux agnostiques.
La paix! Sans les femmes… Pas tout à fait. Julia
Kristeva, philosophe et écrivaine française d’origine bulgare, unique
femme à cette rencontre et seule non-croyante déclarée à prendre la
parole, a affirmé « L’homme ne fait pas l’histoire, mais
l’histoire c’est nous. » Elle a appelé à un « humanisme
féministe » et à passer de « l’ère du soupçon » à celle
du « pari. » Elle a ensuite mis en garde contre l’homme,
désormais capable de « détruire la terre et lui-même au nom de ses
croyances, religions ou idéologies. »
Sources : La Croix; Frédéric Mounier; 27 octobre
2011. RVM Proximo; 30 octobre 2011
Edith Richard, 4 novembre 2011.
Le
sacerdoce des femmes à la cour suprême américaine
La cour suprême des États-Unis a discuté mercredi le 5 octobre
d’une affaire de discrimination religieuse dans laquelle une
enseignante d’une école luthérienne, Cheryl Perich, a été licenciée
après avoir refusé un arbitrage interne sur un litige. Estimant qu’elle
contrevenait à l’injonction biblique selon laquelle les chrétiens ne se
poursuivent pas entre eux en justice, sa congrégation l’avait alors
licenciée au motif qu’elle contrevenait aux règles religieuses de son
Église.
C’est ici qu’intervient le principe d’ « exception
ministérielle » qui permet aux institutions religieuses d’adapter
certaines règles du droit du travail aux spécificités internes de
chaque religion.
Au cours du débat devant la cour suprême, le juge Stephen Breyer a posé
à l’avocate générale la question spécifique du sacerdoce réservé aux
hommes dans l’Église catholique. Selon l’avocate, l’administration
Obama n’estimait pas qu’il s’agissait d’une discrimination « mais
parce que la balance entre les intérêts public et privé est différente
dans chaque cas. » Se basant sur l’intérêt du gouvernement
et non sur le Premier amendement (liberté religieuse), l’avocate
a expressément ouvert la porte à une mise en cause du refus de l’accès
des femmes au sacerdoce au cas où les circonstances évolueraient.
La cour suprême des États-Unis rendra son arrêt dans quelques semaines.
Source : LA CROIX – MONDE;
Nicolas Senèze; 11 octobre 2011
Edith Richard, 17 octobre 2011.
Une
case en trop!...
Voici ce qu’on pouvait lire, récemment, dans la revue
Alternatives économiques : « Ce
qui m’a toujours dérangée c’est d’être appelée Mademoiselle. J’ai 35
ans, je vis en couple, mais je ne suis pas mariée. Pourquoi me
demande-t-on Mademoiselle ou Madame? C’est bien égal pour mon travail?
C’est une question qu’on ne pose jamais aux mecs. » En
effet les hommes sont appelés toute leur vie « Monsieur ». À
l’inverse, les femmes sont « Mademoiselle », puis
« Madame ». Et le passage de l’un à l’autre ne dépend ni de
leur âge, ni de leur statut professionnel, mais bien de leur statut
marital.
Ce témoignage d’une femme chargée d’affaire dans une grosse
firme reflète l’agacement de nombreuses femmes face à cette injonction
de décliner leur état civil, tandis qu’on ne demande jamais aux hommes
s’ils sont ou non des « damoiseaux ». Civilité unique pour
les hommes, double civilité pour les femmes.
Pour en finir avec cette survivance désuète, les associations Osez le féminisme et Les chiennes de garde
en France, lancent une campagne intitulée « Une case en
trop » pour rappeler que la distinction Madame/Mademoiselle n’est
ni flatteuse, ni obligatoire. Et surtout, qu’elle est le signe d’un
sexisme qui persiste et signe encore et encore.
Source : Alternatives
économiques : no 306; octobre 2011
Edith Richard, 11 octobre 2011.
Solange
Lefebvre entre à la Société royale du Canada
Madame Solange Lefebvre, Titulaire de la Chaire religion, culture
et société de la Faculté de théologie et de sciences des religions de
l’Université de Montréal, vient d’être nommée membre de la Société
royale du Canada.
La Société royale du Canada (SRC) est le
principal organisme regroupant d’éminents scientifiques, chercheurs et
gens de lettres au Canada. Considérée comme l’académie nationale du
Canada, la SRC a pour objectif premier de promouvoir l’acquisition du
savoir et la recherche en arts et en sciences. Composée de près de 2000
membres, hommes et femmes, sont choisis par leurs pairs pour leurs
réalisations exceptionnelles.
Solange Lefebvre est l’une des
premières femmes francophones à être reçues dans cette société pour son
travail en études religieuses.
Madame Lefebvre est théologienne et
anthropologue. Avant ses études théologiques de niveau doctoral, elle a
obtenu un baccalauréat au conservatoire de musique du Québec à
Montréal. Elle a aussi effectué des études de troisième cycle à l’École
des hautes études en sciences sociales en anthropologie sociale.
Suite
à la publication du rapport Proulx et à la promulgation de la loi 118,
elle a plaidé contre un projet de « laïcité à la française »
pour le Québec.
Toutes nos félicitations!
Source : Dostaler Benoit; Université de Montréal; 04
octobre 2011
Edith Richard, 10 octobre 2011.
Rétribution
contraire à la dignité
L’Association de culture universitaire et technique (ACUT), une
association proche de l’Opus Dei, a dû répondre devant les tribunaux
français d’une accusation de « travail
dissimulé » et de « rétribution
contraire à la dignité. »
L’unique
plaignante, formée à l’école d’hôtellerie de Dosnon, Catherine
Tissier, dit être entrée à 16 ans à l’Opus Dei comme numéraire auxiliaire,
avoir été exploitée, sans rémunération, durant treize ans dans les
différents établissements hôteliers de l’œuvre dont le château de
Chevrelles.
L’avocat de la plaignante, Me Bosselut, a défini le statut de numéraire auxiliaire, un statut qui
n’existe que dans l’Opus Dei: « c’est
une femme laïque chargée des tâches domestiques; elle réside dans des
conditions austères et accompli un travail harassant, sept jours sur
sept, dix heures par jour, sans contrat de travail. » Sa
raison de vivre : « travailler
tout le temps pour gagner rien ou pas grand-chose » dans
les résidences de l’Opus Dei. Quant à la paie de la plaignante, elle
était « versée sur son compte
bancaire mais ses chèques étaient à la disposition de ses employeurs. »
« Le droit du travail a été
complètement ignoré, » a estimé la procureure Flavie Le
Sueur avant de requérir 30 000 euros d’amende contre l’ACUT.
Même
si la défense s’est évertuée à convaincre le tribunal correctionnel de
Paris que le dossier n’avait rien à voir avec l’Opus Dei, il lui
reconnaît seulement « un
partenariat pour des activités à caractère spirituel. »
Le délibéré du procès est attendu le 24 novembre.
Source : LEMONDE.FR avec AFP; 23
septembre 2011
Edith Richard, 28 septembre 2011.
Décès
de Francine de La Gorce
Francine de La Gorce, une ancienne vice-présidente du mouvement ATD
Quart Monde,
est décédée le 7 septembre dernier après 51 ans d’engagement auprès des
plus démunis. C’est à la fois à une femme de caractère et l’une
des grandes figures du mouvement ADT Quart Monde que proches et
militants, réunis pour ses obsèques, ont rendu hommage. Depuis
plusieurs années, Francine de La Gorce se battait contre le cancer. Un
combat qui ne lui a jamais fait abandonner la lutte contre l’exclusion.
Une ténacité qui ne l’a pas quittée depuis 1960, alors qu’elle est
témoin d’une tragédie insoutenable dans un bidonville insalubre de la
banlieue est de Paris. Deux enfants périssent dans un incendie
qui a dévasté les igloos de fibrociment abritant les familles. Elle
rejoint alors le Père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD,
installé au milieu des abris de fortune.
Pour Bruno Couder, volontaire d’ATD, Francine de La Gorce a donné corps
à l’une des composantes essentielles du mouvement présent dans 29 pays
sur les cinq continents.
Selon lui, « Elle a fait de la
famille le premier support de lutte contre la pauvreté; il fallait
toujours tenter de retrouver l’entourage des gens qui a priori
apparaissaient comme seuls dans la misère. »
Source : La Croix; 12 septembre 2011
Edith Richard, 19 septembre 2011
Femmes
et religions abrahamiques au Québec
Les 8, 9 et 10 septembre derniers s’est tenu à l’Université de
Montréal un colloque dédié aux femmes et à leur place au sein des
religions abrahamiques.
Organisé par le Comité exécutif du Centre islamique libanais, il avait
pour thème : Islam, Pluralisme et globalisation.
« Au
Québec, les femmes sont considérées comme des citoyennes à part
entière, elles ont accès à l’éducation, à la propriété et au droit de
vote. Elles ont de plus en plus accès à l’équité salariale et à des
choix diversifiés de carrière. Cependant, quand il s’agit d’exercer
leur pleine autodétermination au sein de leur communauté de foi ainsi
que dans différents secteurs de la société, elles sont souvent
reléguées à des fonctions subalternes », indiquent les
organisateurs.
Le
Colloque voulait favoriser une réflexion sur la place de ces femmes qui
veulent vivre pleinement leur foi tant au sein de leur communauté de
foi que de la société québécoise.
Ce Colloque était ouvert au grand public.
Source : Radio-Ville-Marie, PROXIMO, 3 septembre 2011
Edith Richard, 12 septembre 2011.
Un
geste courageux
Le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston, a publié une liste
de 159 prêtres de son diocèse accusés d’actes de pédophilie depuis 60
ans.
Dans une lettre datée du 25 août, il explique cette décision sans
précédent.
« L’archidiocèse évalue
continuellement sa politique et ses pratiques pour s’assurer que ses
efforts de protection de l’enfance et de prévention des abus sexuels
soient encore renforcés. Dans ce but, j’ai décidé de partager les
informations que nous avons au sujet du clergé accusé d’avoir abusé
sexuellement des mineurs.
Ayant rencontré des centaines de
victimes, je sais pertinemment les cicatrices qu’elles portent. Et je
porte en moi chaque jour la douleur de l’échec de l’Église. »
La liste contient les noms des prêtres et des diacres condamnés par la
justice américaine et par l’Église.
En 2002, le diocèse de Boston a été à l’origine des révélations des
abus sexuels commis par le clergé aux USA. Il avait alors été démontré
que les prédécesseurs du cardinal O’Malley avaient tout fait pour
étouffer les divers cas dont ils avaient eu connaissance.
Depuis sa nomination en juillet 2003, l’archevêque O’Malley s’est
énormément investi pour que justice soit faite et que de tels abus ne
se reproduisent pas.
Source : Catholic News Agency (CNA) ; 27 août 2011. Via
Proximo; RVM; 03 sept. 2011
Edith Richard, 5 sept. 2011.
Le
cardinal Policarpo navré!...
L’ordination des
femmes est impossible
Le patriarche de
Lisbonne clarifie ses déclarations antérieures
Sur la question de l’ordination des femmes, le cardinal José Policarpo,
patriarche de Lisbonne (Portugal) est « en communion avec le
pape ». Il clarifie cette question dans une lettre publiée
récemment à la suite de la polémique qu’ont suscitée certaines de ses
déclarations (« aucun obstacle théologique ne s’opposerait à
l’ordination des femmes ») parues dans le dernier numéro de la
revue portugaise de l’ordre des avocats.
Dans son explication, le cardinal Policarpo reconnaît que lui-même n’a
jamais « traité la question de manière systématique ».
« Les réactions à cet entretien, dit-il, m’ont obligé à considérer
la question avec plus d’attention. N’ayant pas tenu assez compte
notamment des dernières déclarations du magistère, j’ai donné lieu à
ces réactions », a-t-il souligné.
C’est pourquoi, a-t-il ajouté, « j’estime qu’il est de mon devoir
de clarifier ma position aux yeux des fidèles ».
Le cardinal a souligné qu’il serait navré de savoir que ses paroles
« ont pu jeter le trouble quant à son adhésion à l’Église et à la
parole du Saint-Père ».
« Nous sommes donc invités à respecter le magistère du Saint-Père,
dans l’humilité de notre foi (…) » a conclu le cardinal Policarpo.
Source : ZENIT. Org, 08 juillet 2011
Edith Richard, 11 juillet 2011.
Le
diaconat pour les femmes
Allemagne : Les femmes catholiques demandent le diaconat féminin
La communauté des femmes catholiques d’Allemagne (KFD) demande
l’introduction du diaconat pour les femmes. À l’inverse de la prêtrise,
le diaconat féminin pourrait « être rapidement accepté » a
déclaré Anna Maria Mette, vice-présidente de la KFD, ce week-end à
Münster.
Anna Maria Mette s’exprimait lors de la journée des femmes du diocèse
de Münster qui a rassemblé quelque 4000 personnes sous le thème
« Vraiment femmes ». Elle a demandé aussi que les femmes
aient davantage accès aux fonctions dirigeantes dans l’Église et
puissent contribuer à la formation des prêtres.
Les femmes ont souhaité enfin l’accès aux sacrements pour les divorcés
remariés.
Source : Radio-Ville-Marie, PROXIMO, apic/ kna, 09
juillet 2011
Edith Richard, 11 juillet 2011.
Une
relation de confiance
Dans un long entretien au magazine italien 30 Giorni, le nouveau préfet de la
Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie
apostolique, Mgr Braz de Aviz, annonce qu’il souhaite
« reconstruire une relation de confiance » avec les
responsables des
ordres et congrégations religieuses dans le monde.
Dans une critique à peine voilée de son prédécesseur, le cardinal
slovène Franc Rodé, l’ancien archevêque de Brasilia reconnaît qu’il a
constaté, à son arrivée à Rome, « qu’il y avait beaucoup de
méfiance de
la part des religieux à cause de certaines positions prises
précédemment. »
« On peut traiter les problèmes
d’une autre manière »
Concernant l’inspection en cours actuellement dans les congrégations
religieuses féminines américaines, Mgr Braz de Aviz reconnaît que
« cela
n’est pas une affaire facile. »
« Il y avait la méfiance, de la confrontation, raconte-t-il. Nous
leur
avons parlé, leurs représentantes sont aussi venues ici, à Rome. Nous
avons commencé à écouter. »
« Cela ne veut pas dire que les
problèmes n’existent pas, souligne-t-il.
Mais on peut les traiter d’une autre manière. Sans condamnation
préalable. »
Source : La Croix – Rome, N.S., 06 juillet 2011
Edith Richard, 11 juillet 2011.
Rome
et la Fraternité Saint-Pie X
Les négociations théologiques entre le Saint-Siège et les
traditionalistes de la Fraternité Saint-Pie X, commencées en octobre
2009, seraient terminées. Seuls les disciples de Mgr Lefebvre
communiquent sur l’affaire.
« J’ai été invité à me rendre à
Rome auprès du cardinal Levada, ( NDLR : préfet de la Congrégation
pour la doctrine de la foi) et ce sera pour la mi-septembre. C’est tout
ce que je sais », a dit Mgr Bernard Fellay, supérieur général de
Saint-Pie X. « Nous recevons de la part de Rome des messages
contradictoires » a-t-il également confirmé.
Après la phase
technique et la mise au clair des positions de chacun, le dossier va
désormais être traité, et réglé au sommet, par le pape et le supérieur
général.
Benoit XVI joue gros dans ce dossier. Il se trouve
face à une blessure personnelle. Joseph Ratzinger était en première
ligne en 1988 lors du schisme. Jean-Paul II l’avait missionné pour
tenter d’empêcher les quatre ordinations épiscopales décidées par Mgr
Lefebvre. En vain. Leur retour au bercail demeure un objectif pour un
pontife qui souffre des divisions.
Source : Témoignage chrétien, Philippe Clanché 30
juin 2011
Edith Richard, 11 juillet 2011.
Absence
d’obstacle théologique à l’ordination des femmes
La question de l’ordination des femmes prêtres dans l’Église catholique
a été rouverte, lundi, par la publicité faite autour des propos tenus
par le patriarche de Lisbonne, le cardinal José Policarpo, déclarant
qu’aucun obstacle théologique ne s’opposait à l’ordination des femmes.
Dans un entretien accordé en mai au bulletin des avocats portugais,
intitulé Oa, le patriarche de Lisbonne a déclaré « qu’il existe
une égalité fondamentale entre tous les membres de l’Église » et
que, selon lui « l’absence de femmes prêtres dans l’Église relève
avant tout de la tradition. »
Ajoutant que l’ordination des femmes interviendra « quand Dieu le
voudra », le patriarche estime que cette évolution ne se produira
« pas de (son) vivant » et que « le moment n’est pas
venu aujourd’hui de poser la question. »
Cette déclaration survient après la décision de Benoit XVI de relever
de sa charge pastorale Mgr W. Morris d’Australie qui avait rédigé une
lettre dans laquelle il défendait l’ordination des hommes mariés et des
femmes. « Mon objectif était d’ouvrir le débat sur le déclin des
vocations dans le pays, pas de bouleverser le fonctionnement de
l’Église, » s’était expliqué Mgr Morris.
Source : La croix, Bruno Bouvet, 28 juin 2011
Edith Richard, 5 juillet 2011.
Lise
Bissonnette – honorée
Lise Bissonnette recueille, à juste titre, de nombreuses
distinctions.
Récemment elle a reçu dans le cadre des Prix du Québec, le Prix Georges-Émile-Lapalme 2010,
dans la catégorie : culturelle;
et l’Université d’Ottawa lui a remis un doctorat honorifique décerné par la
Faculté des sciences sociales.
Dans un article substantiel, Ariane Émond met en évidence les qualités
exceptionnelles de cette « intellectuelle déterminée, généreuse et
socialement engagée qui a chéri la langue française comme un puissant
vecteur de culture. »
« Le prix Georges-Émile-Lapalme honore cette année une figure
prépondérante du domaine culturel, une femme d’idées et une bâtisseuse
de premier plan. »
Allan Rock, recteur de l’université d’Ottawa, a déclaré lors de la
remise du Doctorat honoris causa :
« C’est une grande intellectuelle aux multiples talents qui a
contribué
activement au libre échange des idées en Amérique du Nord. »
Source : Les prix du Québec, Ariane Émond
Le Devoir, Valerian Mazataud, 13 juin 2011
Edith Richard, 24 juin 2011.
Des
nouvelles du Vatican
Le 13 juin dernier, Benoit XVI réunissait les chefs des dicastères
de la Curie romaine. Ces réunions sont plutôt rares parce que c’est
habituellement sur une base individuelle que le pape rencontre
ses « ministres ».
À l’ordre du jour de cette rencontre des chefs des
dicastères : la vie consacrée.
Trois points ont retenu l’attention.
1. La distinction nécessaire entre communautés masculines et féminines
pour une vie communautaire séparée.
2. Les laïcs ne doivent pas exercer une fonction d’autorité sur des
religieux, tel aurait été le sens d’une des interventions du cardinal
Marc Ouellet, préfet pour la congrégation pour les Évêques.
3. Ensuite a été abordée la question sensible de l’exercice d’autorité
par les fondateurs.
L’appartenance ecclésiale, l’adhésion au magistère ne
doivent pas passer au second plan derrière l’obéissance au fondateur.
On se souviendra de Joan Chittister qui avait
assisté à la conférence sur l’ordination des femmes tenue à Dublin en
2001 cela, malgré l’interdiction de Rome qui l’avait sommée de rester
dans son monastère. Invoquant l’obéissance supérieure à la règle de
St-Benoit elle avait déclaré : « La tradition bénédictine
n’est pas d’obéissance soumise mais d’obéissance fondée sur le
discernement et la responsabilité personnelle. »
Source : La croix, 14 juin 2011, Frédéric Mounier
Catholic Insight, janv. Fév. 2002
Edith Richard, 16 juin 2011.
Élisabeth
Garant, Prix des Journées sociales 2011
Les Journées sociales 2011, tenues du trois au cinq juin dernier à
Valleyfield, ont honoré Élisabeth Garant en lui décernant le prix des
Journées sociales 2011.
Directrice du Centre justice et foi et de la
revue Relations, Élisabeth Garant est aussi consultante à la Commission
des affaires sociales de la Conférence catholique des évêques du Canada.
Éminente
personnalité, elle a contribué, par son engagement et son leadership, à
la cause de la justice dans la société et dans l’Église. Elle fait
l’histoire en tant que première et seule femme à diriger un
centre jésuite d’analyse sociale à travers le monde.
À l’occasion de
la remise de ce prix, Marco Veilleux a rendu hommage à « cette
travailleuse infatigable, fine analyste de la question sociale,
passionnée des droits humains, de la cause des femmes et de la
solidarité avec les plus vulnérables. »
Edith Richard, 13 juin 2011.
Une
amérindienne chez les Ursulines
Esther Wheelwright, une remarquable oubliée.
Née en 1696, elle est issue d’une famille de notables colons anglais
puritains, fondateur de la ville de Wells en
Nouvelle-Angleterre.
Au cours d’une razzia à Wells par les abénaquis et les français, la
petite Esther âgée de 7 ans est enlevée et adoptée par les
abénaquis. Trouvée plus tard par les missionnaires, elle était
devenue une véritable amérindienne qui ne parlait plus anglais.
Lorsque ses parents la réclament au gouverneur Philippe de Rigaux de
Vaudreuil, ce dernier s’engage à leur remettre leur fille; il l’amène à
Québec mais elle ne peut partir en raison de la guerre. Pensionnaire
chez les Ursulines, elle est éduquée dans la religion catholique et la
culture française. Tellement bien intégrée, elle refuse de retourner
chez ses parents.. Quelques années plus tard elle demande à devenir
religieuse.
À 16 ans, en 1712, elle devient novice chez les Ursulines sous le nom
d’Esther-Marie-Joseph de l’Enfant-Jésus et en 1760 elle est élue
supérieure de sa communauté, poste qu’elle occupe jusqu’en 1772.
Diplomate efficace entre les religieuses et les Britanniques, elle a
également réussi à rétablir la stabilité financière des Ursulines
pendant les 20 années les plus difficiles de la communauté. Elle décède
en 1780 à l’âge de 84 ans.
Un reportage sur Esther Wheelwright a été présenté à Radio-Canada le 19
juillet 2008 à l’émission « Les remarquables oubliés ».
Source : Radio-Canada, Zone Radio
Edith Richard, 26 mai 2011.
Une
femme engagée : Agnes Lisolo
« Nous n’avancerons dans nos Églises et dans la
société qu’en reconnaissant les dons apportés par les femmes. »
Ainsi s’exprimait la vice-présidente du Conseil synodal de l’Église
évangélique réformée de Fribourg en remettant le « Prix
Sylvia-Michel » à la zambienne Agnes
Lisolo pour son engagement dans l’action sociale et diaconale
dans son pays.
Le
Prix Silvia-Michel, doté d’une bourse de 5,000$, porte le nom de
la première femme présidente d’une Église en Europe et est décerné par
les Églises suisses pour encourager et distinguer des femmes qui
assument des fonctions dirigeantes dans le monde entier.
Agnes Lisolo, infirmière
zambienne, a été honorée pour avoir créé le Liyoyelo Batik Centre à
Senanga une communauté dans le sud-ouest de la Zambie.
« Je
me sens comblée et confuse… C’est trop pour moi » a déclaré
la lauréate en toute modestie, elle qui passe ses années de retraite à
modifier tranquillement la vie des femmes de sa communauté rurale par
un projet combinant procuration de revenus, soins de santé et formation
au leadership en vue d'assumer des fonctions de direction dans leurs
Églises, les institutions proches de leurs Églises et de leurs
villages.
Source : APIC 2011-03-21
Edith Richard, 20 avril 2011.
On ne
badine pas avec l’ordination des femmes
Le National Catholic Reporter
rapporte avoir reçu, par fax, copie de la lettre, datée du 18 mars
2011, adressée à Maryknoll Fr. Roy Bourgeois de la part du
supérieur général de sa communauté, Maryknoll Fr. Edward Dougherty, lui
ordonnant de se rétracter dans les quinze prochains jours
au sujet de sa déclaration appuyant l’ordination sacerdotale des femmes.
S’il n’obtempère pas à cette requête dans les délais prescrits, son
dossier sera transmis à la Congrégation pour la doctrine de la foi qui
verra à sa réduction à l’état laïc.
Le Père Bourgeois appartient à la Société des missions étrangères
catholiques d’Amérique (The Catholic Foreign Mission Society of
Maryknoll) fondée en 1911 après le XXIe congrès eucharistique de
Montréal (1910) par deux prêtres de Caroline du Nord.
La maison-mère est située à Ossining dans l’état de New York.
La société a joué un rôle missionnaire important en Chine et en Asie
jusqu’en 1950. Elle s’est tournée vers l’Amérique latine à partir de la
Seconde Guerre mondiale.
La Société comprend maintenant (2008) 550 prêtres et frères qui
œuvrent maintenant sur les cinq continents.
Source : National Catholic Reporter
Edith Richard, 30 mars 2011.
Il
invite l’Église à desserrer le corset de la tradition
La revue Études vient de
publier un excellent article rédigé par Joseph Moingt s.j. intitulé « Les femmes et l’avenir de
l’Église. »
Après
avoir reconnu qu’un trait majeur du XXième siècle est l’extraordinaire
révolution féministe qui a libéré les femmes de la tutelle parentale et
maritale, le théologien met ce fait en parallèle avec le déclin de
l’Église catholique qui a perdu sa sphère d’influence sur la société et
les individus. Il se pose la question : « Y a-t-il une corrélation entre ces deux
aspects de l’évolution que nous vivons? »
Même
si l’Église se flatte d’avoir enseigné le respect de la femme au monde
païen ou barbare, elle a tout de même résisté à son émancipation dans
les domaines civil et religieux.
L’auteur suggère à l’Église de relire les Évangiles au féminin pluriel.
« (…)quand
la tradition n’a pas de réponse à des problèmes nouveaux et se refuse à
celles qui se proposent, le recours aux Écritures s’impose de plein
droit. (…) Introduire dans
l’Église un peu de féminité (…) ce
sera y verser la part d’humanité trop réduite ou masquée par un pouvoir
exclusivement masculin et sacré, c’est-à-dire intolérant. »
Un article à lire absolument.
Source : Études;
janvier 2011; no 4141; pp 67-76
Édith Richard, 14 mars 2011
Anne
Michaud – Prix du Gouverneur général
La Gazette des femmes fait état du Prix du Gouverneur général
décerné à Anne Michaud pour sa lutte pour la sécurité des femmes dans
les villes et pour la reconnaissance de l’égalité des sexes dans la
gouvernance locale.
La feuille de route d’Anne Michaud est
impressionnante, entre autres : En 1980, mise sur pied du Mouvement
contre le viol; cofondatrice du Regroupement québécois des CALACS
(Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel);
lancement et coordination des manifestations « La rue, la
nuit, femmes sans peur »; consultante en aménagement urbain
sécuritaire pour les municipalités.
Bonification de la
signalisation, amélioration de l’éclairage, possibilité de descendre
entre deux arrêts d’autobus sont autant de pas importants qu’ont
franchis les villes québécoises au cours des dernières années, grâce à
la militance énergique d’Anne Michaud.
« Afin que la sécurité
en ville et l’égalité des sexes deviennent réalité, l’annihilation du
système patriarcal est nécessaire. (…) Le problème, c’est que
même s’ils (les élus) sont en faveur de l’égalité, ils ont les mains
liées dès que l’on parle d’argent. (…)
Pour gagner de la visibilité
dans la rue tout autant que pour élaborer des politiques locales, il
faut aussi d’être entendue. C’est le dessein d’Anne Michaud. »
Source : Gazette des femmes; janvier-février 2011 pp
1-2; Josée Descôteaux
Edith Richard, 9 mars 2011.
Le
travail des femmes revisité
Le neuvième colloque interdisciplinaire de l’Université féministe
d’été (UFÉ) se tiendra à l’Université Laval du 22 au 28 mai prochain.
Le thème de l’activité «Revisiter le travail des femmes» a été choisi
cette année afin de mettre en lumière les analyses féministes relatives
au travail et ainsi réfléchir aux défis actuels et futurs pour les
femmes et l’égalité.
Selon Mme Huguette Dagenais, une des organisatrices, «Le colloque est
l’occasion de passer une semaine complète ensemble, ce qui mène à
beaucoup de discussions et de réseautages. C’est très convivial, il se
forme ici des réseaux informels et les gens apprécient beaucoup ces
contacts directs avec les spécialistes.»
L’originalité, dira Mme Dagenais, c’est qu’on peut s’y inscrire comme à
n’importe quel colloque, pour l’acquisition d’une formation continue ou
par simple intérêt personnel ou professionnel, et ainsi obtenir une
reconnaissance pour ce qu’on y apprend sans aucun préalable.
Toute personne intéressée à approfondir ses connaissances
sur le sujet est donc la bienvenue.
Info, programme et inscription : www.fss.ulaval.ca/universitefeministedete.
Source : Le Devoir; 2 mars 2011;
Cahier C 2; Valérie R. Carbonneau
Edith Richard, 2 mars 2011.
Des
femmes puissantes
Dilma Rousseff, Angela Merkel, Ellen
Johnson Sirleaf…
brefs portraits de femmes de pouvoir qui compteront en 2011 sur la
scène politique internationale. Et de celles qu’on espère entendre
davantage.
C’est la femme la plus en vue en ce début d’année : en prenant les
commandes du Brésil, Dilma Rousseff devient la
présidente d’un pays désormais incontournable dans le concert des
nations.
Quatrième femme la plus influente du monde en 2010, selon le magazine
Forbes, la chancelière allemande
Angela Merkel
restera le maillon fort de l’Union européenne en 2011, après avoir
imposé son leadership lors des crises qui ont frappé la zone euro.
Au Libéria, la première femme élue présidente sur le continent africain
visera sa réélection. Intronisée en 2006, Ellen Johnson Sirleaf briguera un
second mandat en 2011. Elle symbolise une certaine féminisation de la
politique en Afrique.
D’autres femmes de pouvoir : Michelle
Bachelet présidente d’ONU
Femmes et Christina
Figueres chargée à l’ONU de mener les négociations sur la lutte
contre le réchauffement climatique.
La républicaine américaine, Sarah
Palin et le Tea Party qu’elle influence risque encore de faire
parler d’elle davantage pour le pire que pour le meilleur.
Source : netFemmes, 12 janvier 2011
Edith Richard, 14 frévrier 2011.
Un
manifeste audacieux et courageux
Plus de 150 théologiens germanophones, soit le tiers des 400
professeurs de théologie catholique enseignant dans les universités
allemandes, ont signé un manifeste appelant l’Église catholique à
entreprendre des réformes de fond. En voici les principales idées.
« En
tant que professeur(e)s de théologie, nous n’avons pas le droit de nous
taire plus longtemps. Nous avons la responsabilité d’apporter notre
contribution à un véritable nouveau départ (…) Nous voulons saisir les
signes de renouveau et de dialogue qui ont été émis ces derniers mois
par quelques évêques dans des discours, des homélies ou des interviews.
(…) L’idée s’est imposée à de nombreux chrétiens et chrétiennes
responsables, ordonnés ou non, que des réformes étaient nécessaires.
Cet appel à un dialogue ouvert sur les structures de pouvoir et de
communication, sur la forme des ministères et la participation des
fidèles à la responsabilité ecclésiale, ainsi que sur la morale et la
sexualité, a suscité des attentes.
(…) C’est le message
libérateur de l’Évangile qui constitue le critère d’une Église
crédible, de son action, et de sa présence dans la société.
(…) Le dialogue ouvert à propos de ces réformes doit être mené dans les
domaines d’action suivants :
1. Structures participatives (…)
la participation des fidèles est une pierre de touche de la crédibilité
du message libérateur de l’Évangile.
2. Paroisse
(…) Le ministère ecclésial doit servir la vie de la paroisse, et pas
l’inverse. L’Église a aussi besoin d’hommes mariés et de femmes aux
ministères ecclésiaux.
3. Culture du droit
La protection des droits et la culture du droit dans l’Église doivent
être améliorés d’urgence.
4. Liberté de
conscience Respecter la conscience individuelle.
5. Réconciliation
(…) Le rigorisme moral péremptoire ne sied pas à
l’Église.
6. Le culte
La liturgie vit de la participation active de tous les fidèles. »
Source : Témoignage chrétien Traduction fr.
par Jérôme Anciberro 05 février 2011
Edith Richard, 7 février 2911.
Le
«viol correctif»
Le «viol correctif» est une pratique odieuse consistant à violer
les femmes lesbiennes pour les corriger de leur homosexualité. Il
atteint des sommets en Afrique du Sud. Mais cet acte abominable n’est
même pas classé dans les crimes de haine. Les victimes sont souvent
noires, pauvres, lesbiennes et très marginalisées.
Millicent Gaika a été ligotée, étranglée, torturée et violée cinq
heures durant par un homme se vantant de la «soigner» de son
homosexualité. Elle a difficilement survécue.
Dans un petit refuge de la ville du Cap, quelques militantes
courageuses sont en train de risquer leur vie pour faire en sorte que
le cas de Millicent fasse changer les choses. Leur appel au Ministère
de la justice a dépassé les 140 000 signatures. Mais le ministre n’a
pas répondu à leurs demandes d’action.
Elles lancent l’appel suivant. Des quatre coins du monde, mettons en
lumière cette pratique horrible. Si nous sommes suffisamment nombreux à
donner de l’ampleur à cette campagne nous pourrons atteindre non
seulement le ministre de la justice mais aussi le président Zuma.
Appelons le président Zuma et le ministre de la justice à condamner
publiquement et pénalement le «viol correctif» et les crimes de haine,
avec mise en application immédiate, assortie de mesures d’éducation et
de protection des victimes. Soutenez le réseau Avaaz. Une pétition
contre le viol des lesbiennes en Afrique du Sud.
http://secure.avaaz.org/fr/
Source : Avaaz
Edith Richard, 31 janvier 2011.
Ordination
d’hommes mariés ?
Les évêques catholiques allemands sont appelés à s’engager pour
l’ordination d’« hommes mariés ayant fait leurs preuves »,
que l’on
appelle dans le langage ecclésial des « viri probati ». Dans
une
déclaration publiée le 21 janvier dernier à Berlin, des personnalités
démocrates-chrétiennes, soutiennent l’ordination d’hommes mariés et
insistent sur la situation de détresse pastorale extraordinaire
rencontrée dans de nombreuses communautés sans prêtres privées de
messes le dimanche.
Les signataires de l’appel, dont huit hommes politiques de haut rang,
interpellent les évêques allemands, pour qu’ils s’engagent « avec
insistance avant tout à Rome » pour l’ordination de « viti
probati » au
sein de l’Église universelle.
Ces politiciens se réunissent depuis longtemps dans un « Cercle
d’amis »
et se sont déjà à plusieurs reprises prononcés publiquement sur des
questions concernant l’Église.
Cette demande n’est pas nouvelle. Déjà le Synode de Wurtzbourg
(1972-75) avait abordé le cas des « viri probati », mais en
raison d’un
veto il n’y avait pas eu de résolutions à ce propos. Les évêques
avaient alors assuré que si le manque de prêtre devait continuer de
s’accroître, il faudrait alors reprendre la discussion. « Ce temps
est
maintenant vraiment arrivé » déclarent les signataires. Ils citent
également une déclaration dans ce sens sur les « nouvelles formes
de
ministère », faite dans les années 70 par le théologien
Joseph
Ratzinger, l’actuel pape Benoit XVI.
Source : APIC 2011-01-23 publié sur radiovm.com
Edith Richard, 24 janvier 2011.
Traite
humaine
Le Centre justice et foi est membre du CATHII (Comité d’action
contre la traite humaine interne et internationale). Cet automne,
plusieurs documents gouvernementaux ont été rendus publics concernant
la traite des humains au Canada.
Il est important d’analyser chacune des stratégies, politiques ou
mesures proposées afin de s’assurer que la protection et l’intérêt des
victimes soient au cœur des préoccupations.
Le CATHII nous propose un excellent document de réflexion Agir contre la traite
humaine.
Il fait un résumé critique de trois projets de plan d’action national
visant la lutte contre la traite des personnes au Canada : Tour d’horizon, Relier les pointillés et Invisible Chains.
Le CATHII propose aussi un blogue qui présente des nouveautés toutes
les semaines.
Le Centre justice et foi nous suggère de nous y inscrire pour nous
tenir au courant des enjeux concernant la traite
humaine.
Pour
vous inscrire à Cathii
Source : Centre
justice et foi www.cjf.qc.ca 16 décembre 2010
Edith Richard, 16 janvier 2011
Apaisement
chez les religieuses américaines
L’enquête du Vatican sur la vie apostolique des religieuses
américaines est terminée depuis le 15 décembre. Le climat semble s’être
apaisé dans de nombreuses communautés. « Loin d’être une
inspection de police, cette enquête s’est révélée extrêmement positive
pour nos communautés », reconnaît soulagée, Sœur Ellen Kelly.
Supérieure
provinciale des Sœurs du Bon-Pasteur à New York, elle partageait la
surprise, voire les soupçons, de beaucoup de ses consœurs, lorsque le
Saint-Siège annonça en janvier 2009 qu’elles seraient interrogées sur
la «qualité» de leur vie apostolique.
« En réalité, les
équipes de religieux envoyés par le Saint-Siège ont montré une grande
écoute et nous ont donné l’occasion de témoigner du charisme propre à
chacune de nos communautés. »
D’autre, en revanche, ont estimé
que cette visite apostolique manquait de « transparence » et
ont soupçonné une tentative de la hiérarchie masculine romaine pour
remettre dans le droit chemin des sœurs émancipées.
Certaines ont
même refusé de répondre au questionnaire au point que Mère Mary Clare
Millea qui coordonne la visite apostolique avait dû écrire en
janvier 2010 aux congrégations pour leur dire sa
« tristesse » et sa « déception ».
À la
fin de ces visites, elle enverra au Vatican un rapport sans que l’on
sache aujourd’hui ce qu’il adviendra des enquêtes menées.
Source : La Croix; 12 novembre 2010
Edith Richard, 10 janvier 2011
Les
femmes migrantes attendent que leurs droits soient reconnus
Mgr Antonio Maria Vegliò, président du Conseil pontifical pour la
pastorale des migrants et des personnes en déplacement, a invité les
gouvernements à revoir les politiques et les règles qui compromettent
la tutelle des droits fondamentaux pour les femmes immigrantes.
Au cours de la rencontre organisée par Caritas internationalis
tenue à Saly au Sénégal du 30 novembre au 2 décembre, l’archevêque a
rappelé que les femmes migrantes sont employées dans le secteur
domestique, privées de droits humains les plus élémentaires et
parfois, sont abusées dans la sphère domestique.
Il a
affirmé : « La théologie de la mobilité humaine affirme la
culture du respect du migrant, l’accueil, l’égalité et la valorisation
des diversités légitimes, capables de faire voir les femmes migrantes
comme porteuses de valeurs et de ressources. »
La dépêche se
termine par une déclaration qui semble comporter une certaine
ouverture. « Pour sa part, l’Église continuera à accueillir
fraternellement les migrants qui proviennent d’Églises sœurs afin de
partager avec eux la richesse de la diversité et de proclamer ensemble
l’Évangile par la parole et l’action. (…) Dans la perspective d’une
Église ministérielle, missionnaire et plus attentive au laïcat –
a affirmée Mgr Vegliò – une présence adéquate et une juste
ministérialité de la femme devra être mieux approfondie, reconnue et
valorisée… »
Source : Zenit.org;
2 décembre 2010
Edith Richard, 7 décembre 2010.
6
décembre 1989 - Je me souviens
Vingt-et-une années se sont écoulées depuis l’assassinat de
quatorze jeunes femmes en moins de vingt-deux minutes à l’École
Polytechnique avec une arme d’assaut, un Ruger Mini-14 acquis
légalement. Cette arme est encore vendue aujourd’hui comme une simple
arme de chasse non restreinte.
L’horreur de cette tuerie a provoqué la mise sur pied d’un vaste
mouvement à l’échelle nationale qui a amené le gouvernement fédéral à
voter, en 1995, La loi sur les
armes à feu
rendant obligatoire pour les propriétaires d’armes l’obtention d’un
permis renouvelable et l’enregistrement unique de toutes les armes.
«La loi sur le contrôle des armes à
feu est un monument à la mémoire des victimes de la tuerie de l’École
Polytechnique.» Suzanne Laplante-Edward, mère d’Anne-Marie
Il y a quelques mois, la députée manitobaine, Candice Hoeppner a déposé
le projet de loi C-391 qui proposait de mettre fin à
l’enregistrement obligatoire de toutes les armes d’épaule.
Comment ne pas s’étonner que ce soit justement une femme
qui parraine ce projet de loi alors que le contrôle des armes à feu
représente pourtant un pas en avant dans la lutte contre la violence à
l’égard des femmes? Vous avez dit : solidarité?
Le 22 septembre, l’effort concerté des défenseurs du contrôle des armes
a mené par deux voix à la défaite du projet de loi C-391. Cependant,
immédiatement après le vote, le premier ministre, Stephen Harper, a
affirmé que «le parti conservateur
persistera tant que le registre ne sera pas aboli.»
La lutte pour préserver l’intégrité du contrôle des armes à feu n’est
pas terminée.
Les familles des victimes de Polytechnique proposent des gestes
concrets, entre autres :
-Appelez au 1-800-O-Canada ou visitez www.part.gc.ca
pour trouver les coordonnées de votre député(e) afin de lui témoigner
votre appui au contrôle des armes.
-Gardez en tête le contrôle armes lorsque vous voterez aux prochaines
élections.
Edith Richard, 25 novembre 2010.
L’Arabie
saoudite à l’ONU Femmes !
La nouvelle agence des Nations unies consacrée à la condition
féminine,
ONU Femmes, est en voie de formation de son conseil d’administration.
Onze pays asiatiques étaient candidats pour dix sièges.
L’Iran n’a obtenu que dix-neuf voix; il lui en aurait fallu
vingt-huit pour faire partie des quarante-et-un pays membres du conseil
d’administration.
« C’est une expression de
désapprobation du bilan de l’Iran en matière de droits » de
la femme a souligné l’ambassadrice de Norvège Morten Wetland.
Cependant l’Arabie saoudite était assurée d’obtenir l’un des deux
sièges réservés aux nouveaux États donateurs de cet organe destiné à
accélérer l’amélioration de la condition des femmes dans le monde.
« L’Arabie saoudite n’aurait pas
dû
être autorisée à entrer dans le conseil d’administration. Ils ont l’un
des bilans les pires dans le monde en termes de droits des femmes »,
a dit Philippe Bolopion, un spécialiste de l’ONU à l’ONG Human Rights
Watch.
Du travail pour Michelle Bachelet.
Source : AFP via Le Devoir; 11 novembre 2010l p. A 5
Edith Richard, 11 novembre 2010.
L’ordination
des femmes : un débat ouvert en Pologne
Au Synode de l’Église luthérienne de Pologne réuni du 15 au 17
octobre 2010, la proposition en faveur de l’ordination des femmes a été
rejetée : 33 voix contre, 20 pour et 7 abstentions.
Un porte-parole
du Synode a déclaré que, malgré la décision prise par son principal
organe directeur de ne pas ordonner les femmes, le débat n’est pas clos
pour autant. « Ce n’est pas une décision définitive. Quand le
nouveau synode sera élu en 2012, on peut s’attendre à ce que de
nouvelles voix s’élèvent en faveur de l’ordination des femmes », a
déclaré Wojciech Pracki, pasteur de l’Église évangélique de la
Confession d’Augsbourg en Pologne, qui compte 80 000 membres inscrits.
Le
pasteur estime « qu’aucun argument théologique n’a été
avancé contre l’ordination des femmes. Les véritables raisons seraient
plutôt de nature organisationnelle ».
Le président du Synode
luthérien de Pologne, Waldemar Pytel, a déclaré que « la décision
du Synode avait été influencée par la prédominance de l’Église
catholique romaine en Pologne et qu’elle touche à l’avenir des
relations œcuméniques ».
Source : APIC 4 novembre 2010
Edith Richard, 8 novembre 2010.
La
résolution 1325 du Conseil de sécurité fête son dixième anniversaire
La résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Vous
connaissez?
Adoptée
le 31 octobre 2000, la résolution 1325 a été saluée comme étant la
première résolution du Conseil de sécurité à porter sur les femmes et
le genre.
Malheureusement, elle demeure relativement peu connue.
Cette
adoption historique a été en grande partie le fruit de la mobilisation
et du militantisme d’organisations non gouvernementales qui ont su
faire pression sur les membres de l’ONU pour qu’ils inscrivent la
question féminine à l’ordre du jour.
LA COALITION SUR LES FEMMES, LA
PAIX ET LA SÉCURITÉ a ainsi vu le jour afin d’assurer la sécurité des
femmes et leur participation dans la résolution des conflits et la
construction de la paix.
La résolution 1325 exhorte le Secrétaire
général de l’ONU, les États membres et les parties à un conflit armé à
prendre comme mesures concrètes : une représentation accrue à tous les
niveaux de prise de décisions en matière de prévention, gestion et
résolution de conflit, une formation sur le genre et le VIH/sida, un
soutien aux initiatives de paix prises par des groupes locaux de
femmes ainsi que la protection des femmes et des fillettes face
aux violences sexistes.
À l’occasion du dixième anniversaire de la
résolution 1325, il y a lieu de se réjouir de son existence, mais il
s’agit d’un triste anniversaire puisque la résolution 1325 n’a pas
produit les fruits auxquels on s’attendait. « La violence contre
les femmes reste un motif de honte collective ». Ban Ki-moon
Source : Kristin Valasek; Institut international de
recherche et de formation pour la promotion de la femme (INSTRAW)
Edith Richard, 8 novembre 2010.
Les
femmes au Synode du Moyen-Orient
Sept femmes ont été invitées comme auditrices au récent Synode du
Moyen-Orient. Dans ce cadre, elles ont souhaité que l’Église donne sa
« juste » place à la femme. Cela pourrait constituer un
témoignage pour les femmes musulmanes parfois «maltraitées» ont-elles
affirmé.
Sœur Clauda Achaya Naddaf, supérieure du couvent des
religieuses de Notre-Dame du Bon-Pasteur à Damas (Syrie) a déploré que
« dans l’instrument de travail du Synode du Moyen-Orient, il n’y
ait aucune mention des questions concernant les femmes. La femme est
reléguée au second rang ».
« La moitié de la population de
la terre sont des femmes. Presque la moitié de ces femmes sont victimes
de violence, d’exploitation et vivent dans l’extrême pauvreté, dont les
droits sont bafoués» a-t-elle ajouté en souhaitant que le Synode
« énonce des propositions qui aideraient à l’application des
conventions internationales en faveur des femmes dans nos pays
arabes ».
Jocelyne Khoueiry, membre
fondatrice et présidente du mouvement marial « La Libanaise-Femme
du 31 mai » (Liban) a souhaité que « la femme chrétienne
puisse s’exprimer et témoigner de la beauté de la foi et du vrai sens
de la dignité et de la liberté. C’est un témoignage urgent qui
interpelle la femme musulmane et ouvre des pistes nouvelles de
dialogue » a-t-elle souligné.
L’assemblée spéciale du Synode a
voté 44 propositions devant servir à Benoit XVI pour
l’élaboration de l’exhortation apostolique post-synodale.
La proposition numéro 27 a pour titre : « Les femmes et les
enfants » !!!
Source : ZENIT.org 20 octobre 2010
Edith Richard, 25 octobre 2010.
La
Malbaie : les femmes dénoncent l’exploitation sexuelle
Une quinzaine de femmes ont marché récemment dans les rues du
centre-ville de La Malbaie afin de sensibiliser les gens à
l’exploitation sexuelle dont sont victimes les jeunes filles et
les femmes dans tous les pays du monde.
Organisée en collaboration avec le CALACS de Charlevoix, le
Centre-Femmes aux plurielles et la Maison La Montée, cette
manifestation voulait souligner la Journée d’action contre la violence
sexuelle faite aux femmes.
Même si elles n’étaient pas nombreuses, les marcheuses ont fait du
bruit et ont parlé avec des adolescentes afin de les persuader qu’elles
avaient de droit de dire NON.
Avant la marche, les femmes s’étaient rassemblées pour visionner le
film «Bas ! Au-delà du Red light» qui raconte l’histoire de treize
jeunes filles vendues pour la prostitution dans les bordels de Mumbai
en Inde.
À l’occasion de la Marche mondiale des femmes du 17 octobre 2010, les
femmes demanderont au gouvernement de légiférer en matière de publicité
et de ramener les cours d’éducation sexuelle dans les écoles.
Source : L’Hebdo Charlevoisien 30 septembre 2010
Edith Richard, 17 octobre 2010
Féministes
d’action
Dans la foulée de leur participation au Rassemblement pancanadien
des jeunes féministes tenu en 2008, un groupe de jeunes femmes
gravitant autour du Bureau de consultation jeunesse (BCJ) a été
interpellé par la question de l’hypersexualisation. Sur la base d’une
implication citoyenne, elles ont formé un groupe de travail et
développé un outil d’animation-discussion dynamique sur le sujet. Leur
but ? Sensibiliser les jeunes femmes de 14 à 25 ans à
l’hypersexualisation, recueillir leur opinion et rapporter leur parole
afin d’alimenter les discussions du BCJ.
Martine Bousquet, travailleuse communautaire au sein de l’organisme,
précise : «Les bénévoles ont reçu une formation en technique
d’animation, mais n’interviennent pas à titre d’expertes, pas plus
qu’elles n’ont une position arrêtée sur la question. Elles
donnent simplement la parole aux jeunes filles sur une question d’ordre
social qui les concerne».
Le BCJ est un organisme d’action communautaire autonome qui œuvre
auprès des jeunes de 14 à 25 ans sur le territoire du Montréal
métropolitain depuis 1970. Son mandat principal est de soutenir les
jeunes dans leur cheminement vers une plus grande autonomie dans la
recherche de solutions pour améliorer leurs conditions de vie. (N.
Bissonnette)
Source : Gazette des femmes ; septembre-octobre 2010 ;
p.13
Info : www.bcj14-25.org
Edith Richard, 11 octobre 2010.
Qui
l’eût cru?
Qui l’eût cru? Que le pontife suprême de l’Église catholique
serrerait la main d’une femme-prêtre ? C’est pourtant ce qui s’est
produit lorsque le pape Benoit XVI a été accueilli dans l’abbaye de
Westminster par Jane Hedges qui, selon le protocole, en sa
qualité de chanoine anglicane, il revient de recevoir toute personne
franchissant le perron de l’abbaye de Westminster.
Jane Hedges est une militante les plus ferventes de l’ordination des
femmes, considérée comme «un crime contre la foi» par le pape. Elle est
aussi une figure de combat pour la consécration de femmes évêques au
sein de l’Église anglicane ; un combat qui suscite la controverse et
fait rage depuis de longues années au sein de la branche anglaise de
l’Église anglicane.
Pour faire avancer son message, Jane Hedges a rencontré la reine
Elizabeth II, l’ancien premier ministre Gordon Brown et de nombreux
parlementaires. Elle souligne que la moitié des anglicans pratiquants
sont des femmes. Un épiscopat où elles auraient leur place «serait
représentatif de l’ensemble de l’humanité comme c’est le cas maintenant
pour la prêtrise».
Source : AFP – 17 septembre 2010
Edith Richard, 27 septembre 2010.
Michelle Bachelet à la tête de ONU Femmes
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, vient d’annoncer la
nomination de Michelle Bachelet au poste de secrétaire général
adjoint placé sous son autorité.
Mme Bachelet, 58 ans, ex-présidente du Chili et socialiste modérée,
reconnue pour son charisme politique, a été nommée à la tête
d’ONU Femmes avec le mandat d’accélérer l’amélioration de la
condition et des droits des femmes dans le monde.
La réputation de Michelle Bachelet n’est plus à faire ; comme
présidente du Chili elle a été l’un des chefs d’état les plus
populaires. M. Ban a déclaré « Je
suis sûr que sous sa direction forte, nous pouvons améliorer la vie de
millions de femmes et filles à travers le monde ».
L’assemblée générale de l’ONU avait adopté à l’unanimité une résolution
portant sur la création de cette nouvelle structure, ONU Femmes, « une entité puissante, dynamique et
efficace pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes »
a souligné le secrétaire général de l’ONU.
Source : AFP via Le Devoir 15 septembre 2010
Edith Richard, 19 septembre 2010.
Catéchèses
papales sur les femmes
Le pape Benoit XVI a amorcé un cycle de catéchèses sur le rôle des
femmes dans la vie de l’Église en s’inspirant de la lettre apostolique
de Jean-Paul II Mulieris Dignitatem
(1988) dans laquelle l’Église reconnaît les nombreuses manifestations
du génie féminin et rend grâce pour les fruits de la sainteté des
femmes.
Il convient de dire « au cours
des siècles diverses figures de femmes se distinguent par la sainteté
de leur vie et la richesse de leur enseignement ».
Dans
un premier temps, Benoit XVI évoque la vie de la mystique allemande
sainte Hildegarde de Bingen (XIIe s.) surnommée la prophétesse
teutonique. « Le style avec
lequel elle exerçait le ministère de l’autorité est exemplaire pour
toute communauté religieuse » affirme-t-il.
Concernant les visions mystiques dont la prophétesse a été
favorisée, le pape tient à souligner « le
sceau d’une expérience authentique de l’Esprit-Saint, source de tout
charisme, la personne dépositaire de dons surnaturels ne s’en
vante jamais, ne les affiche pas, et surtout, fait preuve d’une
obéissance totale à l’autorité ecclésiale ».
Le message
papal sera-t-il entendu par l’association Catholic Women’s Ordination
qui se propose de placarder les autobus londoniens d’affiches
« Le pape Benoit XVI doit
maintenant ordonner des femmes » lors de la visite du pape
en Angleterre du 16 au 19 septembre prochain ???
Source : APIC 2010-08-27
Edith Richard, 6 septembre 2010.
Servants
de messe – volte-face du Vatican
Le journal du Vatican, l’Osservatore Romano, dans son édition du 15
août 2010 rapporte que la présence des filles comme enfants de chœur
est désormais autorisée lors des cérémonies à l’autel. « L’exclusion des filles, simplement
parce qu’elles étaient des femmes, était un lourd fardeau et
constituait une profonde inégalité au sein de l’éducation
chrétienne ». Le journal ajoute : « Cette autorisation a (…) aussi
permis aux filles de vivre de près la ‘force’ du sacrement de
l’eucharistie. Il habitue et éduque à la proximité avec le Christ ».
Cette directive survient après le pèlerinage international de cinquante
mille servants d’autel européens (dont la majorité d’Allemagne) de 14 à
25 ans (2-4 août 2010) à Rome sur le thème « Boire à la source véritable ».
L’article relève la présence des filles dans une proportion de 60% dans
ce pèlerinage.
Le président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Robert
Zollitsch, a déclaré : « Je
suis plein de reconnaissance qu’il y ait ces filles. Cela contribue à
démontrer que le service particulier de la femme est apprécié dans
notre Église. Si nous ne pouvions pas compter sur leur contribution,
quelque chose d’indispensable manquerait dans notre Église en
Allemagne ».
Source : APIC 2010-08-22
Edith Richard, 29 août 2010.
Conférence
internationale des femmes
C’est au rythme des percussions que s’est ouverte à Montréal, le 13
août dernier, la toute première édition de la Conférence internationale
des femmes à laquelle ont assisté plus de 200 personnes engagées
dans la lutte pour les droits des femmes. Des immigrantes provenant de
20 pays différents : Philippines, Sri Lanka, Iran, Palestine,
Pakistan, Mexique, Équateur et Mali se sont rassemblées à
l’invitation d’une organisation montréalaise, le Comité des
femmes de diverses origines, pour faire état des enjeux majeurs
auxquels elles se heurtent dans leur coin de pays, tout en ayant en
tête le thème de la conférence, soit « La
construction d’un mouvement militant mondial des femmes du XXIe
siècle ».
Les participantes ont profité de l’événement pour souligner le centième
anniversaire de la création de la Journée internationale de la femme.
Mme Tessa Tesalona, coordonnatrice de la conférence, a déclaré : « La tenue de cette conférence est,
elle-même, un acte de résistance. L’initiative et l’engagement de nos
sœurs du monde entier constituent la force motrice de cette
rencontre ».
Source : Marco Bélair-Cirino ; Le Devoir ; 14-15 août
2010
Edith Richard, 16 août 2010.
ONU
Femmes
On doit se féliciter de la création, le 2 juillet dernier à New York,
d’une agence à part entière vouée à la « lutte contre les inégalités entre
les sexes et à l’autonomisation des femmes » Il s’agit de
« l'ONU Femmes ».
Des inégalités d’accès à l’éducation, aux soins, des
discriminations dans le monde du travail, de la persistance des
violences sexistes ou à l’absence d’une parité dans le monde politique,
les champs d’action de l’ONU Femmes sont vastes.
« Maintenant, il faut
transformer les paroles en actes » se réjouit Paula
Donovan, cofondatrice de l’ONG Aids-Free World. Il faut
maintenant doter l’ONU Femmes d’un budget, d’une équipe et, à sa tête,
d’une personnalité susceptible d’asseoir l’autorité et le rayonnement
de l’agence. L’ex-présidente du Chili, Michelle Bachelet, ferait figure
de favorite même si son nom n’apparaît pas sur la liste des candidates.
L’ONU Femmes basée à New York, qui sera opérationnelle en janvier
2011, disposera d’un budget de 500 millions et hérite des budgets
et des équipes de quatre entités en charge au sein de l’ONU : Division
pour l’avancement des femmes (DAW), Fonds de développement des Nations
unies pour les femmes (Unifem), Institut de recherche et de formation
pour l’avancement des femmes (Instraw), Bureau du conseiller spécial
sur les questions de genre (Osagi).
Source : Brigitte Perucca ; Le Monde ; 21 juillet
2010
Edith Richard, 16 août 2010.
Pour
le respect de l’intelligence et de la foi
S’inspirant d’une réflexion de Jean d’Ormesson dans Le monde des
religions, lequel se présente comme un tenace quêteur, qui provoque le
cheminement, sème des questions existentielles et respecte tendrement
l’intelligence de celles et ceux qui l’accompagnent, le Forum
André-Naud prend position sur la déclaration de la Congrégation pour la
doctrine de la foi concernant les nouvelles Normes sur les délits
sexuels commis par les clercs sur des mineurs.
« Dans ses récents propos
(…) le Saint-Siège vient de déclarer l’ordination des
femmes « délit grave contre la foi », mettant sur le même
pied la pédophilie » et l’ordination des femmes.
« On y affirme donc le caractère
grave du sacerdoce des femmes : une affirmation totalement absente
des Évangiles, inimaginable dans la bouche de Jésus de Nazareth ».
(…) « Une déclaration orgueilleuse, froide et fermée (…) qui
manque totalement de respect envers les femmes : qu’y a-t-il de
commun entre la pédophilie qui peut ruiner la vie de plusieurs enfants
et la femme ordonnée prêtre pour nourrir la Vie en
abondance ? »
« Il nous est difficile de ne
pas rager et d’éviter la colère » quand l’autorité
ecclésiale considère l’ordination d’une femme comme un grave manquement
à la foi tout comme le prêtre qui abusera d’enfants.
Source : Communiqué Exécutif du Réseau des Forums
André-Naud
Edith Richard, 1er août 2010.
JÉSUS
SERAIT-IL EXCOMMUNIÉ AUJOURD’HUI?
L’Association des religieuses pour la
promotion des femmes (ARPF) a réagi aux nouvelles Normes sur les délits graves
ordonnées par la Congrégation pour la doctrine de la foi rendues
publiques le 15 juillet dernier.
« Il était temps que les
autorités ecclésiastiques sanctionnent les abus sexuels commis par des
clercs sur des personnes mineures ».
«Mais nous constatons avec
indignation que(…) le Saint-Siège met sur le même pied le crime de la
pédophilie et l’ordination sacrée d’une femme, punissant
d’excommunication majeure tant la femme qui est ordonnée que celui
« qui attente de lui conférer l’ordre sacré ».
Considérant l’attitude inclusive de Jésus envers les femmes qui
l’accompagnaient, la misogynie des autorités ecclésiales ne s’explique
que par un argument d’autorité qui semble s’imposer.
« Partageant ce projet de Jésus
pour une humanité égale en dignité, l’ARPF dénonce les interdits qui
n’ont rien à voir avec l’Évangile et affirme le droit à un statut
ecclésial plénier pour les femmes dans l’Église ».
Source : Communiqué - La coordination nationale de
l’Association des religieuses pour la promotion des femmes
Edith Richard, 29 juillet 2010.
ROIP
- « Fête des récoltes »
Le Rassemblement œcuménique international pour la paix (ROIP) célébrera
du 17 au 25 mai 2011 à Kingston en Jamaïque, ce que la Décennie
« vaincre la violence » a accompli depuis son lancement en
2001. Ce sera la « Fête des récoltes. »
Les hôtes de cet événement comptent vivement sur la présence des
participants au ROIP pour apporter un témoignage fort de solidarité en
faveur d’une culture de la paix, et pour transmettre leur soutien, leur
enthousiasme et leur impulsion aux organisations locales de paix.
Objectifs du Rassemblement :
Le ROIP cherche à clarifier la compréhension des Églises en ce qui
concerne la paix, à promouvoir la mise en réseau et à approfondir
l’engagement pour la paix et la réconciliation.
- Énoncer les questions qui peuvent être dites en
commun.
- Discerner les sujets exigeant une poursuite de la
discussion.
- Recommander des exemples productifs et des
initiatives prometteuses.
- Mettre en œuvre sur le plan pratique des services à
l’intention des groupes engagés.
Source : Conseil œcuménique des Églises – World Council
of Churches
Edith Richard, 28 juillet 2010.
L’Acfas
et les femmes
Avant les années 1960, les femmes sont peu présentes aux congrès
annuels de l’Association canadienne-française pour l’avancement des
sciences (Acfas) devenue depuis, l’Association francophone pour
le savoir (2001).
Entre 1933 et 1945, on en compte 16 qui présentent un peu plus de 2%
des communications, proportion qui double au cours de la période
1946-1960.
Mais à compter du début des années 1960, leurs représentations sont
suffisamment nombreuses pour attirer l’attention des journaux.
En 1960, un professeur de l’Université Laval déclare à un journaliste
du Soleil que : « les femmes
ont certainement une façon différente de l’homme d’envisager les choses
dans le domaine scientifique. »
Il faudra attendre octobre 1970 avant qu’une femme soit élue au conseil
d’administration. Et en 1974, l’économiste Livia Thur devient la
première femme élue présidente de l’Acfas. À partir de 1992, 37% des
membres de l’Acfas sont des femmes, ce qui correspond à leur présence
dans les programmes d’études de doctorat.
Source : Le Devoir ; Pauline Gravel ; 19-20 juin
2010
Edith Richard, 20 juillet 2010.
L’Union
européenne et les Églises
Les dirigeants de l’Union européenne reçoivent aujourd’hui, le 19
juillet à Berlaymont, siège de la Commission européenne à Bruxelles,
une vingtaine de personnalités religieuses pour échanger sur la lutte
contre la pauvreté à laquelle l’année 2010 est dédiée en
Europe. Au total, 24 dignitaires religieux, pasteurs, évêques,
rabbins, imams et métropolites participeront à cette réunion d’une
durée de quatre heures.
En pratique, après la rituelle « photo de famille », chaque
invité disposera de deux minutes pour lire son intervention. Cette
rencontre s’achèvera par un déjeuner de travail plus informel.
Flamilia Giovanelli, sous-secrétaire du Conseil pontifical Justice et
Paix, fera partie de la délégation de l’Église catholique aux
côtés du cardinal Péter Erdӧ et de deux évêques.
Unique femme dans cette réunion d’hommes pourra-t-elle y apporter une
touche féminine de compassion envers les victimes de la pauvreté ?
Selon Sébastien Maillard (La croix) la rencontre laisse un goût de trop
peu ; on redoute que la rencontre ne prenne un tour trop
« folklorique » et verse dans le « religieusement
correct ».
Source : La-croix.com 18-07-2010
Edith Richard, 19 juillet 2010.
Église
d’Angleterre
Ouverture à l’épiscopat pour les femmes
Le long et compliqué processus démocratique de l’Église d’Angleterre
pour autoriser les femmes à devenir évêques vient de prendre un
tournant prometteur. Son synode vient de voter une législation
permettant d’ouvrir l’épiscopat aux femmes dès 2012.
L’épiscopat est déjà ouvert aux femmes dans quinze provinces de
l’Église d’Angleterre, et de manière effective dans quatre d’entre
elles: Etats-Unis, Canada, Nouvelle-Zélande et Australie.
Le synode actuel vient de marquer une étape importante, pour deux
raisons.
D’une part, il s’agit de mettre au point un texte législatif quasi
final.
D’autre part, ce synode marque une nette victoire de la tendance dite
« libérale » sur celle plus « conservatrice ».
En effet ce synode vient de rejeter un amendement de conciliation qui
visait à rassurer les opposants aux femmes évêques en créant une
structure spécifique pour eux dans le cas où ils se trouvent dans un
diocèse sous l’autorité d’une femme évêque : avoir un évêque homme à
qui ils répondent.
Quand cet amendement a été soumis au vote, la chambre des évêques et la
chambre des laïcs ont voté en sa faveur ; mais la chambre du clergé, le
troisième organe législatif, l’a rejeté de peu. En d’autre termes, les
femmes elles-mêmes ont rejeté le compromis proposé pour se concilier
les « conservateurs », Pour être accepté, cet amendement
devait être voté par les trois chambres, avec une majorité des deux
tiers.
Source : APIC 2010-07-12
Edith Richard, 19 juillet 2010.
« Journée
des baptisés »
Les cofondatrices de la Conférence catholique des baptisés de France,
Anne Soupa et Christine Pedotti, ont adressé une lettre (23 juin 2010)
au pape Benoit XVI lui demandant de proposer aux baptisés un
temps de réflexion sur la mission inhérente à leur baptême en
proclamant une année baptismale à compter de juin 2011 couronnée d’une
« Journée des baptisés » dont la première édition serait le
dimanche suivant la saint-Jean-Baptiste, soit le 26 juin 2011. (…) « journée que vous pourriez avoir l’audace
de rendre pérenne ».
Dans le sillage de l’« année sacerdotale »,
écrivent-elles, qui a permis (….) « à l’ensemble des fidèles laïcs de
redécouvrir qu’ils étaient appelés à participer à l’unique sacerdoce du
Christ », la Conférence catholique des baptisés de
France y a entendu (…) « un
appel particulier à susciter la conscience de chaque baptisé afin de le
rende acteur, acteur de la vie de l’Église, de sa mission et de son
avenir ».
(…) « Cet appel que vous avez
su faire retentir en nos cœurs a ouvert en nous un chemin de conversion
mais aussi de responsabilité ».
Dans un style déférent, les signataires confient leur requête à la
bienveillance et à la sagesse du Saint Père : (…) « Appelez-nous à la mission,
rappelez-nous notre vocation baptismale et envoyez-nous. Mettez-nous en
chemin ! »
Source : http://www.baptises.fr/conference-des-baptises-de-france/lettre-a-benoit-xvi/
Edith Richard, 8 juillet 2010.
Plus
de modernité dans l’Église
Selon un sondage réalisé par l’institut de sondage GfK, près de 80% des
prêtres autrichiens souhaitent que l’Église ordonne des hommes mariés
pour faire face au manque de vocations. L’enquête qui a été menée
auprès de 500 ecclésiastiques, soit environ le tiers des prêtres
autrichiens, montre que la base souhaite plus de modernité dans
l’Église ; une majorité (51%) se prononce en faveur de l’ordination des
femmes.
Leurs évêques avaient au mois de mai demandé au Vatican une réflexion à
la fois sur le célibat des prêtres et sur le rôle des femmes dans
l’Église.
Les prêtres autrichiens réagissent également aux scandales d’abus
sexuels et de maltraitance liés aux institutions catholiques. Si les
deux-tiers d’entre eux considèrent que l’Église autrichienne, qui a mis
en place une commission et un fonds d’indemnisation, a bien réagi, 51%
jugent négativement l’action du Vatican dans ce dossier.
Source : AFP 28 juin 2010
Edith Richard, 30 juin 2010.
Le
calvaire des veuves
115 millions de veuves oubliées dans le monde vivent dans une extrême
pauvreté. Ce sont les oubliées parmi les oubliés. Parmi elles, on
compte deux millions de veuves afghanes et quelque 740 000 veuves
irakiennes. Mais aussi celles qui sont chassées de chez elles avec
leurs enfants et privées des biens de leur mari défunt, celles qui ont
à leur charge leurs petits-enfants orphelins du sida ou encore les
veuves-enfants âgées de sept à dix-sept ans. Et que dire de celles qui,
après la mort de leur époux, subissent des cérémonies de «nettoyage»,
sont violées, ou contraintes d’épouser un autre membre de la famille du
défunt, ou déshéritées et chassées.
«Dans trop de situations, les veuves
sont repoussées aux marges extrêmes de la société, prises au piège de
la pauvreté et vulnérables aux abus et à l’exploitation. La situation
de ces veuves dans les zones d’ombre du monde est une catastrophe cachée»
a déclaré Cherie Blair, épouse de l’ex-premier ministre britannique,
venue à New York pour lancer la nouvelle étude consacrée au «Calvaire
des veuves dans le monde» par la Fondation Loomba qu’elle préside.
L’ambition de la Fondation Loomba : mettre le calvaire des veuves au
menu des Nations-unies et proclamer le 23 juin, journée
internationale des veuves.
30 juin 2010.
Source : Cyberpresse/AP ; 24 juin 2010
Edith Richard, 30 juin 2010.
Un
bol
de minestrone pour Sa Sainteté
Le nombre des femmes travaillant au Vatican progresse lentement, mais
elles y occupent encore très peu de postes importants. Les plus hautes
responsabilités de préfet, de président et de secrétaire de dicastère
ne pouvant être attribuées qu’à des prêtres.
En 30 ans, le pourcentage des femmes travaillant au sein de la curie
romaine est passé de 11% à 22%. « Une
avancée selon l’une d’elles, Lucienne Sallé, puisque jusqu’en 1961, il n’y en avait
aucune, même pas pour faire le ménage. Maintenant il y en aurait »
(Second regard 7 mars 2004).
À ce jour, seules deux femmes occupent un poste important au sein de la
curie romaine. La première est une religieuse salésienne, Sœur Enrica
Rosanna nommée en 2004 sous-secrétaire de la Congrégation pour les
instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.
La seconde, une laïque, Flaminia Giovanelli. Une de nos chroniques a
déjà fait mention de sa nomination au poste de sous-secrétaire du
Conseil pontifical Justice et Paix.
(Une première sous Benoit XVI,
25 janvier 2010).
Sept religieuses cloîtrées vivent dans le couvent Mater Ecclesiae situé au cœur des
jardins du Vatican. Elles entretiennent un petit potager qui fournit,
en particulier, la table de Benoit XVI.
Source : agence I. media, 8 mars 2010.
Edith Richard, 20 juin 2010.
20e
Journée internationale des sages-femmes
Le 5 mai dernier se célébrait partout dans le monde la 20ième Journée
internationale des sages-femmes au cours de laquelle des voix se sont
fait entendre pour louer la contribution essentielle de ces
professionnelles qui offrent un suivi de grossesse personnalisé et
humain, tout en assurant un environnement de naissance sécuritaire pour
les femmes et leurs bébés.
Au Québec, l’Ordre des sages-femmes (OSFQ) a pour mandat de
s’assurer que la formation, les compétences requises par les
sages-femmes répondent aux hautes exigences de leurs responsabilités.
Malgré leur formation universitaire de haut niveau, des efforts
importants doivent encore être déployés pour favoriser un accès
universel à leurs services encore trop limités, voire inexistants dans
certaines régions.
L’OSFQ appuie et réitère l’importance de la collaboration
interprofessionnelle des sages-femmes, des médecins de famille, des
gynécologues-obstétriciens et des infirmières, afin d’offrir un
éventail de services de santé appropriés et adaptés aux besoins
singuliers de chaque femme.
L’OSFQ demande aux autorités politiques de manifester une volonté
claire et rapide d’agir pour que se concrétise l’ouverture de maisons
de naissances.
Source : Ordre des sages-femmes du Québec (OSFQ)
Edith Richard, 14 juin 2010.
Une féministe de la
première heure s’est éteinte
Madame Azilda Marchand, porte-étendard de l’éducation et de l’action
sociale féminine, s’est éteinte à Montréal le 9 mai dernier à l’âge de
92 ans.
Sa vie durant, Azilda Marchand s’est vouée à l’enseignement sous toutes
ses facettes.
Avant-gardiste, rassembleuse et mobilisatrice, elle a favorisé
l’émergence de l’engagement public des femmes en les invitant à
revendiquer leurs droits et à exprimer leurs besoins.
En son honneur, l’association féminine de l’éducation et de l’action
sociale (AFEAS), dont elle fut cofondatrice et présidente, a créé le
prix Azilda-Marchand qui reconnaît la portée d’une action sociale
notoire pour les femmes..
En 1985, première année de l’Ordre national du Québec, Mme Marchand
recevait le titre de chevalière. Cette même année, elle devenait membre
de l’Ordre du Canada.
Source : Secrétariat de l’Ordre national du Québec
Edith Richard, 8 juin 2010.
Sœur
Margaret Mary McBride excommuniée
Sœur Margaret Mary McBride, une religieuse de la congrégation des Sœurs
de la Miséricorde, ayant souscrit à la décision du comité d’éthique de
l’Hôpital St. Joseph de Phoenix (Arizona) d’autoriser une femme
souffrant d’hypertension pulmonaire grave à interrompre sa
grossesse, dans le but de sauver la vie de la mère, a été «
automatiquement excommuniée par cette
action ».
C’est ce qu’a annoncé Mgr Thomas J. Olmsted, évêque de Phoenix.
Sœur McBride a également été démise de son poste de vice-présidente de
la «
mission d’intégration » de l’Hôpital et Centre médical St. Joseph
à
Phoenix.
Source : APIC 24 mai 2010.
Edith Richard, 1er juin 2010.
La
Coupe du monde et la traite des humains
L’archevêque de Johannesburg (Afrique du Sud), Mgr Buti Joseph
Tlhagale, dénonce la traite des humains qui pourrait se développer lors
de la prochaine Coupe du monde qui aura lieu du 11 juin au 11 juillet
2010.
Ses préoccupations rejoignent celles déjà exprimées par le Centre
jésuite pour la réflexion théologique (JCTR) de Lusaka, en Zambie.
Le prélat s’en prend en termes vifs à l’inertie du gouvernement face à
ce danger.
Selon les estimations de la Conférence des évêques catholiques
d’Afrique du Sud (SACBC), près de 40 000 travailleurs du sexe seront
déplacés en Afrique du Sud pendant la Coupe du monde.
Pour Mgr Tlhagale, «
le pourvoir d’un
État est jugé par la façon dont il protège ses enfants et ses femmes
vulnérables, au lieu d’exhiber ses moyens de sécurité à la face du
monde, alors qu’il ne protège que l’élite ».
Source : APIC ; 27 mai 2010.
Edith Richard, 1er juin 2010.
L’R
des centres de femmes fête ses 25 ans
Le Regroupement des centres de femmes du Québec rassemble
102 centres de femmes qui travaillent à l’amélioration de leurs
conditions de vie selon une base d’unité politique commune. Ces centres
sont accessibles à toutes les femmes, sans égard à leur âge, leur
revenu, leur origine ou leur orientation sexuelle. Ce sont d’abord des
milieux de vie qui visent à briser l’isolement des femmes.
Leurs actions peuvent prendre différentes formes, mais le refus de la
pauvreté est, de manière générale, à l’origine de toutes leurs
revendications. Afin de consolider les pratiques d’intervention des
centres, l’R produit des outils d’éducation populaire et
offre des formations portant notamment sur la pauvreté, la
mobilisation, l’intervention féministe et le droit à l’avortement. Les
collaborations de l’R avec le mouvement communautaire sont
nombreuses.
En tant que véhicule important de la mobilisation du mouvement
féministe, l’R doit avant tout miser sur son pouvoir
politique collectif pour réaffirmer l’importance de garantir aux femmes
de meilleures conditions de vie.
Félicitations et longue vie à l’R des femmes.
Source : Fanny Jolicœur ; Relations ; no 741 ; juin
2010 ; pp. 5-6.
Edith Richard, 21 mai 2010.
Mary
Ann Glendon récipiendaire du prix Path
to Peace
La présidente de l’Académie pontificale des sciences sociales, Mary Ann
Glendon recevra le prix 2010 de la fondation Path to Peace.
La nouvelle a été annoncée par l’Observateur permanent du Saint-Siège
auprès des Nations-Unies et président de la fondation Path to Peace, Mgr Celestino
Migliore. L’objectif de la fondation : développer des projets soutenant
le travail de la mission du Saint-Siège aux Nations-Unies.
Le prix sera remis à Mary Ann Glendon le 8 juin prochain lors d’un
diner de gala de la fondation au Club Athletic de New York.
Mme Glendon a écrit de nombreux ouvrages portant sur les droits de
l’homme, du droit comparé, du droit constitutionnel et de la théorie
politique.
En 2004 le pape Jean-Paul II l’avait nommée présidente de l’Académie
pontificale des sciences sociales. En 2009, Benoit XVI l’a
confirmée dans ses fonctions.
On se souviendra que Mme Glendon avait été à la tête d’une délégation
(22 membres) du Saint-Siège à la quatrième Conférence mondiale sur les
femmes –Beijing 1995.
Elle y avait fait la promotion, selon la pensée de Jean-Paul II, « d’un nouveau féminisme dans le
cadre
d’une nouvelle évangélisation ».
Source : ZENIT.org ; 18 mai 2010.
Edith Richard, 20 mai 2010.
«
La
capitale mondiale du viol »
L’envoyée spéciale des Nations-Unies pour les violences faites aux
femmes et aux enfants au cours des conflits, Madame Margot
Wallstrӧm, a décerné à la république démocratique du Congo (RDC) un
titre peu enviable, soit celui de «
capitale mondiale du viol ».
Madame Wallstrӧm qui a passé dix ans à la Commission de Bruxelles,
s’était engagée lors de sa nomination en janvier dernier à agir pour
que ces violences faites aux femmes soient bel et bien reconnues comme
des crimes de guerre.
Aux 15 membres du Conseil de sécurité, elle a rendu compte de sa visite
en RDC. Elle a rapporté que la loi n’était pas suffisamment
appliquée et que les auteurs de ces viols demeuraient impunis.
«
Les femmes ne sont toujours pas en sécurité sous leurs propres toits,
dans leurs propres lits lorsque vient la nuit » a-t-elle déclaré.
Le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) a indiqué qu’au premier
trimestre 2010, 1244 femmes avaient rapporté à l’ONU avoir été
violées, soit en moyenne près de 14 viols par jour.
Vous avez bien dit République démocratique du Congo ?
Source : Agence France-Presse, 27 avril 2010
Edith Richard, 29 avril 2010.
«
L’Église
est menacée de
devenir une sous-culture »
Mgr Albert Rouet, archevêque de Poitiers, est l’une des figures les
plus libres de l’épiscopat français. Il vient de publier un livre «
J’aimerais vous dire »
(Bayard 2009), lauréat du Prix 2010 des lecteurs de la librairie La
procure, dans lequel il porte un regard assez critique sur l’Église
catholique.
Le journal Le Monde rapporte ses propos sur l’actualité et son
diagnostic sur son institution : la pédophilie, la personnalité d’un
pape plus théoricien qu’historien, le gel de la parole, le climat de
suspicion, le repli sur soi dans l’Église, etc.
«
Nous sommes en train de muter. C’est la fin d’une époque. D’un
christianisme d’habitude on est passés à un christianisme de
conviction. Il faut descendre de la montagne humblement. C’est à nous
d’apprivoiser le monde et c’est à nous de nous rendre aimables ».
Source : Le Monde 3 avril 2010 ; propos recueillis par
Stéphanie Le Bars.
Edith Richard, 6 avril 2010.
Pédophilie. Une
enquête dans l’Église
d’Autriche
Au cours d’une «
messe de pénitence » organisée conjointement par «
Wir
sind Kirche » (Nous sommes aussi l’Église) célébrée devant
3000
personnes dans la cathédrale de Vienne, le cardinal-archevêque
Christoph Schӧnborn a reconnu la «
faute » de l’Église dans le
scandale de la pédophilie. Dans le cadre de ce drame il a alors annoncé
qu’il avait pris la décision de mettre sur pied une commission
d’enquête dont la présidence est confiée à une femme laïque Mme
Waltraud Klasnic âgée de 64 ans.
L’archevêque a clairement dit que Mme Klasnic pourra travailler d’une
façon indépendante et qu’il lui fournira tout le soutien financier
nécessaire pour la tenue de cette enquête. Ainsi elle pourra monter son
enquête - qui ne comptera aucun membre du clergé - et choisir ses
méthodes de travail.
Mme Klasnic a déclaré : «
Je suis une
catholique libre dans ses décisions et cette liberté ne m’a pas été
enlevée, mais au contraire, on m’a confirmé que je devrais dire ce que
je pense ».
Le texte de la dépêche est cependant silencieux sur la formation
professionnelle de Mme Waltraud Klasnic.
Source : AFP 1ier avril 2010
Edith Richard, 6 avril 2010.
S.O.S.
Nos
sœurs d’Haïti
Comme si l’événement tragique qui a frappé Haïti le 12 janvier dernier
n’était pas suffisant, voici que la guigne s’acharne sur la vie des
femmes en Haïti.
Abritées dans des camps de fortune, un grand nombre de femmes et de
filles sont agressées et violées chaque jour.
Amnistie internationale a lancé une
campagne de sensibilisation et s’adresse au gouvernement pour que le
Ministre des affaires extérieures - Laurence Cannon – intervienne dans
cet autre désastre humain pour nos sœurs haïtiennes.
Dans ce sens, une lettre type prête à signer et à expédier au Ministre
des affaires extérieures se trouve à l’adresse courriel suivante : cannon.l@parl.gc.ca
Nos sœurs d’Haïti vous remercient.
Edith Richard, 30 mars 2010.
Une manchette : «
Un
réseau de proxénètes inculpés dans la traite des personnes a été
démantelé à Longueuil le 1ier mars 2010. »
Le CATHII y est sans doute pour quelque chose.
CATHII : Comité d’action contre le trafic humain interne et
international.
En 2001, l’Union internationale des Supérieures majeures (UISG) invite
les religieuses du monde entier à agir ensemble pour contrer le trafic
de femmes et d’enfants. Plusieurs congrégations du Québec déjà engagées
pour la cause des femmes répondent à l’invitation.
Le Théâtre Parminou, également préoccupé par le problème, produit la
pièce «
Perdues dans le trafic »
et connaît un grand succès au Canada.
En septembre 2004, tous les groupes impliqués dans la création de
la
pièce sont prêts à poursuivre. Ainsi naît le CATHII. Siègent au comité
: Huit communautés religieuses, membres d’Unanima International,
l’Association des religieuses pour la promotion des femmes (ARPF), la
Conférence religieuse canadienne (CRC), le Centre justice et foi et
Franciscans Internatials.
Le plan d’action du CATHII :
- Recherche sur la réalité de la traite et sur les
lois canadiennes et internationales.
- Sessions de sensibilisation et de lobbying au
Québec.
- Travail concret auprès des victimes : hébergement
et accompagnement.
Source : Sentiers de foi.info ; vol. 5, no 10, 24 mars
2010, pp 2-3.
Edith Richard, 30 mars 2010.
À deux cheveux de l’épiscopat
La grande-Bretagne a failli élire une première femme évêque anglicane
pour servir les 38 000 membres de l’Église épiscopale d’Écosse membre
de la Communion anglicane mondiale.
Alison Peden, prêtre anglicane àgée de 57 ans, a été l’une des trois
candidats au poste d’évêque de Glasgow et Galloway. Mais l’Église
épiscopale d’Écosse a rejeté sa candidature même si, en 2003, elle
avait accepté le principe de la consécration de femmes évêques. Selon
certains observateurs, si Alison Peden avait été élue, la pression se
serait faite plus forte sur l’Église d’Angleterre pour qu’elle
permette, elle aussi, la désignation de femmes à la
fonction d’évêque.
Christina Rees, présidente d’une organisation militant pour l’accession
des femmes à l’épiscopat est déçue mais elle estime « qu’il
est
significatif et encourageant que la candidature d’une femme ait été
prise en considération. »
La prochaine fois sera peut-être la bonne ?...
Source : Présence magazine, volume 19, No. 145,
mars-avril 2010, p.5.
Edith Richard, 14 mars 2010.
Rosemary Goldie 1916-2010
Celle qui fut, de 1966 à 1976, sous-secrétaire du Conseil pontifical
pour les laïcs, Rosemary Goldie, est décédée le 27 février
dernier à Sydney, Australie, à l’âge vénérable de 94 ans.
Première femme laïque à occuper une haute fonction au Vatican, Rosemary
Goldie a tracé la voie à deux autres femmes. Il s’agit de Sœur Rosanna
Enrica sous-secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie
consacrée et les sociétés de vie apostolique depuis avril 1994 et de
Flaminia Giovanelli sous-secrétaire du Conseil pontifical justice et
paix depuis janvier 2010.
Rosemary Goldie a débuté sa carrière professionnelle en militant
au sein de l’organisation estudiantine catholique internationale
«
Pax
Romana » à Fribourg en Suisse.
Influencée par le philosophe Jacques Maritain pour le catholicisme
laïque, elle a entrepris des études à l’institut
missionnaire du Vatican «
Propaganda Fide » et dans deux universités
pontificales. En 1976, elle est devenue professeure de théologie
pastorale à l’Université du Latran.
En 1964, elle fut une des rares femmes à participer au concile Vatican
II en tant qu’auditrice.
En cette journée du 8 mars, est-il permis de souhaiter que la prochaine
femme qui sera nommée par le Vatican puisse occuper une fonction…
au-dessus du «
sous » ?
Edith Richard, 8 mars 2010.
Dix ans d’engagement social
Le Regroupement pour la responsabilité sociale
et l’équité (RRSE) fêtait en 2009 ses dix ans d’engagement et de
vigilance. Il s’agit d’un regroupement de communautés religieuses,
d’organismes et d’individus soucieux de la responsabilité sociale des
entreprises.
La présidente du RRSE, l’infatigable Esther Champagne membre de
l’Institut Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal, est fière d’affirmer
que le RRSE a eu un impact significatif sur les décisions de compagnies
canadiennes – La Baie, Alcan, Bombardier et Rona – dans le
développement de leurs opérations. Et que dire du recul de la puissante
Hydro-Québec dans le projet du Suroit.
Dans sa mire : les compagnies aériennes qui collaborent, bien
qu’inconsciemment, à l’exploitation sexuelle des enfants, D’autres
dossiers aussi importants sont également à l’étude.
Avec un telle feuille de route, on imagine facilement que le RRSE n’est
pas prêt de cesser ses activités pour au moins quelques décennies.
Source : Pastorale-Québec, février 2010
Edith Richard, 1er mars 2010.
Une histoire de cœur
Sœur Louise Gauthier, élue supérieure générale des Sœurs de
Saint-Joseph de
Saint-Vallier à l'été 2009, est travailleuse sociale. Soutenue
par sa
communauté, cette dynamique religieuse est à l’origine de deux
ressources au service de femmes en difficulté, particulièrement avec la
justice. Il s’agit de :
- La Maison Expansion-Femmes
de Québec, fondée en 1983, qui accueille des femmes à leur
sortie de détention et leur offre un éventail de programmes spécialisés
et unique pour toute femme engagée dans un parcours correctionnel.
- Le Centre Femmes aux 3 A
(Accueil, Aide, Amitié) ( 1985) comporte deux volets
:
- Une présence d’aide à la cour de justice.
- Un lieu où les femmes peuvent rencontrer des intervenantes pour
de l’aide et de l’amitié en vue d’une réinsertion dans la communauté.
Edith Richard, 1er mars 2010.
Inclusions, exclusions et réclusions
«
Inclusions, exclusions et réclusions: Vivre dans un monde
globalisé »,
voilà le grand thème de la rencontre internationale et
interdisciplinaire «
Mondes des femmes 2011 »
(MF 2011) qui se tiendra du 3 au 7 juillet 2011 à Ottawa-Gatineau
(Canada).
Après Séoul 2005 et Madrid 2008, cette conférence internationale
triennale organisée par et pour les femmes sera coordonnée en
partenariat avec l’Université d’Ottawa et l’Université Carlton.
MF 2011 rassemblera des femmes en provenance de tous les horizons. Les
organisatrices espèrent attirer les universitaires, les chercheures,
les femmes en postes de décisions et, aussi, encourager les
échanges intergénérationnels. Leurs analyses et leurs expériences
vécues éclaireront certains des enjeux les plus pressants qui
concernent la vie des femmes dans le monde actuel.
En attendant le rassemblement, un site Web trilingue permettra
d’établir des contacts dans l’optique, entre autres, de la
mondialisation et de l’égalité des hommes et des femmes.
Source : Mondes des femmes 2011, Lise Martin dir. gén.
Site : www. mondesdesfemmes.ca
Edith Richard, 22 février 2010.
«
Ah, si l’Église écoutait mieux les
femmes! »
Dans le périodique Panorama, Anne Soupa, journaliste, bibliste,
théologienne, avoue être blessée par la manière dont on parle des
femmes et par le peu de parole que leur laisse l’Église.
L’institution ne serait-elle pas mieux gouvernée, dit-elle, si les
femmes étaient mieux écoutées, si elles y avaient davantage la parole,
si elles prenaient part aux décisions, quitte à se tromper, elles aussi
?
Suite au mauvais mot du cardinal André Vingt-trois «
Le tout, ce n’est
pas d’avoir une jupe, c’est d’avoir quelque chose dans la tête »,
elle a
fondé, en janvier 2009, avec Christine Pedotti éditrice et quelques
amies le «
Comité de la jupe ».
En créant la «
Conférence des baptisé(e)s de France » (octobre
2009), cette fille de résistants n’a pas voulu provoquer la
«
Conférence des évêques de France » mais créer un lieu de parole où
l’on
peut enfin s’écouter. La conversation se termine avec le désir de tirer
l’Église par la manche et de lui dire comme à une sœur: «
Si tu
continues de regarder en arrière, tu vas, comme la femme de Loth, te
retrouver pétrifiée ».
Source : extrait de Panorama, janvier 2010, pp 12-18.
Conversation avec Bertrand Révillon
Edith Richard, 16 février 2010.
D’une mère à l’autre
Quand elle a commencé à s’intéresser à la lignée de ses ancêtres,
Françoise Cousteau-Serdongs a découvert que les femmes sont
pratiquement invisibles dans les arbres généalogiques, de fait, elles
semblent cachées dans le feuillage. Et quand elles sont
mentionnées c’est le plus souvent pour leur rôle de «
mère » ou «
d’épouse
de » celui qui a transmis son «
nom de famille ». Mais la
marque des femmes comme pionnières, comme porteuses d’un héritage
culturel et familial passe inaperçue.
Depuis, Françoise Cousteau-Serdongs mène sa barque à
contre-courant pour sortir nos aïeules de l’anonymat. Découvrir son
histoire familiale par la branche des femmes, c’est jeter un regard
neuf sur celles qui nous ont mis au monde, sur ce qu’elles nous ont
légué. C’est redonner à ces aïeules la place qui leur revient.
Source : Extrait de Gazette des femmes, janv. Fév.
2010. pp 27-28. Journaliste : Jacinthe Lafrance.
Edith Richard, 16 février 2010.
La CECC et la traite des personnes
La Commission épiscopale pour la justice et la paix de la Conférence
des évêques catholiques du Canada (CECC) vient de publier une lettre
pastorale sur la traite des personnes dans le contexte des Jeux
olympiques de Vancouver.
Cet événement international suscite une vive inquiétude à Vancouver
particulièrement dans les associations de lutte contre la traite des
personnes.
Comme pasteurs, les évêques du Canada dénoncent la traite des personnes
qui affectent outrageusement la vie de milliers d’enfants, de jeunes
filles, d’autochtones, d’immigrantes dont le nombre atteindrait, selon
le Département d’État américain, le chiffre de 800 000 victimes
annuellement.
Que pouvons-nous faire ?
Dans un premier temps la CECC invite les croyants et les croyantes à
prendre conscience de cette violation des droits humains et de la
banalisation du discours sur la prostitution dans notre pays.
Plusieurs pistes de solution sont proposées pour combattre ce
problème.
Source : CECC Commission épiscopale pour la justice et
la paix.
Edith Richard, 7 février 2010.
Prix Fernand-Dumont
Le prix Fernand-Dumont 2009 a été remis à Sœur Cécile Girard de la
congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire. Ce prix honore
une diplômée de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de
l’Université Laval. Cécile Girard s’est illustrée par sa carrière
exceptionnelle en éducation. Au moment de sa retraite, à l’invitation
du jésuite Michel Boisvert, elle s’est engagée comme bénévole dans la
mise sur pied de la Maison Dauphine, dont elle deviendra la directrice
générale adjointe. Convaincue de la nécessité d’instruire les jeunes de
la rue sur place, elle crée l’École de la rue en 1998. Elle y travaille
bénévolement depuis 2005.
Source : Relations no.738,
fév. 2010
Edith Richard, 2 février 2010.
Mary Daly 1928-2010
Mary Daly, théologienne pionnière du féminisme, meurt à l’âge de 81 ans.
Mary Daly, qui se qualifiait elle-même de théologienne féministe
radicale post-chrétienne, connue pour avoir été à l’avant-garde de
l’étude de la condition féminine et pour avoir tenu tête à
l’administration du Boston College, est décédée le 3 janvier.
Mary E. Hunt a affirmée que Mary Daly était en mauvaise santé depuis 2
ans.
Source : Radio-Ville-Marie
Edith Richard, 31 janvier 2010.
Une autre exclusion
Il y a quelques mois l’ex-archevêque de Cincinnati, Daniel Pilarczyk, a
retiré à Sœur Louise Akers le droit d’enseigner dans les écoles de
l’archidiocèse parce qu’elle s’était prononcée en faveur de
l’ordination des femmes.
«
La doctrine de l’Église interdit
l’ordination des femmes. Sœur Akers
représentait l’Église ; elle ne peut représenter l’Église et ainsi
contrevenir à son enseignement. Je n’ai pas eu le choix de prendre une
telle décision » a-t-il déclaré.
Le débat sur l’ordination des femmes ne pourra pas toujours être
refoulé…
Source : The Enquirer, Dec 21, 2009
Edith Richard, 25 janvier 2010.
Une première sous Benoit XVI
La nomination par Benoit XVI d’une femme laïque, Flaminia Giovanelli,
au poste de sous-secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix le 21
janvier dernier constitue une première depuis l’élection de Benoit XVI.
En effet elle est la première femme laïque à occuper un poste de
responsabilité au sein d’un dicastère sous le pontificat du pape
allemand. Le dicastère considère ce geste comme révélateur de la
«
grande confiance » de Benoit XVI envers «
la » femme.
Née en 1948 à Rome, Flaminia Giovanelli s’est spécialisée dans les
questions de développement, de pauvreté et de travail dans le cadre de
la doctrine sociale de l’Église.
Cette dame entre ainsi dans le clan très réduit des femmes occupant des
postes de responsabilité au Vatican.
Source : site radiovm.com
Edith Richard, 25 janvier 2010.
Jésus, Lui, n’était pas macho
Interviewée par le journal La Croix (15 janvier 2010) relativement à
son livre Histoire des chrétiennes l’autre
moitié de l’Évangile*, Élisabeth Dufourcq montre que seule la
manière du Christ résiste à l’épreuve de l’histoire. Elle explore
l’histoire des chrétiennes avec un regard neuf. De siècle en siècle, à
chaque fois que la hiérarchie masculine se laissa dominer par les
soucis du pouvoir, elle étouffa le génie et la voix des chrétiennes.
Selon l’historienne, en érigeant «
en
quasi-dogme ces formes de prédestination sexuée (…) l’Église se prive
de talents et de grâces et la conduit à un risque de sclérose ».
Cette interview donne l’envie d’entreprendre la lecture de ce bouquin
malgré ses 1260 pages.
*Dufourcq, É, Histoire des chrétiennes l’autre moitié de l’Évangile,
Bayard, 2008, 1260 p.
Edith Richard, 18 janvier 2010.
Non aux religieuses McDonald’s
Dans un article publié dans le U.S. Catholic,
la théologienne Sandra M.
Schneiders réfute les allégations du Vatican concernant les résistances
des communautés religieuses américaines à participer à l’enquête mise
sur pied par le Vatican à la demande de Benoit XVI.
- Non, les religieuses n’ont rien à
cacher ; par contre le Vatican
gardera secret le résultat de l’enquête. Les communautés religieuses
s’attendent à ce que le Vatican respecte leur vie privée et leur
autonomie.
- Non, les communautés religieuses ne
sont pas des succursales de
l’Église de Rome. Autonomes financièrement et juridiquement elles
jugent que cette enquête, telle qu’elle est formulée, est une intrusion
dans leur vie communautaire privée. De plus elles n’acceptent pas
d’être perçues comme des franchisées de restauration rapide (sic) qui
doivent rendre des comptes au siège social romain.
Un p’tit chausson avec ça ?...
U.S. Catholic. janvier 2010.
vol. 75. No 1, pp. 18-19
Edith Richard, 5 janvier 2010.
Elles écrivent
« Les femmes, je le sais, ne
doivent
pas écrire. J’écris pourtant ».
Marceline Desbordes-Valmore 1786-1859
D’autres femmes écrivent aussi et gagnent des prix
prestigieux. Elles
sont des nôtres.
Gabrielle Roy , Bonheur
d’occasion. Prix Fémina 1947.
Marie-Claire Blais , Une saison dans
la vie d’Emmanuel. Prix Médicis
1966.
Antonine Maillet , Pélagie - la -
charrette. Prix Goncourt 1979.
Anne Hébert , Les fous de Bassan,
Prix Fémina 1982.
Edith Richard, 5 janvier 2010.
Benoit XVI redéfinit le statut du
diaconat permanent
Un motu proprio intitulé Omnium in
menten publié le 15 décembre 2009
introduit une nette distinction entre la fonction du diacre par rapport
à celle du prêtre et de l’évêque. En effet jusqu’à maintenant, le Canon
1008 déterminait que, comme le prêtre et l’évêque, le diacre obtient
par
son ordination les trois fonctions du ministère ordonné : enseignement,
sanctification et gouvernement, qu’il reçoit in persona christi. Ce ne
sera plus le cas pour les diacres, cette triple fonction étant
désormais réservée aux prêtres et aux évêques. En cette année
sacerdotale, cette modification marque la spécificité du presbytérat
par rapport au diaconat.
Un des obstacles au diaconat pour les
femmes vient de tomber. Si un
jour la question de l’admission des femmes au diaconat devait être
réexaminée, le présent motu proprio risquerait de changer la donne.
L’argument qui demeure pour le ministère presbytéral i.e. agir in
persona Christi (Christ étant un homme, non une femme) ne
pourrait
plus désormais valoir pour le diaconat.
Edith Richard, 3 janvier 2010.
À Lourdes, les femmes s’invitent par
l’Afrique
La condition des femmes n’était pas à l’agenda des évêques de France
lors de leur dernière assemblée plénière à Lourdes.
Et pourtant !
Le thème des femmes dans l’Église s’est présenté à Lourdes par la voix
inattendue d’un évêque africain, Mgr Edmond Djitanghar (de Sarh au
Tchad).
Devant les évêques français médusés, cet évêque au parler franc s’est
lancé dans un vibrant éloge des femmes, de leur travail et de leur
dévouement. Tout comme au synode sur l’Afrique tenu à Rome, il a plaidé
pour que leur rôle dans l’Église africaine soit mieux reconnu, «
On leur
doit bien ça ! ». Durant les années de conflit armé « ce sont elles qui
ont maintenu une vie de foi dans les communautés, et cela au risque de
leur vie. C’est par elles que passe la Parole de Dieu » a-t-il
déclaré.
Edith Richard, 3 janvier 2010.
Troisième
Marche mondiale des femmes
Pour la troisième fois de son histoire la Marche mondiale des femmes
(MMF) appellera les femmes du monde entier à l’action et ce, à
l’échelle internationale. Entre le 8 mars et le 17 octobre 2010 la voix
des femmes retentira à travers le monde. L’action 2010 s’articulera
autour de quatre champs d’action :
1. Bien commun ;
2. Paix et
démilitarisation ;
3. Travail des femmes ;
4. Violence envers les
femmes.
Site : www.marchemondiale.org
info@marchemondiale.org
Edith Richard, 3 janvier 2010.
Site du Réseau Femmes et Ministères
- www.femmes-ministeres.org
Consulté
le